KHOURAICHI THIAM OUVRE LE FEU SUR LES EX-FILS SPIRITUELS DU CHEF DE L'ÉTAT : «Macky, Idy et Gadio ont été les thuriféraires de Wade, aujourd'hui, ils veulent jeter l'opprobre sur lui

Samedi 4 Février 2012

Tension politique au Sénégal
La situation actuelle ne présente pas pour nous des inquiétudes. La candidature du chef de l'État est, aujourd'hui, derrière nous. C'est un débat dépassé. Ce sont les opposants qui veulent brûler le pays, sous prétexte que le Conseil constitutionnel a validé la candidature du Président Wade. Le verdict est tombé, tout le monde doit se conformer à ce verdict. D'autant plus qu'à l'époque, la plus grande majorité des opposants avait dit qu'elle allait se conformer au verdict du Conseil constitutionnel. Le véritable verdict, c'est le peuple qui va le donner. S'ils sont conscients de leurs forces, on ne peut pas comprendre qu'ils soient aussi craintifs de cette candidature. Le Sénégal n'est ni la Libye, ni la Tunisie, ni la Côte-d'Ivoire. Nous voulons la paix. Les chefs religieux ont fait des appels pour que l'élection se déroule dans un climat apaisé. Nous approuvons ces appels. Ce sont de grands patriotes. Sans paix, il ne peut pas y avoir de prospérité, ni de développement. On accuse Cheikh Tidiane Diakhaté d'être un partisan du Président Wade. Mais, le passé est là. Abdoulaye Wade a toujours eu des démêlés avec lui. Menons une campagne civilisée. Nous avons un pays qui a une longue tradition démocratique.

Sorties du M23 réclamant le départ de Me Wade
Mais, ils peuvent demander ce qu'ils veulent. Pour autant, le Président Wade ne partira pas. Sa candidature a été validée et il ira en campagne. S'ils se sentent forts, ils n'ont qu'à aller en campagne comme nous. On se retrouvera le 26 février devant les urnes. S'ils savaient qu'ils allaient gagner, ils n'allaient pas demander le départ d'Abdoulaye Wade. Demander le départ du Président Wade, alors qu'ils se disent majoritaires, mais, il y a là une grande contradiction. De grâce, le Sénégal a une vieille tradition électorale. Donc, il faut respecter cette tradition. Les élections se dérouleront de manière transparente et le meilleur va gagner. Et je suis persuadé que mon candidat est le meilleur.

Ingérence de la France et des États-Unis
J'abonde dans le même sens que Mes Ousmane Ngom et Madické Niang. Le Sénégal est un État indépendant, qui a une vieille tradition démocratique. Ce sont les gouvernements qui ont toujours organisé des élections. Qu'on laisse le gouvernement sénégalais organiser les élections, pour permettre au peuple de décider, le 26 février prochain, de manière souveraine. J'appelle les uns et les autres au calme et à la sérénité. Nous sommes des Sénégalais. Nous ne pouvons pas aller ailleurs. Je m'incline devant la mémoire de ceux qui ont été victimes de la violence de l'opposition. S'agissant de Macky, Idy et Gadio, ils veulent se présenter contre Abdoulaye Wade, alors qu'ils sont comptables de la gestion de ce dernier devant le peuple sénégalais. Je me demande comment ils vont s'expliquer devant le peuple sénégalais. Ils ont été les thuriféraires d'Abdoulaye Wade, des années durant, et aujourd'hui, ils veulent jeter l'opprobre sur lui. Vous pensez que le peuple va l'accepter aussi facilement ? Les Sénégalais ne sont pas amnésiques.
Propos recueillis par Barka Isma BA

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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