LANCEMENT DU SYSTEME GAINDE INTEGRAL : Un moyen de simplification et de facilitation des procédures

Vendredi 10 Février 2012

Dans l’objectif d’oeuvrer à la facilitation des procédures douanières, la douane sénégalaise a lancé, hier, le système Gaïndé intégral (Gestion
automatisée des informations douanières et des échanges). Il s’agit d’un ensemble d’innovations qui permettront d’aller plus en avant dans
la simplification et la facilitation des procédures. Selon le directeur de la facilitation du système, Ousmane Mbengue : «le Gaïndé intégral poursuit l’objectif de fédérer toutes les applications de la Douane pour réaliser une automatisation de l’ensemble de nos procédures, depuis le pré-dédouanement jusqu’à l’enlèvement des marchandises, sans oublier la gestion des régimes et des exonérations». Couplé à la dématérialisation, le Gaïndé intégral permet ajoute-t-il, de réaliser des procédures entièrement sans papiers. « En ce qui concerne les formalités d’enlèvement, la collecte des documents qui accompagnent la déclaration de même que la dématérialisation des documents sont désormais possible». Mieux, indique-t-il, «le transfert de ces documents est effectué par Orbus ce qui permet leur attachement à la déclaration et rend inutile le dépôt des documents physiques». Poursuivant, il renseigne que, «la gestion du risque, technique de sélection connue des
agents des douanes sera complètement intégrée au processus de dédouanement et permettra de libérer très rapidement les transactions sans risque, tout en concentrant les efforts et les ressources pour mieux lutter contre la fraude et les déperditions fiscales. Ainsi l’opérateur vertueux se verra récompenser par des délais toujours plus courts». M. Mbengue d’ajouter, «les retards liés au courrier devraient être de mauvais souvenirs d’une époque révolue». Prenant la parole, le directeur général de la douane, Mouhamadou Macktar Cissé a, d’emblée, rendu un hommage aux précurseurs pionniers comme aux continuateurs de l’informatique douanière. Parce que, selon lui, c’est un long processus dont les balbutiements ont démarré en 1967. Abordant l’importance du système Gaïndé intégral, il a fait savoir : «on ne peut pas concevoir la modernisation d’aucune organisation sans informatique». Mieux précise- t-il, «nous gérons des milliers de transactions de l’économie nationale. Et, la compétitivité, aujourd’hui, c’est le gain de temps. C’est ce que Gaïndé intégral nous nous permet d’avoir. Aux agents de la douane, je leur demande d’être au diapason du système au plus grand bonheur de l’économie. Car, si les douanes trébuchent, c’est l’économie qui tombe».
Aliou DIOUF ( Stagiaire)

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


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