Vendredi 24 Mai 2013
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INSALUBRITE CHRONIQUE A KAOLACK : Quand la saleté et les mauvaises odeurs deviennent une banalité

Vendredi 5 Octobre 2012

Ville sale. Voilà l’étiquette qui est collée à Kaolack depuis fort longtemps. Aujourd’hui, la situation s’aggrave avec la saison des pluies. La ville devient
de plus en plus méconnaissable, tant la saleté y gagne du terrain.


La ville de Kaolack est depuis bien longtemps caractérisée par une insalubrité chronique. Cette situation s’est accentuée durant la période hivernale. Les quartiers de Ndar Gou Ndaw, Ndangane, le garage Nioro et les marchés «Sandica» et «Central» sont ainsi envahis par les eaux de pluies. Mélangées aux eaux usées et déchets, c’est un cocktail d’odeur nauséabonde qui embaume toutes ces parties de Kaolack. Des eaux noirâtres sont du reste visibles partout dans ces quartiers. Le garage Nioro reste quand même le point nodal de la saleté et du désordre. C’est une anarchie totale : les chauffeurs de bus, charretiers, conducteurs de moto Jakarta ou de pousse-pousse, etc… se disputent les routes étroites envahies par ces eaux. A cette anarchie s’ajoute l’indiscipline des piétons. Il faut jouer des coudes pour se frayer un passage. Un exercice difficile sous la forte chaleur et le soleil de plomb qui règnent sur la capitale du Saloum. Ce qui rend le décor de ce garage très désordonné, ce sont les marchands ambulants qui occupaient tous les coins et recoins des rues. Des vendeurs de fruits, de petits plats, de cartes de recharge, de boissons, mais surtout de pains constituent l’essentiel du cadre. Même les trottoirs sont squattés. Ce qui fait que les piétons sont obligés de faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour traverser la route ou se faufiler entre les étals et les véhicules. Le marché «Sandica» où l’on vend des fruits est simplement impraticable. En cette période hivernale, les commerçants le quittent pour s’installer aux alentours de la route nationale. Une situation qui indispose plus d’un, surtout les passants ou les voyageurs. «La saleté est devenue une banalité ici. Les rues sont sales et boueuses, et l’odeur est pestilentielle. Et pendant la saison des pluies, c’est plus grave encore. Il faut vraiment que les autorités pensent à assainir cette ville», fulmine M. Fall, un habitant du secteur. Le quartier Ndangane et le marché aux poissons qui y est installé souffrent du même mal. D’où le cri du coeur de Khady Sène, marchande à la gare routière de Ndangane. «Il faut régulièrement nettoyer cet endroit, parce que Kaolack est une ville carrefour. Beaucoup de gens s’y retrouvent pour aller vers la Gambie ou d’autres destinations. On est fatigué de la saleté, et on veut de l’aide». A quelques mètres de cet endroit, se trouve le marché «Gueth». Ici tout est sale. Les femmes qui fréquentent ce lieu font face à ce sérieux problème pour faire leurs emplettes. «Quand il pleut, je porte des bottes pour venir au marché, tellement c’est sale. Les eaux de pluies se mélangent aux ordures. Nous sommes exposés à toutes sortes de maladies, mais on n’a pas le choix, on est obligé de rester dans cet environnement insalubre pour gagner notre pain quotidien», témoigne Astou Gningue, une commerçante.
Awa DABO

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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