Vendredi 24 Mai 2013
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INSTALLATION DES MARCHES HEBDOMADAIRES SUR LES TROTTOIRS : Un véritable danger pour les piétons exposés aux accidents de la circulation

Vendredi 7 Septembre 2012

Une véritable anarchie. Voilà ce qui règne dans le secteur des marchés hebdomadaires itinérants dans Dakar. Ils sont en effet souvent installés au
beau milieu des axes routiers, constituant ainsi un danger pour les clients, les piétons et les commerçants qui sont ainsi exposés aux accidents.


Même si elle permet aux ménages à faible revenu, de se procurer des articles vestimentaires de toutes sortes à de faibles prix, l'explosion des marchés hebdomadaires n'est pas sans poser de problèmes aux populations. Leur installation sur les trottoirs, constitue un réel danger
pour les piétons qu'elle expose à des accidents de la circulation, qu'elle contraint de marcher sur la chaussée. Tous les jours de la semaine, il y a des marchés hebdomadaires dans les différents endroits de la localité. Le mercredi, c’est à Gueule Tapée, le samedi, au Front de Terre et le dimanche, à Pikine. Un tour dans ces endroits a permis de mesurer ce phénomène. Comme tous les dimanches, le marché Djiby Sarr de Pikine Icotaf est très animé. C'est pratiquement toute l'avenue El Hadji Malick Sy qui est squattée par les vendeurs. Les klaxons des voitures ajoutés au brouhaha créent une pollution sonore qui tympanise les passants. Les marchandages vont bon train. Les chaussures bon marché et autres articles retiennent l’attention des clients. Derrière une allée, où il faut forcer le passage pour rejoindre l’autre lot de tentes, se trouve un magasin où se vendent des téléphones portables. Les difficultés que pose l'occupation du trottoir par les vendeurs, Pape le propriétaire les connaît. «Un jour, un car rapide a failli nous heurter ici, parce qu’un ami et moi marchions sur la chaussée. C’est juste pour vous dire que lorsque les vendeurs occupent les trottoirs, nous, on ne peut que se résoudre à marcher sur la chaussée. Le danger est permanent», ajoute-t-il. Youssoupha Cissé, un jeune homme, bien sapé venu acheter des maillots et des survêtements décrie : «ces installations ne répondent à aucune norme civique. En toute sincérité, c'est un marché où l'on vend à bon prix, on n'en disconvient pas. Mais ces tentes-là bouchent complètement le chemin aux passants qui ont du mal à circuler librement. Et le jour où l'on tentera de les déguerpir d'ici, il y aura une émeute comme ce fut le cas à Petersen. Il faut que les Sénégalais changent de mentalité». Sa copine Aïcha, par contre, n'est pas du même avis. «Franchement, je n'ai pas envie qu'ils quittent même si je reconnais que nous encourons beaucoup de danger. Je suis très nonchalante et puisque j'habite pas loin d'ici, alors le seul fait de pouvoir venir acheter ce que je veux, sans faire des kilomètres, fait que je ne veuille pas les voir partir». Cependant, Ndèye Sophie, une mère de famille, ne partage pas cet avis. «Nous ne courons aucun danger le temps qu’ils s’installent pour écouler leurs marchandises et ensuite repartir ne peut faire de mal à personne. Nous pouvons supporter cela. En tout cas, je n’ai pas envie qu’ils quittent même s’ils nous privent de nos trottoirs. Ils vendent de bons produits à bas prix, ce qui d’une façon ou d’une autre aide les ménages surtout en ce moment où la conjoncture est très difficile», martèle-t-elle. Un étudiant du nom de Serigne Khadim Guèye rencontré sur cette allée, fustige : «c'est du n'importe quoi ici. Les vendeurs s'installent même sur la chaussée et ce n'est pas normal. Les autorités doivent prendre des mesures en leur trouvant un endroit beaucoup plus approprié où ils ne gêneront personne. Regardez, ils empêchent même les piétons et les voitures de circuler librement». De son côté, Sali une jeune fille de taille élancée très coquette fulmine : «franchement la manière, dont ces commerçants se sont installés ici, me dérange, car ils nous obligent à contourner les voies normales pour rejoindre nos maisons ou nos établissements. Nous sommes obligés de passer par ici, alors que nous n'achetons rien du tout. Je serai ravie de les voir quitter puisqu'ils n'y sont d'ailleurs pas en sécurité».

TENTES DEMONTABLES ET MODULABLES : Une proposition de Mads qui n'a pas réglé le problème

Née d’une idée de Michel, Assane, Daha et Sourakhe (Mads), 4 émigrés sénégalais ont décidé de mettre fin à l’anarchie qui sévit dans les «loumas» en confectionnant des tentes mais ils sont loin d’atteindre leur objectif. Un tour aux marchés Mercredi à Gueule-Tapée, Dimanche à Pikine Icotaf et Samedi au Front de terre a permis de savoir que piétons et vendeurs sont exposés au danger sinon frôlent la mort toutes les semaines. Car les tentes qui leur servent d’étals sont installées sur les passages piétons obligeant ces derniers à se bousculer avec les voitures sur la chaussée. Interpellé sur les installations que d’aucuns considèrent comme un danger, pour les vendeurs, clients et simples passants, Amdy Moustapha Fall responsable contrôleur du bureau Mads explique : «avant de faire ces installations, nous avons rencontré les autorités compétentes qui nous ont donné le feu vert pour mettre fin à l’anarchie qui existait ici au paravent. Nous avons installé le marché en y créant des passages réservés aux piétons pour éviter le moindre problème. nous y avons également déployé une équipe de sécurité qui veille sur les vendeurs et les clients. Donc, s'ils respectent les règles, ils n'y aura aucun danger, les voitures passeront leur chemin et eux vaqueront à leurs occupations. Mais vous voyez ceux qui sont de l’autre côté et qui refusent de se moderniser en continuant d’utiliser les parasols, ce sont ceux là qui créent les problèmes. Les premières installations étaient anarchiques mais depuis que nous avons adopté les tentes il y a moins de désordre». Il poursuit, «il faut savoir que dans tous les secteurs il y a des brebis galeuses».
Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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