C’est une dame d’une cinquantaine d’années, qui a même de petits-enfants, qui a été jugée, hier, devant la Cour d’Assises pour détention et trafic de chanvre indien. Veuve et mère de deux enfants, Marie Diabang qui est issue de la verte Casamance, a en effet, été envoyée en prison depuis le 15 Octobre 2009, pour une affaire de drogue. L’interpellation de cette femme qui se présente comme une lingère, est partie de l’arrestation par les éléments du commissariat de Rufisque, d’un certain Mamadou Fofana, poursuivi pour trafic de drogue. Ce dernier, avait cité le nom d’une dame dénommée Gnima Sané qui était recherchée par les limiers. Seulement, lors de leurs investigations en vue de mettre la main sur cette dernière, ils sont tombés sur Marie Diabang trouvée en possession de 4 kg et demi de chanvre indien. Interrogée par les enquêteurs, la veuve reconnaissait les faits et déclarait que le chanvre indien lui a été remis par un parent à l’occasion des funérailles d'un de ces parents. Elle précisait avoir téléphoné à Mamadou Fofana qui l’avait abordée dans une voiture pour lui demander si elle s’activait dans le trafic de chanvre indien. C’est donc au domicile de ce dernier qu’elle a été arrêtée, alors qu’elle s’apprêtait à lui livrer la drogue. Inculpée et interrogée au fond, Marie Diabang reconnaissait les faits et confirmait ses déclarations de l’enquête préliminaire. Elle précisait, toutefois, que Mamadou Fofana s’était présenté à elle comme un vendeur de chanvre indien et que c’était de façon occasionnelle qu’elle a tenté d’en vendre. Un simple moyen de défense, selon les enquêteurs, puisqu’elle est parfaitement consciente du caractère prohibé du produit et de la personnalité de Mamadou Fofana, qui s’est présenté à elle comme étant un trafiquant de chanvre indien.
Le cadeau empoisonné qui a bouleversé la vie de la veuve
A la barre, la dame qui soutient qu’elle a toujours vécu à la sueur de son front en faisant le travail de lingère, a dit qu’elle regrettait son acte. «Je voulais seulement satisfaire un besoin pressant pour faire face aux frais de l’ouverture des classes, c’est pourquoi je me suis aventurée à vendre cette drogue», a dit la quinquagénaire. A l’en croire, c’est Mamadou Fofana, qui lui a mis la puce à l'oreille en lui demandant d’essayer le trafic du chanvre indien, qui se cultivait dans son village à l’île de Karonne (Casamance). Un village connu pour sa production de chanvre indien et pour le trafic intense qui y est mené. C’est ainsi, dit-elle, que lorsqu’elle s’est rendue à son village à cause d’un décès, elle a profité de l’occasion pour demander de l’aide à ses parents, qui lui ont donné comme cadeau, 4kg de chanvre indien. De retour à Dakar, elle avait donc appelé Mamadou Fofana, qui lui a demandé d’attendre 2 jours après, pour lui faire la livraison. D’ailleurs, c’est dans le domicile de ce dernier qu’elle a été interpellée par les limiers qui lui ont tendu un piège. Dans son réquisitoire, l’avocat général a retenu la culpabilité de l’inculpée en requérant à son encontre une peine de 10 ans de travaux forcés et une amende de 2 millions de francs. Un réquisitoire « lapidaire » selon l’avocat de la défense, Me Martin Diatta qui a plaidé la disqualification de trafic en offre et cession en vue de la consommation personnelle avant de demander à la Cour de lui faire bénéficier de larges circonstances atténuantes. Finalement, Marie Diabang a été condamnée à cinq ans de travaux forcés et à une amende d’un million de francs.
Le cadeau empoisonné qui a bouleversé la vie de la veuve
A la barre, la dame qui soutient qu’elle a toujours vécu à la sueur de son front en faisant le travail de lingère, a dit qu’elle regrettait son acte. «Je voulais seulement satisfaire un besoin pressant pour faire face aux frais de l’ouverture des classes, c’est pourquoi je me suis aventurée à vendre cette drogue», a dit la quinquagénaire. A l’en croire, c’est Mamadou Fofana, qui lui a mis la puce à l'oreille en lui demandant d’essayer le trafic du chanvre indien, qui se cultivait dans son village à l’île de Karonne (Casamance). Un village connu pour sa production de chanvre indien et pour le trafic intense qui y est mené. C’est ainsi, dit-elle, que lorsqu’elle s’est rendue à son village à cause d’un décès, elle a profité de l’occasion pour demander de l’aide à ses parents, qui lui ont donné comme cadeau, 4kg de chanvre indien. De retour à Dakar, elle avait donc appelé Mamadou Fofana, qui lui a demandé d’attendre 2 jours après, pour lui faire la livraison. D’ailleurs, c’est dans le domicile de ce dernier qu’elle a été interpellée par les limiers qui lui ont tendu un piège. Dans son réquisitoire, l’avocat général a retenu la culpabilité de l’inculpée en requérant à son encontre une peine de 10 ans de travaux forcés et une amende de 2 millions de francs. Un réquisitoire « lapidaire » selon l’avocat de la défense, Me Martin Diatta qui a plaidé la disqualification de trafic en offre et cession en vue de la consommation personnelle avant de demander à la Cour de lui faire bénéficier de larges circonstances atténuantes. Finalement, Marie Diabang a été condamnée à cinq ans de travaux forcés et à une amende d’un million de francs.

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