Mercredi 19 Juin 2013
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KHALIFA DRAME, COORDINATEUR DU FESTIVAL KOOM-KOOM AUX AUTORITES : «On ne gère pas la culture comme un meeting politique»

Mardi 27 Décembre 2011

ZIGUINCHOR - Les rideaux sont tombés, dimanche dernier, sur l’édition 2011 du festival Koom-koom sur la Calebasse, à Ziguinchor. Un festival initié par le Gie Goor- goorlou qui avait ouvert ses portes le 22 décembre dernier. Toutefois, les organisateurs ont tenu à dénoncer le manque de soutien des autorités et des collectivités locales de la région sud, notamment le Conseil régional et la Mairie de Ziguinchor à la culture. «On ne gère pas la culture comme un meeting politique. Cela nécessite une préparation très longue pour produire des résultats positifs. Pensez-vous qu’il soit logique que ce soit l’Union européenne qui finance la culture africaine ? Les collectivités locales doivent savoir que nous ne sommes pas en train de jouer. Nous sommes en train de les soutenir pour que la politique de développement, qu’ils veulent conduire au niveau des collectivités locales, soit une réalité», clame Khalifa Dramé, Coordinateur du festival Koom-Koom.
Pour cet acteur artistique et touristique, les budgets votés dans les collectivités locales doivent aller à destination. «C’est pour cela nous disons que de ce côté-là, nous ne sommes pas satisfaits. Le budget qui est voté dans les collectivités, ce n’est pas le budget pour la présence tout simplement. Il y a un budget pour soutenir l’action et l’activité. Donc, il faudrait que les collectivités sortent ces budgets pour que l’action culturelle soit une réalité», dit M. Dramé qui a fait face à la presse dimanche dernier, pour faire le bilan de l’événement qui mettait en avant la promotion de la Calebasse. Selon lui, il est très satisfaisant.
Malgré son appartenance à la tutelle, le directeur de la 4e édition du festival Koom-Koom ne porte pas de gangs pour asséner ses quatre vérités. «Je suis un peu désolé, je suis même un peu triste. Je suis un institutionnel et il paraît que généralement, on a des devoirs de réserves. Mais moi, j’aime bien aussi mon devoir de vérité. Ce que moi j’attends de l’Etat, c’est la mise en cohérence, c’est créer un cadre juste. On dit que ce projet est pertinent, il peut aider à un développement. Mais qu’est-ce qui intervient ? Le ministère de la Culture est intéressé, le ministère du Tourisme, ceux de l’Environnement, de l’Energie, etc, doivent tous créer ce cadre-là pour que ces min- istères-là puissent prendre en charge ce qui les intéresse dans ce projet», soutient, pour sa part, Georges Denis Diatta conseiller au ministère de la Culture.
Idrissa Benjamin SANE (Correspondant)

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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