C’est à un diagnostic sans complaisance du secteur de l’Energie que s’est livré, hier, le Premier ministre, au cours du Colloque scientifique initié par l’Amicale des diplômés de l’école polytechnique de Thiès (Adept). Sans ambages, Abdoul Mbaye a déclaré qu’«au Sénégal, notre situation énergétique est celle d’une crise». Parce que, d’abord, explique le chef du gouvernement, dans notre pays «la situation énergétique est
actuellement caractérisée par un bilan énergétique dominé par l’utilisation massive de la biomasse, avec pour conséquence une aggravation conséquente de la déforestation». Aussi, notre pays vit «une forte dépendance vis-à-vis des approvisionnements en hydrocarbures, constituant un lourd fardeau pour les finances publiques et entretenant des déséquilibres considérables de notre balance de paiements». De plus, la production reste «très peu diversifiée». Ce qui «expose le Sénégal aux aléas des prix du pétrole dont la tendance à la hausse semble inéluctable, en dépit d’un léger repli dernièrement», dit-il. Abdoul Mbaye a aussi souligné l’accès difficile à l’électricité, marqué surtout par «un déséquilibre considérable entre les villes et les campagnes». Car, au Sénégal, «le taux d’électrification national se situe aux alentours de 54% réparti entre 90,1% en milieu urbain et 23,8% en milieu rural». L’autre problème du secteur énergétique, d’après le Premier ministre Abdoul Mbaye, ce sont «les coûts de production très élevés qui imposent au gouvernement de verser à la Senelec une subvention». Subvention qui, explique-t-il, «devrait avoisiner les 120 milliards en 2012, compte non tenu du financement de certains investissements pris en charge par l’Etat». Une somme qui dépasse largement le budget de la Santé «et autant que le budget de l’Agriculture».
La Sar en difficulté parce que vieillissante, improductive et budgétivore
Sur le plan économique, «les prix de l’électricité et des produits pétroliers, malgré les subventions, restent peu compatibles avec une activité économique compétitive et difficilement accessible à une population à dominante rurale et pauvre», indique le Premier ministre.
Pour le sous-secteur des hydrocarbures, il dira qu’il repose sur une raffinerie en relative difficulté, parce que vieillissante, improductive et budgétivore en ressources publiques, alors même que son capital est majoritairement détenu par des privés», faisant allusion à la Société africaine de raffinage (Sar). Le Président de l’Amicale des diplômés de l’école polytechnique de Thiès (Adept), El hadj Mamadou Thiam de souligner à son tour que «certes il y a eu des plans et programmes qui ont été déployés. Mais, force est de constater que ces plans et programmes n’ont pas encore permis de résoudre le problème». Et c’est pourquoi, dit-il, leur amicale «a pensé qu’il était nécessaire de réunir décideurs, experts, chercheurs et ingénieurs qui ont des compétences dans ce domaine, pour faire le bilan de ces différents plans et partager avec le gouvernement la nouvelle vision qui a été mise en place».
actuellement caractérisée par un bilan énergétique dominé par l’utilisation massive de la biomasse, avec pour conséquence une aggravation conséquente de la déforestation». Aussi, notre pays vit «une forte dépendance vis-à-vis des approvisionnements en hydrocarbures, constituant un lourd fardeau pour les finances publiques et entretenant des déséquilibres considérables de notre balance de paiements». De plus, la production reste «très peu diversifiée». Ce qui «expose le Sénégal aux aléas des prix du pétrole dont la tendance à la hausse semble inéluctable, en dépit d’un léger repli dernièrement», dit-il. Abdoul Mbaye a aussi souligné l’accès difficile à l’électricité, marqué surtout par «un déséquilibre considérable entre les villes et les campagnes». Car, au Sénégal, «le taux d’électrification national se situe aux alentours de 54% réparti entre 90,1% en milieu urbain et 23,8% en milieu rural». L’autre problème du secteur énergétique, d’après le Premier ministre Abdoul Mbaye, ce sont «les coûts de production très élevés qui imposent au gouvernement de verser à la Senelec une subvention». Subvention qui, explique-t-il, «devrait avoisiner les 120 milliards en 2012, compte non tenu du financement de certains investissements pris en charge par l’Etat». Une somme qui dépasse largement le budget de la Santé «et autant que le budget de l’Agriculture».
La Sar en difficulté parce que vieillissante, improductive et budgétivore
Sur le plan économique, «les prix de l’électricité et des produits pétroliers, malgré les subventions, restent peu compatibles avec une activité économique compétitive et difficilement accessible à une population à dominante rurale et pauvre», indique le Premier ministre.
