LAMINE NDIAYE, COACH DU TP MAZEMBE (RD CONGO) : «Le sacre de la Zambie est la victoire du football local africain»
LIBREVILLE – S’il y a un entraîneur qui doit être fier du sacre de la Zambie, c’est bien Lamine Ndiaye. En effet, des 22 «Chipolopolos» qui trônent sur le toit de l’Afrique, cinq sont des sociétaires du Tout Puissant de la République démocratique du Congo (Rdc) dont il est le coach, depuis la saison dernière. Il s’agit de Francis Musonda, Rainford Kalaba, Hichani Himonde, Stoppila Sunzu et Nathan Sinkala. Ce qui lui permet de donner un avis sur la finale remportée par les «Chipolopolos» face aux favoris les «Eléphants» de Côte d’Ivoire. «Ce qu’il faut dire d’abord, c’est que le sacre de la Zambie est une victoire du football local africain. François Zahoui a commis une erreur de ne pas respecter cette équipe de la Zambie. Si la Zambie bat le Sénégal d’entrée de jeu et élimine le Ghana en demi-finale, c’est parce qu’elle est outillée pour réaliser ses ambitions», analyse l’ancien coach des «Lions», joint par téléphone depuis Lubumbashi. Pour avoir des joueurs du nouveau champion d’Afrique, Lamine Ndiaye a bien misé sur le tombeur de la Côte d’Ivoire. «Je ne suis pas surpris par cette victoire finale. Ce sont des joueurs pétris de talents et qui sont mentalement forts. Personne ne peut dire d’où est-ce qu’ils puisent leurs ressources physiques. Je suis bien placé pour parler des Zambiens que je côtoie. Nous jouons souvent des matches amicaux contre des clubs zambiens. Mais à chaque fois, on dirait que c’est une finale de Coupe d’Afrique qu’on dispute», souligne le technicien. A en croire Lamine Ndiaye, «les joueurs zambiens ont un bon niveau international». «La chance d’Hervé (Renard), c’est qu’il a disposé de joueurs qui ne sont pas des stars. Mais dans la réalité, ce sont des professionnels qui évoluent en Afrique du Sud et en Rdc. Ceux qui suivent le championnat sud-africain savent que son niveau est relevé. Donc rien ne peut les ébranler», précise-t-il. Sur la prestation de ses poulains, le coach du Tp Mazembe attribue des notes positives. «Mes joueurs se sont bien comportés, durant le tournoi. Pourtant, ils ne sont pas tous titulaires au Tp. Seuls Kalaba et Stoppila démarrent régulièrement nos matches. Et Sunzu utilisé comme latéral peut être déployé dans l’axe de la défense. Je savais qu’il allait marquer son penalty, comme Himonde s’il avait tiré. Par contre, Kalaba, qui a loupé, n’est pas un bon tireur de penalty. Il tire bien les coups- francs et les corners, mais pas les penalties», confie-t il en étant conscient qu’«avec le sacre de la Zambie, le Tp va perdre des joueurs en décembre prochain».
De nos envoyés spéciaux Youssouph BADJI & Amédine SY
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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