LA COMMUNAUTE ARTISTIQUE EN DEUIL : Mame Sèye Diop, l’icône du théâtre saint-louisien, tire sa révérence à 64 ans

Jeudi 9 Août 2012

LA COMMUNAUTE ARTISTIQUE EN DEUIL : Mame Sèye Diop, l’icône du théâtre saint-louisien, tire sa révérence à 64 ans
SAINT-LOUIS - La faucheuse a encore frappé, hier, dans le milieu artistique avec le décès de la grande comédienne Mame Sèye Diop à l’âge de 64 ans. L’annonce de la triste nouvelle du décès de la grande comédienne de Saint-Louis, Mame Sèye Diop, a plongé toute la ville dans une grande affliction. Cette icône du théâtre qui, malgré le poids du diabète qu’elle endossait depuis près de 20 ans, était une femme au grand coeur. Elle était conseillère municipale, présidente de la commission culture, mais en même temps une militante de la bonne cause qui oeuvrait dans le social. Pour ses collègues et compagnons, c’est une grande perte pour la ville de Saint Louis. Mame Sèye était « une femme de courage, de vérité, de conviction, de croyance religieuse. C’est par sa diction, sa conviction du verbe que je l’avais détecté très tôt pour l’amener à la radio afin d’en faire une animatrice de l’émission culturelle et l’obliger plus tard à intégrer la troupe théâtrale où nous formions un trio terrible avec Marie Madeleine Diallo » soutien Alioune Badara Diagne « Golbert » avec une voix tremblante. Il ajoute « il faut rendre hommage
à cette grande dame », cette dame avec qui il a fait les beaux jours de la troupe « Bara Yeggo ». Dans le même sillage, Marie Madeleine Diallo revient sur le parcours de Mame Sèye Diop. «Nous venons de perdre l’un des meilleurs comédiens du Sénégal. Mame Sèye Diop a fait
l’école des beaux arts de Dakar. Elle nous apprenait beaucoup. Elle était d’un grand apport pour tout le monde, parce qu’elle était très cultivée et avait le sens du partage. C’était une personne exemplaire de par son intégrité, son franc-parler. On avait cheminé ensemble depuis que l’on avait 15ans. On ne s’est pas connu par le théâtre ni par la Rts. Une longue histoire nous lie, elle et moi. On faisait du théâtre ensemble dans la troupe la ‘Saint-Louisienne’, actuelle ‘Linguère’ » témoigne-t-elle. Marie Madeleine retient beaucoup de choses de leur compagnonnage, telle que sa sincérité. « Elle ne faisait pas de demi-mesure. C’est une grosse perte. Son humilité faisait qu’elle était effacée, toujours prompte à aider ses proches et à répondre à toutes sollicitations » renforce t-elle. Revenant sur la personne, Ndella Pène de la troupe «Bara Yeggo» conforte «on a perdu un monument. Elle était une femme pleine de vertus. Elle était véridique et ne manquait jamais de dire ce qu’elle pense. C’est tout le Sénégal qui est en deuil. Elle était, dans la vie réelle, très sociale, tout comme elle l’était dans ses pièces théâtrales. Elle «était en paix avec tout
le monde ». Elle signale que la pièce théâtrale « Bara Yeggo » l’a plus marquée de toutes les pièces qu’elle a eu à partager avec la défunte.
Mame Sèye Diop n’était pas seulement connue pour le théâtre, mais aussi pour sa dévotion en tant que talibée mouride. Elle a eu à faire beaucoup d’actes allant dans le sens de l’organisation des deux « Rakaas » de Saint Louis dont elle avait en charge la communication. D’ailleurs, Madické Wade, personne morale du «Kurel» explique : «quand j’ai commencé à lutter pour le mouridisme à Saint Louis, elle a été ma première compagne. Elle m’a suivie partout et elle exécutait toutes les décisions que je lui donnais. Elle a toujours été à la pointe du combat. Elle fut la première à distribuer des repas à partir de l’école Ameth Fall.Elle a été la première à distribuer des tracts pour appeler les mourides à la création du ‘Kurel’ des deux Rakaas ». Pour lui, c’est une grande perte pour la ville, c’est une grande perte pour le mouridisme, mais aussi une grande perte pour la radio, car elle était un pilier de la radio à Saint Louis. Mame Sèye a eu en fait à animer plusieurs émissions axées sur le vécu des populations de la ville. A la mairie de la commune, ces collègues la perçoivent comme une personne engagée, dynamique dans le social. Elle était récemment au Maroc, dans le cadre d’un jumelage pour des projets de coopérations culturelles. L’icône, qui a tiré sa révérence à 64 ans, a été inhumée hier à 17h au cimetière Marmiyal de Saint Louis où elle repose.

DECES DE MAME SEYE DIOP DE «BARA YEGGO» : Le théâtre sénégalais perd une icône, au talent exemplaire

La mort a encore frappé. En effet, cinq jours après le décès de Thierno Ndiaye Doss, une autre icône du théâtre sénégalais vient de disparaître. Il
s’agit de Mame Sèye Diop de la troupe « Bara Yeggo » de Saint-Louis qui nous a quitté hier à son domicile sis à la cité Mame Coumba Bang, des suites d’une maladie. Mame Sèye Diop aux talents confirmés et salués fausse ainsi compagnie à Alioune Badara Diagne «Golbert» et Marie Madeleine Diallo avec qui elle a partagé la scène, depuis presque toujours, elle casse l’éternel trio. Ayant débuté tôt sa carrière, la comédienne a débuté jeune, dans la troupe théâtrale- La Linguère de Saint-Louis- avant d’entrer à la troupe de la station régionale de la Rts (La Voix du nord). Son calme, sa générosité, sa prestance, sa voix posée, son verbe mesuré, ses leçons de morale surtout pour la femme, ont eu à marquer les esprits durant sa riche carrière, vont manquer au public sénégalais. Elle a aussi eu à partager avec le défunt Ndiaye Doss, le tournage du téléfilm «Pir’Art» du jeune réalisateur Ibrahima Mbaye «Sopé». Mame Sèye Diop avait fini par atteindre le summum de son art à force de travail et de persévérance, le tout dans une grande discrétion. A coup sûr, c’est une grosse perte pour le théâtre national et un coup dur pour « Bara Yeggo ». Par ailleurs, Mame Sèye Diop s’est beaucoup battue pour une meilleure promotion du statut de la femme. Elle sillonnait, sans relâche, les contrées les plus reculées du pays pour montrer que la femme autant que l’homme a sa place à jouer dans le processus de développement de son pays. Un engagement citoyen qui lui vaudra son élection comme conseillère municipale à la mairie de Saint Louis ou elle était également, présidente de la Commission culture.
Néné J. Ndiaye (Correspondante)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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