Jeu de pouvoir

Mardi 21 Février 2012

A l’heure où certains pays très pauvres et ceux en développement voient le bout du tunnel, à la faveur de politiques de développement savamment mises en œuvre et sources de croissance économique soutenue et enviable, tragiquement, au Sénégal.......


Jeu de pouvoir
A l’heure où certains pays très pauvres et ceux en développement voient le bout du tunnel, à la faveur de politiques de développement savamment mises en œuvre et sources de croissance économique soutenue et enviable, tragiquement, au Sénégal la paix et la gouvernance démocratique sont à la merci de flambeurs et fêtards incorrigibles taillés dans le granite de la pire race des démolisseurs. Quel cynisme délirant de gens incapable de grands gestes et dont l’incompétence et l’inconvenance sont sans limites ! Fossoyeurs de la démocratie, sans scrupules, assimilables à des vautours, travaillant avec acharnement, au mépris des valeurs à leur projet dévalorisant de dévolution monarchique du pouvoir. Par une cruelle ironie de l’histoire, jadis le premier de la classe en démocratie devient honteusement le dernier.
Le pouvoir absolu a bel et bien un prix à leurs yeux au regard des innombrables délices et merveilles qu’il dévoile, avec un train de vie somptuaire qui contraste indécemment avec la précarité dans laquelle s’enlise le peuple. Incapables d’actes nobles, Ils jouent allègrement avec notre sort dans leurs somptueux bureaux et maisons, alors qu’à côté des morts et des blessés tiennent pignon sur rue devant une vilaine et inopportune répression qui, du reste, ne fait qu’exacerber le mécontentement. Les merveilles éphémères du pouvoir en valent-elles cette chandelle ? Certainement oui pour eux. Car « certains iraient en prison si nous perdons » disait un des leurs.
A quoi joue ce dirigeant véreux, rêveur, à la prolixité foudroyante des campagnes électorales ? S’interroge un pauvre manifestant. Son ami frondeur, empreint de la gravité de l’heure répliqua sans détours qu’au pouvoir, les gens sont comme des mouches sur de la viande, friandes de matière, insoucieuse du préjudice qu’elles nous infligent lorsque cette hideuse bidoche traversera nos organes. Sur fond d’ironie il poursuit, affirmant que la différence entre ces mouches et nos « chers pouvoiristes » résident dans le fait que ces derniers, dotés de raison, déraisonnent gravement sans cesse car revenant résolument aux mêmes bêtises. Alors que ces pauvres animalcules, s’ils étaient avertis n’allaient pas retoucher, après maints coups de fouet, à la viande pour la salir.
Cette métaphore de la politique à la sénégalaise met en évidence, dans toute sa laideur, l’ampleur de la gestion avide du pouvoir et l’indélicatesse avec laquelle les tenants méprisent le peuple en avilissant sa démocratie, au vu de leurs pratiques attentatoires à la paix, à la concorde, et par extension aux aspirations et intérêts des grass roots.

Mamadou FAYE
mafaye3@hotmail.com
Mamadou Faye

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


Vidéos : Lancement officiel du mouvement Yamalé


Inscrivez votre email pour recevoir les articles

En vente cette semaine


Souleymane Jules DIOP : Deeg Deug 27 mars 2012



Vidéo : Manifestation M23



Recherche dans popxibaar


spot_mouv_yamale_le_17_dec.mp3



ndongo-thiam-walaqad-karramna--a.mp3