Après le pool de cinq «avocats» commis par la Fédération sénégalaise de football (Fsf) pour convaincre la Confédération africaine de football (Caf) d’alléger les éventuelles sanctions, suite aux incidents du 13 octobre au stade Léopold Senghor, lors du match Sénégal-Côte d’Ivoire, c’est au tour de l’Etat de s’y mettre. Le ministère des Sports compte, en effet, jouer aussi sa partition pour défendre le Sénégal, en faisant notamment dans la diplomatie silencieuse. «Nous n’allons pas dire ici ce que nous comptons faire. Mais ce qui est sûr, c’est que nous ne resterons pas les bras croisés. Nous allons faire une diplomatie sportive, mais silencieuse », a expliqué El Hadji Malick Gakou, hier, en marge d’une rencontre avec les supporters du «12e Gaïndé». Comme le Sénégal n'a que quelques jours pour prouver à la Caf que les incidents qui ont occasionné l’arrêt du match contre la Côte d’Ivoire à la 73e mn ne sont pas dus à des manquements dans l’organisation, le ministre des Sports entend faire le maximum pour que les sanctions qu’encourt notre pays soient allégées le plus possible. «Nous sommes en train de déployer toute la diplomatie sportive nécessaire pour faire en sorte que le Sénégal ne soit pas lourdement sanctionné. Ces sanctions ne seraient pas méritées par le peuple. Donc, le Sénégal mettra toutes les potentialités possibles, avec un arsenal juridique et des mécanismes adéquats, pour une bonne défense», a soutenu le ministre des Sports. «Le Sénégal a des potentialités et des joueurs de qualité et une équipe nationale jeune qui peut nous faire valoir beaucoup de succès dans le monde. Il serait injuste de sacrifier ces jeunes-là et c’est pourquoi nous allons tout faire pour que l’instance dirigeante du football africain ait un regard beaucoup plus favorable sur ces événements. Et, aussi faire en sorte qu’au-delà du regret sécuriser davantage nos stades. Car le pire, c’est que le stade Léopold Sédar Senghor ne répond pas aux normes sécuritaires d’un stade moderne. L’urgence est donc de construire des stades de troisième génération», a ajouté M. Gakou.
«Le ministre des Sports ne se mêle pas des affaires de la Fédération, mais…»
Après les violences qui ont engendré l'arrêt du match, le Comité d’urgence avait tenu une réunion de crise au sortir de laquelle la Fédération a annoncé qu’elle va porter plainte contre X, tout en pointant un doigt accusateur sur El Hadji Diouf. Interpellé sur cette question, le ministre des Sports a renouvelé sa confiance à la Fédération avant de préciser qu’il ne peut pas s’immiscer dans le déroulement des actions de la Fédération. «Encore une fois, le ministre des Sports ne se mêle pas des affaires de la Fédération. Parce que, la Fédération est autonome, mais quand il y a des problèmes, alors nous allons jouer les sapeurs-pompiers. Il ne sert à rien de s’accuser mutuellement. Ce qui est important, c’est de tirer les leçons de cette expérience afin que cela ne puisse jamais se reproduire», a argumenté le ministre.
«Pour l’entraîneur, l’Etat a son mot à dire»
Poursuivant, El Hadji Malick Gakou de dire: «Le ministre des Sports ne peut pas demander la démission de la Fédération. Il faut restructurer et réformer le football sénégalais. Nous sommes dans cette dynamique. Il faut tout faire pour réformer le football sénégalais pour un avenir radieux». Pour ce qui est du coach, Joseph Koto, dont le salaire est pris en charge par l’Etat du Sénégal, le ministre des Sports a indiqué que «l’avenir de l’entraîneur, il appartient à la Fédération de tirer les conséquences. Le bureau fédéral est en train de jouer son rôle. Mais, pour ce qui est de l’entraîneur, l’Etat du Sénégal a son mot à dire. Et je vais aborder cette question avec les autorités compétentes».
«Le ministre des Sports ne se mêle pas des affaires de la Fédération, mais…»
Après les violences qui ont engendré l'arrêt du match, le Comité d’urgence avait tenu une réunion de crise au sortir de laquelle la Fédération a annoncé qu’elle va porter plainte contre X, tout en pointant un doigt accusateur sur El Hadji Diouf. Interpellé sur cette question, le ministre des Sports a renouvelé sa confiance à la Fédération avant de préciser qu’il ne peut pas s’immiscer dans le déroulement des actions de la Fédération. «Encore une fois, le ministre des Sports ne se mêle pas des affaires de la Fédération. Parce que, la Fédération est autonome, mais quand il y a des problèmes, alors nous allons jouer les sapeurs-pompiers. Il ne sert à rien de s’accuser mutuellement. Ce qui est important, c’est de tirer les leçons de cette expérience afin que cela ne puisse jamais se reproduire», a argumenté le ministre.