Pour le sous-secteur des hydrocarbures, il dira qu’il repose sur une raffinerie en relative difficulté, parce que vieillissante, improductive et budgétivore en ressources publiques, alors même que son capital est majoritairement détenu par des privés», faisant allusion à la Société africaine de raffinage (Sar). Le Président de l’Amicale des diplômés de l’école polytechnique de Thiès (Adept), El hadj Mamadou Thiam de souligner à son tour que «certes il y a eu des plans et programmes qui ont été déployés. Mais, force est de constater que ces plans et programmes n’ont pas encore permis de résoudre le problème». Et c’est pourquoi, dit-il, leur amicale «a pensé qu’il était nécessaire de réunir décideurs, experts, chercheurs et ingénieurs qui ont des compétences dans ce domaine, pour faire le bilan de ces différents plans et partager avec le gouvernement la nouvelle vision qui a été mise en place».
POLITIQUE ENERGETIQUE POUR LA PERIODE 2013-2017 : Une nouvelle orientation bientôt disponible
Le Chef du gouvernement, après avoir diagnostiqué les nombreux problèmes du secteur de l’énergie, a annoncé que le gouvernement finalise sa politique énergétique. «La nouvelle approche qui procède de l’analyse du contexte national et international et de la vision sectorielle sera détaillée dans la lettre de politique de développement du secteur de l’énergie 2013-2017 à laquelle le gouvernement est en train de mettre la dernière main», a annoncé Abdoul Mbaye, hier, à l’ouverture du Colloque scientifique initié par l’Amicale des diplômés de l’école polytechnique de Thiès (Adept).
Un taux d’électrification de 70% en 2017
Une nouvelle politique qui aura pour objectifs, selon lui, d’assurer l’approvisionnement en quantité, dans les meilleures conditions de qualité de durabilité et de coûts, la diversification, une promotion des énergies renouvelables, l’élargissement de l’accès, etc. Et en sus de ces objectifs stratégiques, «le gouvernement veut atteindre, dès 2017, un taux d’électrification national de 70%, soit 95% en secteur urbain et 50% en milieu rural». Il cherche aussi «d’atteindre un taux de pénétration des énergies renouvelables commerciales hors biomasse d’au moins 15% d’ici 2025». Le premier ministre a aussi assuré que «le gouvernement veillera à atteindre les objectifs de stocks de sécurité fixés à 50 jours de consommation».
«L’espoir d’un Sénégal producteur de pétrole ne doit pas se perdre à jamais»
Côté recherche pétrolière, l’Etat va «favoriser l’intensification de la promotion du bassin sédimentaire sénégalais notamment dans l’offshore profond». Car Abdoul Mbaye estime que «l’espoir d’un Sénégal producteur de pétrole ne doit pas se perdre à jamais». Quant à la distribution des produits pétroliers, le gouvernement va y mettre de l’ordre. Pour «renforcer les conditions de concurrence», il va «procéder au réexamen des critères d’attribution des licences». Aussi, le Chef du gouvernement annonce la création d’un «laboratoire de contrôle des produits pétroliers, passage obligé de tous les produits importés ou fabriqués, avant leur mise en consommation au Sénégal», pour protéger les consommateurs.
Un taux d’électrification de 70% en 2017
Une nouvelle politique qui aura pour objectifs, selon lui, d’assurer l’approvisionnement en quantité, dans les meilleures conditions de qualité de durabilité et de coûts, la diversification, une promotion des énergies renouvelables, l’élargissement de l’accès, etc. Et en sus de ces objectifs stratégiques, «le gouvernement veut atteindre, dès 2017, un taux d’électrification national de 70%, soit 95% en secteur urbain et 50% en milieu rural». Il cherche aussi «d’atteindre un taux de pénétration des énergies renouvelables commerciales hors biomasse d’au moins 15% d’ici 2025». Le premier ministre a aussi assuré que «le gouvernement veillera à atteindre les objectifs de stocks de sécurité fixés à 50 jours de consommation».
«L’espoir d’un Sénégal producteur de pétrole ne doit pas se perdre à jamais»
Côté recherche pétrolière, l’Etat va «favoriser l’intensification de la promotion du bassin sédimentaire sénégalais notamment dans l’offshore profond». Car Abdoul Mbaye estime que «l’espoir d’un Sénégal producteur de pétrole ne doit pas se perdre à jamais». Quant à la distribution des produits pétroliers, le gouvernement va y mettre de l’ordre. Pour «renforcer les conditions de concurrence», il va «procéder au réexamen des critères d’attribution des licences». Aussi, le Chef du gouvernement annonce la création d’un «laboratoire de contrôle des produits pétroliers, passage obligé de tous les produits importés ou fabriqués, avant leur mise en consommation au Sénégal», pour protéger les consommateurs.

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