Le sociologue politique Ibou Sané, qui a décortiqué la déclaration de politique générale du Premier ministre Abdoul Mbaye, estime que, dans l’ensemble, «les axes ont été bien identifiés». «Il reste maintenant d’avoir les moyens de sa politique», souligne le Pr Sané. «J'ai écouté avec beaucoup de plaisir le contenu et les propositions du Premier ministre Abdoul Mbaye. En effet, on attend d'un gouvernement qu'il domine les problèmes, après les avoir bien identifiés, qu'il esquisse des solutions et se projette vers l'avenir. Après avoir fait un diagnostic rapide de la situation entre 2000 et 2012, le Premier ministre a passé en revue les différents secteurs qui posent problèmes au Sénégal, à savoir les inondations, les ordures, le logement, l'éducation, la sécurité alimentaire, le coût de la vie, la justice, etc. Ce sont des défis multiples auxquels le gouvernement doit faire face. Dès lors, des mesures urgentes doivent être mises en oeuvre, tant en ce qui concerne les inondations, avec un plan de lutte structurel, que le coût de la vie, le monde rural, l’accès aux services sociaux de base, l'environnement des affaires, le renforcement de la démocratie et de la sécurité. L'objectif du gouvernement est de mettre fin aux injustices sociales et de bâtir un modèle de gouvernance autour de la paix et de la sécurité. De ce fait, des priorités s'imposent. Le Premier ministre met le focus sur les jeunes, les femmes, le monde rural. Il se donne comme mission la protection des Sénégalais, la transparence, l'efficience. Cette situation devrait, à long terme, produire un Etat proche du citoyen, mais aussi un Etat stratège. Il faut, lui semble t-il, réinventer un Etat sobre, avec une gouvernance de proximité. Le Premier ministre cherche à prendre en compte la demande sociale, mais insiste sur un développement plus équilibré des terroirs. C'est donc un programme de développement plus ambitieux tourné autour de l'agriculture. J'ai donc trouvé que le Premier ministre fait une symbiose entre le programme ‘Yoonu yokkute’ et celui des Assises nationales. Il reconnaît que le peuple est souverain et que l'Etat doit être au service du peuple.
Enfin, il faut un socle institutionnel solide, mais surtout améliorer le vécu quotidien des Sénégalais. Le discours du Premier ministre est certes ambitieux, cohérent, bien huilé, bien écrit et qui repose sur les fondamentaux de l'économie. On voit bien la vision du chef de l'Etat, mais il aurait été intéressant de voir la mission avec un tableau de bord, un échéancier, un chronogramme pour les activités déclinées par le Premier ministre.
Celui-ci est un Premier ministre d'actions, et il sait qu'il doit agir au plus vite, parce que tout est priorité et tout est urgence pour le Sénégalais moyen, mais surtout les laissés-pour-compte de la crise sociale et économique. Il faut, donc, prendre le taureau par les cornes, au risque de se faire éjecter de sa station. Mais, dans l'ensemble, les axes ont été bien identifiés, il reste maintenant d’avoir les moyens de sa politique. Wait and see !».
Enfin, il faut un socle institutionnel solide, mais surtout améliorer le vécu quotidien des Sénégalais. Le discours du Premier ministre est certes ambitieux, cohérent, bien huilé, bien écrit et qui repose sur les fondamentaux de l'économie. On voit bien la vision du chef de l'Etat, mais il aurait été intéressant de voir la mission avec un tableau de bord, un échéancier, un chronogramme pour les activités déclinées par le Premier ministre.
Celui-ci est un Premier ministre d'actions, et il sait qu'il doit agir au plus vite, parce que tout est priorité et tout est urgence pour le Sénégalais moyen, mais surtout les laissés-pour-compte de la crise sociale et économique. Il faut, donc, prendre le taureau par les cornes, au risque de se faire éjecter de sa station. Mais, dans l'ensemble, les axes ont été bien identifiés, il reste maintenant d’avoir les moyens de sa politique. Wait and see !».

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