«Pour l’entraîneur, l’Etat a son mot à dire»
Poursuivant, El Hadji Malick Gakou de dire: «Le ministre des Sports ne peut pas demander la démission de la Fédération. Il faut restructurer et réformer le football sénégalais. Nous sommes dans cette dynamique. Il faut tout faire pour réformer le football sénégalais pour un avenir radieux». Pour ce qui est du coach, Joseph Koto, dont le salaire est pris en charge par l’Etat du Sénégal, le ministre des Sports a indiqué que «l’avenir de l’entraîneur, il appartient à la Fédération de tirer les conséquences. Le bureau fédéral est en train de jouer son rôle. Mais, pour ce qui est de l’entraîneur, l’Etat du Sénégal a son mot à dire. Et je vais aborder cette question avec les autorités compétentes».
LE «12E GAINDE» A EL HADJI MALICK GAKOU : «Nous sommes tous derrière vous, quoi qu’il arrive»
La première sortie du ministre des Sports, après l’élimination du Sénégal de la Can 2013, samedi dernier, a été l’audience qu’il a accordée, hier, au «12e Gaïndé». Cette rencontre, sur la demande des supporters, avait comme objectif de remercier El Hadji Malick Gakou pour avoir offert 10 000 billets et une enveloppe de 2 millions à l’occasion du lancement de l’opération «Tous derrière les ‘Lions’», a expliqué Seydina Issa Laye Diop, le président du «12e Gaïndé» qui n’a pas manqué de condamner et de déplorer la violence qui s’est abattue, samedi dernier, sur le stade Léopold Sédar Senghor.
Gakou: «Je n’ai rien à me reprocher»
Cependant, M. Diop, au nom du «12e Gaïndé» a persisté et signé leur soutien à El Hadji Malick Gakou. «N’ayez peur de rien. Nous sommes tous derrière vous, quoi qu’il arrive. On a fait ce qu’il fallait pour nous qualifier, mais Dieu en a décidé autrement. On ne peut rien y faire. Nous vous attribuons une mention spéciale, vous le ministre des Sports, pour votre geste hautement considérable et votre fibre patriotique. Jamais de mémoire de Sénégalais, le ministre des Sports n’a mis autant de moyens pour les supporters», a clamé Issa Diop. Pour sa part, le ministre qui a regretté sa blessure, sans accuser personne, est revenu sur les raisons de son refus de quitter la loge au moment des incidents. «Je
tiens d’abord à présenter mes excuses au peuple frère de Côte d’Ivoire pour ces incidents et ces scènes de violence qui ont émaillé la rencontre. Dans toute l’Afrique, beaucoup savent que le Sénégal est un bon élève en ce qui concerne les manifestations sportives. Mais s’il fallait refaire mon acte, je vais récidiver et même j’aurais payé le prix fort», a dit M. Gakou, avant d’ajouter: «Je n’ai rien à me reprocher. Je n’ai pas fait quelque chose qui puisse justifier cet acte. Je ne le mérite pas». Prêt à y laisser sa vie pour sauver les Ivoiriens, le ministre de dire: «Ce n’est pas sénégalais de quitter la loge officielle et laisser là-bas mes collègues ivoiriens. Ce serait une hérésie».Le ministre des Sports dit être sur la même longueur que la Fédération, par rapport aux actions engagées pour éradiquer la violence. «Nous n’allons pas laisser la violence détruire le Sport. Nous allons tous nous mettre en place pour évacuer cette gangrène», conclut-il. Le ministre qui a exhorté le «12e Gaïndé» à se déplacer en Afrique du Sud pour supporter les Ivoiriens.
Gakou: «Je n’ai rien à me reprocher»
Cependant, M. Diop, au nom du «12e Gaïndé» a persisté et signé leur soutien à El Hadji Malick Gakou. «N’ayez peur de rien. Nous sommes tous derrière vous, quoi qu’il arrive. On a fait ce qu’il fallait pour nous qualifier, mais Dieu en a décidé autrement. On ne peut rien y faire. Nous vous attribuons une mention spéciale, vous le ministre des Sports, pour votre geste hautement considérable et votre fibre patriotique. Jamais de mémoire de Sénégalais, le ministre des Sports n’a mis autant de moyens pour les supporters», a clamé Issa Diop. Pour sa part, le ministre qui a regretté sa blessure, sans accuser personne, est revenu sur les raisons de son refus de quitter la loge au moment des incidents. «Je
tiens d’abord à présenter mes excuses au peuple frère de Côte d’Ivoire pour ces incidents et ces scènes de violence qui ont émaillé la rencontre. Dans toute l’Afrique, beaucoup savent que le Sénégal est un bon élève en ce qui concerne les manifestations sportives. Mais s’il fallait refaire mon acte, je vais récidiver et même j’aurais payé le prix fort», a dit M. Gakou, avant d’ajouter: «Je n’ai rien à me reprocher. Je n’ai pas fait quelque chose qui puisse justifier cet acte. Je ne le mérite pas». Prêt à y laisser sa vie pour sauver les Ivoiriens, le ministre de dire: «Ce n’est pas sénégalais de quitter la loge officielle et laisser là-bas mes collègues ivoiriens. Ce serait une hérésie».Le ministre des Sports dit être sur la même longueur que la Fédération, par rapport aux actions engagées pour éradiquer la violence. «Nous n’allons pas laisser la violence détruire le Sport. Nous allons tous nous mettre en place pour évacuer cette gangrène», conclut-il. Le ministre qui a exhorté le «12e Gaïndé» à se déplacer en Afrique du Sud pour supporter les Ivoiriens.

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