JEAN LEFEBVRE SENEGAL : Une injustice à réparer

Vendredi 17 Août 2012

Nous publions à la demande du Syndicat autonome des travailleurs du BTP (SAT/BTP), cette tribune déjà parue dans le journal en ligne «Siweul» et dans laquelle ses membres par la voix de leur Secrétaire général réclament justice pour le compte de l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal.


Il est de notoriété publique que c’est la société Jean Lefebvre Sénégal qui a le plus souffert du régime de Wade. La société de construction de route a vu son assise financière fondre comme du beurre à cause d’un acharnement que l’ancien régime a fait subir à son patron Bara Tall.
Les ennuis de la Jean Lefebvre Sénégal (JLS) ont commencé en 2005 avec l’affaire des chantiers de Thiès, l’entreprise a été citée dans une affaire de surfacturation des travaux routiers. Bara Tall, le patron de cette société avait refusé de faire couler Idrissa Seck qui était l’objet de cabale politique de la part du PDS (au pouvoir).

Bara Tall sera même arrêté et emprisonné avant d’être blanchi. JLS sera encore en conflit avec l’Etat bien plus tard avec la construction de la route Kaolack – Fatick. L’Etat du Sénégal a considéré que la route a été mal faite et a décidé de ne pas payer, JLS traduit son client en Justice et obtient gain de cause. Depuis la décision de la justice ordonnant à l’Etat de payer à JLS, il traine les pieds, comme pour celle condamnant l’Etat du Sénégal à payer à JLS, plus de 03 milliards pour les chantiers de Thiès, on pouvait comprendre que sous le régime de Abdoulaye Wade qu’il y ait des blocages dans le paiement, mais aujourd’hui avec Macky Sall, on comprend mal que le paiement soit retardé d’autant plus que l’entreprise connaît des difficultés de trésorerie depuis longtemps. Les travailleurs, toujours fideles à leur entreprise, sont restés pendant plusieurs mois sans activité, donc sans salaire. Bara Tall a joué un grand rôle dans l’élection de Macky Sall avec son mouvement « Yamalé », depuis, il n’a voulu aucun poste et aucune récompense, tout ce qu’il souhaite, c’est qu’il soit rétabli dans ses droits et cela passe le paiement de la dette de l’Etat, des indemnisations et que l’entreprise puisse participer aux appels d’offre comme auparavant. Pendant que certaines entreprises qui font la même activité font des centaines de milliards de chiffre d’affaire, JLS est, toujours, à zéro. JLS avait 3000 travailleurs, si on sait qu’un salarié nourrit 10 personnes, on comprend aisément, le manque à gagner que constitue l’arrêt des activités de cette entreprise. Ces travailleurs n’ont plus reçu de salaire depuis 18 mois et attendent que l’Etat rétablisse JLS dans ses droits. En cette veille de fête de korité, on imagine bien le calvaire qu’ils sont entrain de vivre. Le syndicat autonome des travailleurs du BTP (SAT/BTP), affilié à la CSA, par la voix de son Secrétaire Général, Mamadou Ngom met les autorités de ce pays devant leurs responsabilités et avertit que ceux qu’ils ont fait pour renverser l’ancien régime, ils peuvent encore le faire contre le régime de Macky Sall.
Mamadou Ngom Secrétaire général SAT/BTP

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


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