JUGÉ POUR TENTATIVE D'ESCROQUERIE FAUX ET USAGE DE FAUX : Sidy M. Samb pique une crise d'épilepsie à la barre
Traité de fou par l'un des avocats de ses co-prévenus, Sidy Mohamed Samb, qui est en réalité épileptique, n'a pas su se retenir à la barre. Jugé en même temps que ses complices Abdou Aziz Ciss et une Libanaise enceinte de 6 mois, le sieur Samb a piqué une crise au beau milieu du procès. Ce qui a valu au juge de suspendre l'audience une bonne dizaine de minutes.
Partie civile dans l’affaire qui était jugée hier au tribunal de Dakar, la Bicis a échappé à une tentative d'escroquerie pourtant sur la somme de 25,3 millions. Des faits que sont reprochés au trio composé de Sidy Mohamed Samb, Abdou Aziz Ciss et de la Libanaise Zeïnab Ekraa, d'ailleurs enceinte de 6 mois. Il faut dire que durant toute la durée de l'audience, ces derniers se sont renvoyé la balle. Chacun d’eux refusant d'assumer sa responsabilité dans cette affaire de faux et usage de faux, complicité de tentative d'escroquerie. Un long procès qui a été émaillé par un incident, sanctionné par une suspension d'audience.
En effet, c'est au beau milieu de l'interrogatoire que l'un des mis en cause, en l'occurrence Sidy M. Samb a piqué une crise d'épilepsie. Le mis en cause que l'un des avocats des autres prévenus a qualifié de fou, en raison certainement de sa maladie, semble avoir peu goûté cette stigmatisation. Ce qui fait qu'il a tout de suite fait une crise, qui a contraint les gardes pénitentiaires à l'évacuer de la salle d'audience, le temps qu’il se reprenne ses esprits.
Pour en revenir aux faits qui ont valu à Sidy M. Samb et à ses deux complices d'être attraits à la barre, il faut noter que tout est parti d'une plainte de la Bicis. Il ressort en effet de la déposition de la banque plaignante que c'est le 18 octobre dernier que Sidy Samb et Aziz Ciss se sont présentés à l'agence du Jet d'eau, avec un chèque au porteur, pour retirer la somme de 25,3 millions de francs Cfa du compte d'un client de la banque répondant au nom de Mohamed Tafsir Diallo. Ayant perdu son chéquier depuis quelque temps, ce dernier avait saisi la banque au cas où quelqu'un se présenterait avec le chéquier volé pour retirer de l'argent de son compte.
Très vigilant sur les mouvements du compte du sieur Diallo, le caissier de l'agence de la Bicis qui a reçu les incriminés n'a pas manqué d'aviser ses supérieurs que deux hommes s'étaient présentés pour retirer la somme de 25 millions de francs du compte de M. Diallo. Une somme qui n'était d'ailleurs pas disponible dans le compte qui était loin d’avoir une telle provision. Perdus par leur cupidité, Sidy M. Samb, qui a été présenté à la barre tantôt comme un commerçant tantôt comme un cambiste, a renvoyé la balle à sa co-prévenue libanaise. Cette dernière, qui avait une relation d'affaires avec le sieur Samb, a en effet été installée dans la cause par ce dernier, qui soutient que c'est la dame qui lui a remis le chèque incriminé pour éponger la dette de 26 millions qu’elle lui devait. Une version qui a été balayée d'un revers de main par la dame. Cette dernière a ainsi affirmé à la barre qu'elle ne devait au sieur Samb que la somme de 6 millions de francs. Une dette qu'elle a d'ailleurs payée.
Quoi qu'il en soit, il faut noter que lors de la perquisition faite chez le commerçant doublé d'un cambiste, les limiers ont trouvé pas moins de 12 chèques daté de 2006 et non retirés. Prenant acte de ce que les prévenus se sont renvoyé la balle, la banque qui n'a finalement pas subi de préjudice a réclamé un dédommagement de 300 000 francs.
Dans son réquisitoire, le parquet a demandé la relaxe de la Libanaise pour le délit d'escroquerie, mais sa condamnation à une peine d'avertissement de 6 mois et à une amende ferme de 200 000 francs. Concernant Sidy M. Samb, le parquet a requis à son encontre un an avec sursis et une amende ferme de 200 000 francs, là où il a requis la relaxe d’Abdou Aziz Sy.
Les avocats de la défense ayant plaidé la relaxe des trois mis en cause, le tribunal qui va rendre son délibéré le 3 novembre prochain a rejeté la demande de liberté provisoire introduite par le conseil de la Libanaise enceinte.
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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