THIES - Après les «ibadourahmanes» et une partie de la communauté musulmane qui ont célébré samedi et dimanche dernier (ndr : hier) la Korité, c’était autour d’une autre partie de la communauté musulmane de Thiès. A cette occasion, l’imam de la mosquée de Moussanté, Tafsir Babacar Ndiour, qui a dirigé la prière, a appelé les fidèles à s’unir, mais surtout la jeunesse à la sérénité et au changement des comportements. Aussi, a-t-il fustigé les nouvelles danses obscènes auxquelles s’adonnent les jeunes. Dans son sermon, l’imam a notamment demandé aux fidèles de se conformer à l’esprit de l’islam et à s’accorder avec Dieu, en se conformant le plus parfaitement possible à sa volonté et à ses recommandations. De même, face au manque d’unité et d’entente dans la communauté musulmane, l’imam Ndiour a invité les fidèles à la tolérance, à l’unité des coeurs et aux changements d’attitudes. L’imam de Moussanté a ainsi exhorté tous les musulmans à cultiver les vertus de l’amour du prochain et à vivre en parfaite harmonie avec Dieu, comme unique référentiel. Il est aussi largement revenu sur le fait que la vertu et la piété ne font plus partie des préoccupations de l’homme. «Car, souligne-t-il, la médisance sape la vertu et s’attaque aux excellentes qualités des hommes en un rien de temps. Elle dévore les racines de la vertu dans les coeurs des gens qui médisent». Par ailleurs, dans son sermon, l’imam de Moussanté est revenu sur la claire conscience que le leader doit avoir de ses responsabilités. Ainsi, il appelle les leaders politiques à plus de vigilance sur la gestion de la société. «Un musulman qui ne respecte pas ce que Dieu et sa religion lui recommandent doit alors s’interroger sur lui-même, qui qu’il puisse être et quel que soit le niveau des responsabilités qui lui sont confiées», a dit l’imam Ndiour.
Quant à la loi sur la parité, imam Ndiour a demandé l’égalité des chances tout en veillant à ce que l’homme qu’il faut soit à la place qu’il faut. Car, en démocratie la représentativité doit certainement être fonction de l’engagement, de la popularité, de la compétence, de la confiance et du mérite, sans tenir compte du genre, selon lui. Il faut noter que, parmi les personnalités présentes à la prière, il y avait le maire de Thiès, Idrissa Seck, à la tête d’une forte délégation composée de son adjoint Yankhoba Diatara et beaucoup d’autres autorités de la région. Le maire de Thiès qui a salué l’imam a loué le sens de son discours qui porte sur le rassemblement et l’unité des croyants. Interpellé sur le rôle qu’il joue dans la coalition «Benno Bokk Yakaar», Idrissa Seck dira qu’il s’agit d’une posture de gardien du temple. Il ajoute qu’il veillera à ce que les priorités nationales demeurent et que la prise en charge des préoccupations des populations passent avant tout.
Quant à la loi sur la parité, imam Ndiour a demandé l’égalité des chances tout en veillant à ce que l’homme qu’il faut soit à la place qu’il faut. Car, en démocratie la représentativité doit certainement être fonction de l’engagement, de la popularité, de la compétence, de la confiance et du mérite, sans tenir compte du genre, selon lui. Il faut noter que, parmi les personnalités présentes à la prière, il y avait le maire de Thiès, Idrissa Seck, à la tête d’une forte délégation composée de son adjoint Yankhoba Diatara et beaucoup d’autres autorités de la région. Le maire de Thiès qui a salué l’imam a loué le sens de son discours qui porte sur le rassemblement et l’unité des croyants. Interpellé sur le rôle qu’il joue dans la coalition «Benno Bokk Yakaar», Idrissa Seck dira qu’il s’agit d’une posture de gardien du temple. Il ajoute qu’il veillera à ce que les priorités nationales demeurent et que la prise en charge des préoccupations des populations passent avant tout.

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