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Mercredi 22 Février 2012
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L’HISTORIEN MAMADOU DIOUF RECADRE L’ECRIVAIN AMADOU HAMPATHE BA : «La plus grosse bêtise qui est jamais sortie en Afrique, c’est de dire qu’en Afrique quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle»Mardi 17 Janvier 2012
Le professeur et historien Mamadou Diouf a surpris son monde, en début de semaine dernière, lors d’un atelier régional de partage des résultats d’une recherche sur un projet relatif à la participation politique des jeunes femmes d’Afrique de l’ouest Francophone, initié par Afrique Créative, en s’en prenant à Amadou Hampathé Ba. Le professeur Mamadou Diouf d’histoire à l’Université de Colombia, a, en effet, souligné que la question fondamentale en l’Afrique n’est pas liée de manière exclusive aux conditions dans lesquelles les relations de genre sont organisées, car ce sont des questions culturelles. «C’est pourquoi, la plus grosse bêtise qui est jamais sortie en Afrique, c’est de dire qu’en Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. Parce que tout simplement, on ne peut pas compter sur le pouvoir gérontocratique pour penser le future», a-t-il soutenu, en référence à la célèbre phrase du défunt l’écrivain et conteur Malien, Amadou Hampathé Ba. Et M. Diouf de soutenir que «si on ne change pas les mentalités en Afrique, on n’avancera pas. Si on ne règle pas nos rapports avec la tradition, on n’avancera pas. On peut faire tout ce qu’on veut, ça ne changera pas». «Pourquoi quelqu’un qui va mourir va penser à l’avenir», s’interroge-t-il, en outre, avant de soutenir que «ça se passe dans nos têtes. L’Afrique, c’est simple, c’est un continent où 75% de la population ont moins de 25 ans. Pourquoi voulez-vous penser pour ces gens, quand vous ne savez même pas comment ils pensent. Donc ça veut dire qu’au-delà de 80 ans, ce ne sont même pas 10% de la population. Quel avenir vont-ils penser ?». Et Mamadou Diouf d’aller plus loin en notant que dans toute l’histoire de l’humanité, que ça soit au plan intellectuel, moral, religieux culturel, «ce sont les jeunes qui ont toujours porté les nouvelles sciences. Ce sont eux qui ont toujours les nouvelles religions. Tous les prophètes des religions révélées étaient des jeunes. Ce sont ces derniers qui portent l’avenir, qui sont capables de se projeter dans le passé en construisant l’avenir». A l’en croire, tant que la grande révolution mentale des hommes et des femmes n’aura pas lieu, rien ne changera. Car il indique que quelques fois, la femme patriarcale est beaucoup plus forte que les hommes, contrairement à ce qu’on croit. Selon Mamadou Diouf, c’est cela qui peut chambouler l’état de la société.
Adama Aïdara KANTE (Stagiaire)
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TEUSS
Exactions
Les procureurs de la Cpi ont du pain sur la planche. Le Sénégal recèle actuellement de matière à enquête. Les répressions sanglantes des manifestations de ces derniers jours ont atteint un point tellement critique avec les morts qui se multiplient, qu’il devient urgent de braquer un faisceau de lumière judiciaire sur les contours dans lesquels ces drames sont survenus, dévoiler les auteurs de ces exactions, leurs commanditaires. Parce que ce qui se passe dépasse la seule répression de manifestations. Ça en devient de la torture pure et simple et les images de télé sont là pour souvent le prouver. Juste un oeil sur ce qui s’est passé à Cambérène avec des interpellés assaillis par des gendarmes qui leur donnent de violents coups de matraque. De la violence aveugle, comme quand la police tire à bout portant ses lacrymogènes sur des candidats, blesse d’autres manifestants. Il y a une question à laquelle il faudra répondre en attendant que l’heure des comptes arrive, certainement aussi pour les auteurs de ces violences et leurs commanditaires : qu’est ce qui fait que nos forces de l’ordre sont si violentes. Ontelles été (re)dressées pour tuer ?
Samba ALAAR
EDITORIAL
Wade ira-t-il même au 2ème tour ?
Il faut que la presse et tous les Sénégalais en général se libèrent d’un enfermement psychologique ourdi par les officines privées de propagande françaises, payées à prix d’or par Karim Wade, et qui veulent ancrer dans nos têtes que le président Wade gagnera la prochaine élection au premier tour. Pour justement nous enfermer dans une autre croyance, celle qui voudrait que le candidat sortant soit attendu, comme naturellement, au deuxième tour. C’est un tour de passe-passe à double détente. Parce qu’amener Wade au deuxième tour pourrait apparaître comme une victoire à ceux qui craignaient le pire, annoncé et déjà inconsciemment intégré comme une possibilité. Or, des organismes gouvernementaux occidentaux, qui font ce type de travail pour leurs gouvernements et non pour des profits surévalués, sont formels : il est une probabilité plus que forte que même cette étape du deuxième tour ne soit pas atteinte par le candidat des Fal.
Par Pape Samba KANE
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