Vendredi 24 Mai 2013
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INSULTE ET HUMILIE PAR SERIGNE ABDOU FATAH A TOUBA : En larmes, Mbaye Ndiaye se repent à genoux devant le marabout

Lundi 19 Novembre 2012

TOUBA- Le ministre d’Etat auprès du président de la République, Mbaye Ndiaye, n’oubliera pas de sitôt sa visite, avant-hier, au domicile de Serigne Bassirou Abdou Khadre. Comme si l’histoire se répétait, l’ancien ministre de l’Intérieur a encore versé de chaudes larmes. Mais, pas de larmes d’émotion, cette fois, devant Serigne Abdou Fatah Fallilou Mbacké. Une altercation entre les deux hommes dans le salon du porte-parole du Khalife général des mourides a failli dégénérer, n’eût été l'intervention du maître des lieux.

Ce qui s’est passé chez Serigne Bass
Tout est parti d’une blague amicale de Mbaye Ndiaye qui est arrivé dans le salon où se trouvait Serigne Abdou Fatah Fallilou et d’autres petits-fils du fondateur du mouridisme. Et le ministre d’Etat de s’adresser au guide religieux : «Ah 'Serigne bi', je vous présente mes amitiés. Vous nous avez laissés, après avoir contribué à notre accession à la magistrature suprême», a-t-il, d’emblée, déclaré. Avant que son interlocuteur
n’annonce la couleur : «Vous n’êtes que des m…, toi et ton président». Surpris par les propos de Serigne Abdou Fatah Fallilou Mbacké, l’ancien ministre de l’Intérieur, lui rétorque : «Ah 'deed way Serigne bi' (ndlr : pas ça quand même)». Le guide religieux revient à la charge : «'Khamona di nga torokh! (ndlr : je savais que vous alliez être maudit)». Mbaye Ndiaye tente, en vain, de recadrer le débat. «Ah 'Serigne bi, say wakh ya ngui eup. Mane Serigne Touba la gueum, mom rek moma mana torokh lo (ndlr : vous dépassez les limites. Moi, personne ne peut m’humilier, car je ne crois qu'à Serigne Touba),» lui rétorque le ministre d’Etat. Sentant que les choses viraient au vinaigre, le marabout, dans tous ses états, dit aux talibés : «'Nief len …ci bitty ! Sou ma nekhon fi dou ngen fi am dara (ndlr : faites-le sortir. Je pouvais faire en sorte que vous n’ayez rien ici, à Touba)». Suffisant pour que les chambellans, dépassés par les événements, appellent le maître de lieux, Serigne Bassirou Abdou Khadre, qui s’interpose, ainsi que d’autres personnes présentes sur les lieux. Le ministre d’Etat, visiblement affecté, par le comportement du guide religieux, est invité à se retirer dans un autre salon. Sa femme, Seynabou Thiam, une inconditionnelle de Serigne Fallou, père de Serigne Abdou Fatah, entre en jeu et approche le marabout qui est hors de lui. Selon une source, elle a supplié le guide religieux de faire preuve d’indulgence et d’excuser son mari qui a assez de problèmes, ces derniers temps. Serigne Abdou Fatah, conscient qu’il tient le bon bout, jura, selon toujours notre source, que, si Mbaye Ndiaye ne présente pas ses excuses publiques, séance tenante, il subira les conséquences de son «indiscipline
» à son égard par la force mystique de Serigne Fallou. La femme de Mbaye Ndiaye versa quelques larmes, avant de convaincre son mari à venir présenter ses excuses. Serigne Bass Abdou Khadre d'en faire de même, évoquant le statut de Serigne Abdou Fatah, qui est un petit-fils direct de Serigne Touba.

L’humiliation et les larmes du ministre d’Etat
Ne pouvant plus résister à la pression exercée sur sa personne, le ministre d’Etat décida de retourner vers Serigne Abdou Fatah pour présenter des excuses publiques. Serigne Abdou Fatah, d’un ton ironique, lui dira :«'Kuy tub dangay suk ram !» (ndlr : quand on se repent, on se met à genoux)». Le ministre d’Etat inonda de larmes les lieux et se courba pour présenter des excuses devant un public qui n’en revenait pas. Les excuses acceptées, Mbaye Ndiaye, sa délégation et son épouse, se retirent. Deux heures après, le ministre d’Etat, chef de la délégation du président de la République, devant assister à la cérémonie officielle du Magal de Serigne Abdou Khadre, présente à nouveau ses excuses.
Prenant certainement au sérieux les menaces mystiques du guide religieux, l’ancien ministre de l’Intérieur a, dès l’entame de son propos, au cours de la cérémonie, présenté encore ses excuses au marabout, en présence de plusieurs membres du gouvernement. Ces excuses qualifiées de trop par certains, ont fait répandre la nouvelle comme une traînée de poudre dans la ville sainte, et chacun voulait savoir.
Pour rappel, Serigne Abdou Fatah Fallilou, connu pour son franc-parler, avait eu les mêmes attitudes avec Pape Diop, en 2008, et Habib Sy, durant le Khalifat de Serigne Bara. Le marabout, l’un des souteneurs de Macky Sall, avait aussi publiquement tourné le dos à ce dernier, au profit de Me Wade, deux ans avant la Présidentielle de 2012. Depuis lors, ses relations avec le pouvoir sont tellement tendues, que beaucoup de ténors de l’actuel régime ont pris leurs distances vis-a-vis de lui.
El Modou GUEYE (Correspondant)

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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