Mercredi 19 Juin 2013
Le populaire online

IMPORTATION DE LAIT AU SENEGAL : Une facture salée de 35 milliards

Vendredi 19 Octobre 2012

La facture d'importation de lait au Sénégal est très salée. Elle atteint les 35 milliards. Une situation qui s'explique par la préférence du lait en poudre, qui représente un manque à gagner conséquent pour l'élevage local. Déplorant cette situation, Baghoré Bathily, Président directeur général (Pdg) de la Laiterie du Berger (Ldb), d'inviter l'Etat à travailler à corriger cet état de fait. «Dans la plupart de nos pays africains, 90% du lait consommé au Sénégal est en poudre importée. La facture d’importation avoisine les 35 milliards de francs Cfa par an et ne cesse de progresser. Ces 35 milliards payés aux éleveurs auraient contribué au développement des zones rurales», soutient-il. Un secteur qui mérite d'être accompagné indique-t-il, puisque, «la collecte de lait a largement progressé et bénéficie à environ 800 familles d’éleveurs. La production par vache est «de 0,7 litre de lait par jour». C'était à l'occasion d’une conférence de presse après la réception par son entreprise, du Prix «Africa Award for entrepreneurship», décerné par l’African Leadership Network (Aln), (premier réseau des leaders de la nouvelle génération en Afrique) et d’Omidyar Networdk, (une société d’investissement philanthropique). La Ldb qui, selon son fondateur, a été la seule société sénégalaise en
lice, s’est vue décernée un montant de 50 000 Dollars (32 millions Cfa environ). Relevant l’originalité de sa laiterie, dans le contexte sénégalais, M. Bathily a confié que c’est d’être la seule industrie laitière «travaillant exclusivement à partir de lait de collecte». Il révèle que sa structure a fait un chiffre d’affaires qui avoisine le 1,4 milliard aujourd’hui et qu’elle vise les 3 milliards. Seulement, dit il, «jusqu’à présent on n’est pas rentable, bien qu’on est sur la bonne voie. On a fait le pari sur la transparence, mais cela nous a causé plein de problèmes. Il y a les impôts qui n’arrangent pas vraiment les choses. L’Etat n’a pas confiance aux entreprises, parce qu’il y a trop de fraudeurs d’autant que beaucoup d’entreprises trichent sur leurs déclarations». Pour favoriser le développement de ces entreprises, M. Bathily demande à l'Etat de venir en aide aux Petites et moyennes entreprises (Pme). «Non seulement il faut créer des Pme, mais il faut motiver les entreprises qui sont en train d’être créées. En tout cas l’Etat a intérêt à ce que les Pme se développent. Elles créent de la richesse et payent aussi des impôts», conclut-il.
Youssoupha MINE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


Vidéos : Lancement officiel du mouvement Yamalé


Inscrivez votre email pour recevoir les articles

En vente cette semaine

Souleymane Jules DIOP : Deeg Deug 27 mars 2012



Vidéo : Manifestation M23



Recherche dans popxibaar


spot_mouv_yamale_le_17_dec.mp3



ndongo-thiam-walaqad-karramna--a.mp3