Mardi 18 Juin 2013
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JUGEE POUR TRAFIC DE CHANVRE, MARIE DIABANG PREND CINQ ANS DE TRAVAUX FORCES : La veuve de 51 ans avait reçu la drogue lors des funérailles d’un de ses parents

Vendredi 21 Décembre 2012

C’est une dame d’une cinquantaine d’années, qui a même de petits-enfants, qui a été jugée, hier, devant la Cour d’Assises pour détention et trafic de chanvre indien. Veuve et mère de deux enfants, Marie Diabang qui est issue de la verte Casamance, a en effet, été envoyée en prison depuis le 15 Octobre 2009, pour une affaire de drogue. L’interpellation de cette femme qui se présente comme une lingère, est partie de l’arrestation par les éléments du commissariat de Rufisque, d’un certain Mamadou Fofana, poursuivi pour trafic de drogue. Ce dernier, avait cité le nom d’une dame dénommée Gnima Sané qui était recherchée par les limiers. Seulement, lors de leurs investigations en vue de mettre la main sur cette dernière, ils sont tombés sur Marie Diabang trouvée en possession de 4 kg et demi de chanvre indien. Interrogée par les enquêteurs, la veuve reconnaissait les faits et déclarait que le chanvre indien lui a été remis par un parent à l’occasion des funérailles d'un de ces parents. Elle précisait avoir téléphoné à Mamadou Fofana qui l’avait abordée dans une voiture pour lui demander si elle s’activait dans le trafic de chanvre indien. C’est donc au domicile de ce dernier qu’elle a été arrêtée, alors qu’elle s’apprêtait à lui livrer la drogue. Inculpée et interrogée au fond, Marie Diabang reconnaissait les faits et confirmait ses déclarations de l’enquête préliminaire. Elle précisait, toutefois, que Mamadou Fofana s’était présenté à elle comme un vendeur de chanvre indien et que c’était de façon occasionnelle qu’elle a tenté d’en vendre. Un simple moyen de défense, selon les enquêteurs, puisqu’elle est parfaitement consciente du caractère prohibé du produit et de la personnalité de Mamadou Fofana, qui s’est présenté à elle comme étant un trafiquant de chanvre indien.

Le cadeau empoisonné qui a bouleversé la vie de la veuve
A la barre, la dame qui soutient qu’elle a toujours vécu à la sueur de son front en faisant le travail de lingère, a dit qu’elle regrettait son acte. «Je voulais seulement satisfaire un besoin pressant pour faire face aux frais de l’ouverture des classes, c’est pourquoi je me suis aventurée à vendre cette drogue», a dit la quinquagénaire. A l’en croire, c’est Mamadou Fofana, qui lui a mis la puce à l'oreille en lui demandant d’essayer le trafic du chanvre indien, qui se cultivait dans son village à l’île de Karonne (Casamance). Un village connu pour sa production de chanvre indien et pour le trafic intense qui y est mené. C’est ainsi, dit-elle, que lorsqu’elle s’est rendue à son village à cause d’un décès, elle a profité de l’occasion pour demander de l’aide à ses parents, qui lui ont donné comme cadeau, 4kg de chanvre indien. De retour à Dakar, elle avait donc appelé Mamadou Fofana, qui lui a demandé d’attendre 2 jours après, pour lui faire la livraison. D’ailleurs, c’est dans le domicile de ce dernier qu’elle a été interpellée par les limiers qui lui ont tendu un piège. Dans son réquisitoire, l’avocat général a retenu la culpabilité de l’inculpée en requérant à son encontre une peine de 10 ans de travaux forcés et une amende de 2 millions de francs. Un réquisitoire « lapidaire » selon l’avocat de la défense, Me Martin Diatta qui a plaidé la disqualification de trafic en offre et cession en vue de la consommation personnelle avant de demander à la Cour de lui faire bénéficier de larges circonstances atténuantes. Finalement, Marie Diabang a été condamnée à cinq ans de travaux forcés et à une amende d’un million de francs.
Ndéye Anna NDIAYE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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