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Mercredi 22 Février 2012
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INTERDICTION DE MANIFESTATIONS DU 26 AU 30 JANVIER SUR LE TERRITOIRE NATIONAL : L’opposition promet de passer outre si la candidature de Me Wade est validéeJeudi 26 Janvier 2012
Les membres des Forces vives de la nation réunies autour du Mouvement du 23 juin (M23) vont-ils braver l’interdit du ministère de l’Intérieur ? Cet arrêté interdisant toutes manifestations ou rassemblements du 26 au 30 janvier sera t-il pris en compte par l’opposition ? Tout porte à croire que non. Et c’est dans ce sens que certains responsables de l’opposition comme Moussa Sarr, porte-parole de la Ligue démocratique (Ld), déclare que «Ousmane Ngom a pris cet arrêté parce que Abdoulaye Wade veut imposer sa candidature au peuple Sénégalais et aux membres du Conseil constitutionnel». À l’en croire, «le M23 ne restera pas les bras croisés, nous devons agir et nous allons nous interposer à cette mesure. Car nous sommes dans un État de droit, tout le monde a le droit de manifester, s’il n’est pas content. Cette décision est illégale. Rien ne la justifie et nous allons passer outre cette mesure. Que le ministre le sache bien, cette décision n’engage que lui». Même son de cloche chez le Secrétaire général de la Convergence socialiste, Malick Noël Seck qui considère que «les hors la loi sont bien eux (Ndlr : les membres du gouvernement). Ces derniers ont fait de l’irrégularité une pratique». Et face à cette situation, l’ex pensionnaire de Rebeuss de soutenir que «le peuple doit sortir manifester son désarroi. Il faut désobéir à cette mesure illégale par tous les moyens : par la grève de faim, par le blocage du pays... Le M23 est appelé à continuer les manifestations car le Conseil constitutionnel, en validant la candidature de Me Wade, lance un appel au peuple et celui-là doit répondre». Enfonçant le clou, Thierno Bocoum, Secrétaire général de la jeunesse de «Rewmi», affirme que «l’arrêté est nul et non avenu. C’est Ousmane Ngom, militant du Pds, qui a pris cette mesure pour sauver son leader et non le ministre de l’Intérieur. Donc elle (la décision du ministre) ne nous intéresse pas. La manifestation est prévue par la Constitution et ce n’est pas un arrêté ministériel qui peut l’enlever. La Constitution est la norme suprême de l’Etat». De son côté, Ousmane Ndiaye, responsable des jeunes de l’alliance «Jëf-Jël» déclare : «nous avons l’impression qu’aujourd’hui c’est la restriction des libertés qui sont prévues par la Constitution. L’arrêté du ministre Ousmane Ngom est politique, il cherche juste à faire passer la candidature de son leader. Ousmane Ngom voulant faire peur tente d’intimider le peuple mais qu’il sache que nous n’accordons aucune importance à son arrêté, il ne nous lie pas». Poursuivant ses propos, M. Ndiaye de marteler : «nous sommes à l’heure de l’Action non autorisée légale (Anal). Nous n’allons plus informer l’autorité pour tenir une manifestation. D’ailleurs, des manifestations multiples, diversifiées et simultanées vont démarrer à partir de demain (aujourd’hui). Ces manifestations
sont organisées dans le cadre de la «Campagne de réhabilitation de la sécurité du peuple : Jëf-Jotna». Et M. Ndiaye de conclure : «Nous avons des dirigeants qui nous ont habitués à un tâtonnement et à des décision irréfléchies. Ils l’ont même fait le 23 janvier avec la manifestation du M23 que le préfet avait interdit avant de revenir sur sa décision». Seynabou FALL (Stagiaire)
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TEUSS
Exactions
Les procureurs de la Cpi ont du pain sur la planche. Le Sénégal recèle actuellement de matière à enquête. Les répressions sanglantes des manifestations de ces derniers jours ont atteint un point tellement critique avec les morts qui se multiplient, qu’il devient urgent de braquer un faisceau de lumière judiciaire sur les contours dans lesquels ces drames sont survenus, dévoiler les auteurs de ces exactions, leurs commanditaires. Parce que ce qui se passe dépasse la seule répression de manifestations. Ça en devient de la torture pure et simple et les images de télé sont là pour souvent le prouver. Juste un oeil sur ce qui s’est passé à Cambérène avec des interpellés assaillis par des gendarmes qui leur donnent de violents coups de matraque. De la violence aveugle, comme quand la police tire à bout portant ses lacrymogènes sur des candidats, blesse d’autres manifestants. Il y a une question à laquelle il faudra répondre en attendant que l’heure des comptes arrive, certainement aussi pour les auteurs de ces violences et leurs commanditaires : qu’est ce qui fait que nos forces de l’ordre sont si violentes. Ontelles été (re)dressées pour tuer ?
Samba ALAAR
EDITORIAL
Wade ira-t-il même au 2ème tour ?
Il faut que la presse et tous les Sénégalais en général se libèrent d’un enfermement psychologique ourdi par les officines privées de propagande françaises, payées à prix d’or par Karim Wade, et qui veulent ancrer dans nos têtes que le président Wade gagnera la prochaine élection au premier tour. Pour justement nous enfermer dans une autre croyance, celle qui voudrait que le candidat sortant soit attendu, comme naturellement, au deuxième tour. C’est un tour de passe-passe à double détente. Parce qu’amener Wade au deuxième tour pourrait apparaître comme une victoire à ceux qui craignaient le pire, annoncé et déjà inconsciemment intégré comme une possibilité. Or, des organismes gouvernementaux occidentaux, qui font ce type de travail pour leurs gouvernements et non pour des profits surévalués, sont formels : il est une probabilité plus que forte que même cette étape du deuxième tour ne soit pas atteinte par le candidat des Fal.
Par Pape Samba KANE
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