Mercredi 19 Juin 2013
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LA LSDH EN CONCLAVE A THIES : Le respect des droits humains, lors de la garde-à-vue au centre des débats

Lundi 30 Juillet 2012

THIES - La torture et les autres formes d’abus dans les lieux de détention ont été, samedi dernier, au centre des débats de la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (Lsdh). C’était lors d’un conclave qui a réuni à Thiès tous les acteurs évoluant dans la chaîne judiciaire : magistrats du parquet, juges d’instruction, magistrats du siège, gendarmes, policiers, gardes pénitentiaires… Une occasion pour échanger et se pencher sur la problématique de la violation des droits humains au Sénégal, mais aussi veiller au respect de la vie et de la dignité humaine dans les lieux de détention. La question de la torture et autres abus dans les lieux de détention reste en effet la principale préoccupation des membres de la Lsdh. Depuis 4 à 5 ans, tous les rapports des organisations de défense des droits de l’homme ont tourné autour de la question de la torture. Une pratique devenue récurrente au Sénégal, selon Me Assane Dioma Ndiaye qui a rappelé que de nombreuses complaintes de tortures et atteintes à la dignité humaine sont souvent signalées, lors de la période de vulnérabilité de l’homme. «C'est-à-dire, précise-t-il, quand la personne est arrêtée et fait face seule aux enquêteurs pendant le délai de la garde-à-vue. Une période pendant laquelle elle n’a pas droit à l’assistance d’un avocat». Conscients de la sensibilité de ce phénomène, Me Assane Dioma Ndiaye et ses partenaires n’entendent pas lésiner sur les moyens pour réussir leur combat. D’après lui, il est temps que l’on mette en place des dispositions pour faire en sorte que la personne tombant sous le coup de la loi puisse bénéficier d’assistance judicaire, dès les premières heures de la garde-à-vue. «Les avocats sont toujours saisis pour
des cas de tortures qui peuvent êtres physiques ou verbaux. Ce qui est contraire au respect de la dignité humaine», dit Me Ndiaye. Me Sonko, avocat à la Cour, a non seulement abondé dans le même sens, mais a aussi déploré le fait que les détenus ne sont pas traités au même pied. D’après lui, certains détenus bénéficient de privilèges pendant que d’autres sont torturés comme s’il y avait deux Sénégalais devant la loi. «Le chef religieux, le président, le directeur de société, entre autres, peuvent être plus délinquants que le supposé délinquant», souligne-t-il en plaidant pour le respect des droits humains et le traitement égal des détenus. Il a, en outre, relevé que 90% des procès-verbaux transférés au procureur sont contestés. Le séminaire a retenu dans ses recommandations que des dispositions soient prises pour qu’un terme soit mis aux actes de tortures dans les lieux de détention. Aussi, que les inculpés puissent bénéficier de l’assistance de leurs avocats dès la première heure de la garde-à-vue. Il a ainsi été demandé que soit revue la loi sur les ordres de poursuite qui mettent à l’abri les officiers de police accusés d’actes de tortures sur des prévenus, pendant la période de garde-à-vue.
Marième COLY (Correspondante)

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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