Entré par la grande porte de l’histoire sénégalaise avec tous les honneurs le 19 mars 2000, le vieux politicien Abdoulaye Wade a enregistré une défaite humiliante, au soir du 25 mars 2012, pour excès de promesses non tenues, des promesses utopiques surtout. Ainsi, en dehors des 12 années dominées largement par des avals non tenus, Me Wade s’est arrogé une pluie intense d’engagements non-honorés. A titre illustratif de ces promesses utopiques, on peut retenir le chemin de fer Dakar-Ziguinchor, le chemin de fer à grands écartements Dakar-Bamako, les trains automatisés, les bateaux taxis Bargny-Rufisque- Dakar, la résolution de la crise Casamançaise en 100 jours. De plus, lors de son séjour à Ziguinchor en pleine campagne électorale, il a promis une fois réélu de rapatrier les restes et les vestiges de la reine Aline Sitoë Diatta (si vraiment il en reste quelque chose ?). Bref, la liste des promesses est loin d’être exhaustive. Pensant gouverner un pays sur la base de promesses et de distribution de billets de banque, l’opposant à Senghor et Diouf, a tout simplement cherché à brouiller toutes les pistes qui mènent au Palais en discréditant toute la classe politique, surtout au sein de son camp. Conséquence, il a fini par se perdre lui-même dans ses propres calculs en mélangeant (sciemment et inconsciemment ?) les aveux d’échec et d’impuissance qui ont fini par lui être fatals. Multipliant promesses irréalistes et représailles, le candidat-président, en quête d’un mi-mandat pour achever «ses chantiers», a fini, faute d’arguments, par verser dans le paradoxe des menaces contre les localités qui voteraient contre lui. Mais, comme l’avait si bien expliqué le documentariste français Thierry Michel, dans son film retraçant le parcours de Mobutu : «On peut tromper une partie du peuple tout le temps. On peut tromper un certain temps tout le peuple. Mais on ne peut jamais tromper tout le peuple tout le temps». Leçon que le nouveau président doit méditer pour éviter de subir le même sort que Wade... dans 5 ans.
SALUT PUBLIC
Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…
« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Fethullah Gülen
«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !
Par Pape Samba Kane

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