En 2007, la famille d’Abou Ba a vécu la Tabaski, en deuil. A la vielle de cette fête, ce dernier a rendu l’âme, après une agression mortelle commise par les sieurs Ousmane Diop alias Gora et Bamba Ndiaye dit «Prince». Seulement, les enquêteurs ne mettront la main que sur O. Diop. Jugé, hier, par la Cour d’Assises de Dakar pour meurtre, vol avec violences et association de malfaiteurs, il a été condamné à 10 ans de
travaux forcés. Il recouvra ainsi la liberté dans cinq ans. C’est dans la nuit du 26 décembre que le drame s’est produit. Ce jour-là, les limiers de Yeumbeul, qui avaient été informés de ce crime, avaient trouvé la victime allongée sur le dos, baignant dans son sang et avec une blessure apparente au bras et au dos. Le certificat de genre de mort révèle, d’ailleurs, une mort par fracture du rachis cervical, associée à des plaies corporelles multiples provoquées par des coups et des blessures. A la barre, le charretier de 28 ans, domicilié à Thiaroye, a nié les faits, comme lors de l’enquête préliminaire, jurant même ne pas connaître Bamba Ndiaye. Il a expliqué à la barre que cette nuit-là, le nommé Talla Gningue avait été agressé par «Prince» et qu’il est intervenu, pour que l’agresseur lui restitue son portable. Une version tout autre que celle de Ndiaye Baba Diop, témoin des faits. Selon lui, c’est aux environs de 1 h qu’il a constaté un attroupement. Et lorsqu`il s’en est approché, il a vu un individu qui lui a confié qu’il venait d’être victime d’un vol commis par deux malfaiteurs dont l’un était Ousmane Diop dit Gora. Mais contrairement à cette version, l’enquête révèle que c’est suite à une altercation dans un bar entre les deux accusés et un certain Papa Sow, qu’Abou Ba a été tué. En fait, ces derniers ont croisé sur leur chemin, un individu portant les mêmes habits que le sieur Sow et qu`ils ont suivi. Et O. Diop l’a alors attaqué à coups de poings, alors que Bamba Ndiaye s’est acharné contre la victime par derrière. L’accusé déclare même dans l`enquête : «je n’aurais jamais imaginé que les coups portés à Abou causeraient sa mort. Si les conseils d’O. Diop ont sollicité une requalification des faits, en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, le parquet a requis une peine de 15 ans de travaux forcés après avoir fait bénéficier à l’accusé, de circonstances atténuantes. A l’issue de son délibéré, la Cour a retenu la culpabilité de l`accusé en le condamnant à une peine de 10 ans de travaux forcés.
travaux forcés. Il recouvra ainsi la liberté dans cinq ans. C’est dans la nuit du 26 décembre que le drame s’est produit. Ce jour-là, les limiers de Yeumbeul, qui avaient été informés de ce crime, avaient trouvé la victime allongée sur le dos, baignant dans son sang et avec une blessure apparente au bras et au dos. Le certificat de genre de mort révèle, d’ailleurs, une mort par fracture du rachis cervical, associée à des plaies corporelles multiples provoquées par des coups et des blessures. A la barre, le charretier de 28 ans, domicilié à Thiaroye, a nié les faits, comme lors de l’enquête préliminaire, jurant même ne pas connaître Bamba Ndiaye. Il a expliqué à la barre que cette nuit-là, le nommé Talla Gningue avait été agressé par «Prince» et qu’il est intervenu, pour que l’agresseur lui restitue son portable. Une version tout autre que celle de Ndiaye Baba Diop, témoin des faits. Selon lui, c’est aux environs de 1 h qu’il a constaté un attroupement. Et lorsqu`il s’en est approché, il a vu un individu qui lui a confié qu’il venait d’être victime d’un vol commis par deux malfaiteurs dont l’un était Ousmane Diop dit Gora. Mais contrairement à cette version, l’enquête révèle que c’est suite à une altercation dans un bar entre les deux accusés et un certain Papa Sow, qu’Abou Ba a été tué. En fait, ces derniers ont croisé sur leur chemin, un individu portant les mêmes habits que le sieur Sow et qu`ils ont suivi. Et O. Diop l’a alors attaqué à coups de poings, alors que Bamba Ndiaye s’est acharné contre la victime par derrière. L’accusé déclare même dans l`enquête : «je n’aurais jamais imaginé que les coups portés à Abou causeraient sa mort. Si les conseils d’O. Diop ont sollicité une requalification des faits, en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, le parquet a requis une peine de 15 ans de travaux forcés après avoir fait bénéficier à l’accusé, de circonstances atténuantes. A l’issue de son délibéré, la Cour a retenu la culpabilité de l`accusé en le condamnant à une peine de 10 ans de travaux forcés.

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