LA ZAMBIE SACREE CHAMPIONNE D’AFRIQUE HIER : Une victoire pour les victimes du crash de 93
LIBREVILLE - Les «Chipolopolos» avaient promis de tout faire pour remporter cette 28e édition de la coupe d’Afrique des nations pour rendre hommage aux victimes du crash aérien de 1993 au large de Libreville et ils l’ont fait. En effet, le 27 février 1993, un avion de type Dcb de l’armée de l’air Zambienne avait pris feu avant de s’écraser dans l’atlantique, peu après avoir décollé de la capitale Gabonaise, alors qu’il devait rallier Dakar où le «Mighty» d’alors venait disputer un match des éliminatoires de Can 1994. D’ailleurs, toute la formation Zambienne a péri dans ce crash. Car sur les 30 passagers, aucun n’a survécu. Mais seuls 24 corps avaient pu être repêchés et 12 seulement identifiés. Les poulains d’Hervé Renard qui tenaient à gagner la Can 2012 pour la première fois de l’histoire afin d’honorer la mémoire des victimes du crash aérien de 93 avaient annoncé la couleur dès le début de la compétition en le clamant haut et fort. Du reste, les «Chipolopolos» se sont rendus sur le lieu du drame dés leur arrivée à Libreville pour rendre un hommage aux victimes en déposant des gerbes de fleurs. Hier, ils ont remis ça en portant une pancarte. «En mémoire aux morts de 1993, nous avons joué chez eux». Chistopher Katongo et ses partenaires ont tenu parole en remportant le trophée à Libreville qui est devenu, par la force des choses, la demeure des victimes de ce crash aérien. Le président de la Fédération qui n’est personne d’autre que l’ancien capitaine de cette sélection, Kalusha Bwalya, estimant qu’il n’y a de meilleur moyen de rendre hommage aux victimes de 1993, que de remporter cette Can à Libreville.
Chistophe Katonga meilleur joueur de la Can
Le capitaine de la Zambie Chistopher Katongo a été élu meilleur joueur de la 28e édition de la Coupe d’Afrique des nations, à l’issue de la finale remportée par les «Chipolopolos», hier, face aux «Éléphants» de la Cote d’Ivoire, après la série de tirs aux buts (8–7). L’attaquant Zambien qui disputait sa quatrième Can fait partie aussi des 6 meilleurs buteurs de ce tournoi avec 3 réalisations.
REACTIONS
HERVE REANARD, ENTRAINEUR ZAMBIE
«Pour gagner une Can, il faut de la réussite»
«Ce n’est pas quelque chose qui paraissait réalisable avant la compétition. Au fil des jours de préparation et de compétition, on sent qu’on a envie. C’est la force qui nous animait durant le tournoi qui a fait la différence. Mais il y a la réussite aussi. Donc tout a tourné rond pour nous. On pouvait faire un tournoi avec la meilleure attaque et la meilleure défense, mais ne pas être le vainqueur. On a travaillé et on s’est fait confiance. Parce qu’en 2010,on a perdu aux penalties contre le Nigeria, c’était une mauvaise expérience. Mais là, on était beaucoup fort dans nos têtes».
FRANCOIS ZAHOUI, COACH COTE D’IVOIRE
«Il y a eu beaucoup d’émotions dans ce match»
«On n’est pas bien entré dans le match. Mais on a eu des tournants où on pouvait tuer le match. Mais on a manqué d’efficacité. Et puis, l’équipe de Zambie a commencé à y croire. C’est le football, on perd aux penalties. C’est une déception énorme, je félicite les joueurs zambiens. On est très déçu. Mais je m’attendais à un match très difficile. C’est une finale de coupe d’Afrique. Il y avait l’histoire qui fait que la Zambie voulait cette coupe. Nous aussi on la voulait. On a fait six matches difficiles. Nous autres, on a eu des situations difficiles en Côte d’Ivoire. Il y a eu beaucoup d’émotions dans ce match. Toutes les finales, c’est du 50-50. Cette génération est passée pas loin de la coupe en Egypte. Et cette fois-ci, c’est encore aux penalties qu’on perd. En face, on avait un adversaire valeureux. La coupe, on la sent et on l’avait à portée de main. On fera le bilan avec beaucoup de calme. J’en tire quelque part beaucoup de satisfaction».
De nos envoyés spéciaux à Bata Youssouph BADJI & Amédine SY
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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