La facture d'importation de lait au Sénégal est très salée. Elle atteint les 35 milliards. Une situation qui s'explique par la préférence du lait en poudre, qui représente un manque à gagner conséquent pour l'élevage local. Déplorant cette situation, Baghoré Bathily, Président directeur général (Pdg) de la Laiterie du Berger (Ldb), d'inviter l'Etat à travailler à corriger cet état de fait. «Dans la plupart de nos pays africains, 90% du lait consommé au Sénégal est en poudre importée. La facture d’importation avoisine les 35 milliards de francs Cfa par an et ne cesse de progresser. Ces 35 milliards payés aux éleveurs auraient contribué au développement des zones rurales», soutient-il. Un secteur qui mérite d'être accompagné indique-t-il, puisque, «la collecte de lait a largement progressé et bénéficie à environ 800 familles d’éleveurs. La production par vache est «de 0,7 litre de lait par jour». C'était à l'occasion d’une conférence de presse après la réception par son entreprise, du Prix «Africa Award for entrepreneurship», décerné par l’African Leadership Network (Aln), (premier réseau des leaders de la nouvelle génération en Afrique) et d’Omidyar Networdk, (une société d’investissement philanthropique). La Ldb qui, selon son fondateur, a été la seule société sénégalaise en
lice, s’est vue décernée un montant de 50 000 Dollars (32 millions Cfa environ). Relevant l’originalité de sa laiterie, dans le contexte sénégalais, M. Bathily a confié que c’est d’être la seule industrie laitière «travaillant exclusivement à partir de lait de collecte». Il révèle que sa structure a fait un chiffre d’affaires qui avoisine le 1,4 milliard aujourd’hui et qu’elle vise les 3 milliards. Seulement, dit il, «jusqu’à présent on n’est pas rentable, bien qu’on est sur la bonne voie. On a fait le pari sur la transparence, mais cela nous a causé plein de problèmes. Il y a les impôts qui n’arrangent pas vraiment les choses. L’Etat n’a pas confiance aux entreprises, parce qu’il y a trop de fraudeurs d’autant que beaucoup d’entreprises trichent sur leurs déclarations». Pour favoriser le développement de ces entreprises, M. Bathily demande à l'Etat de venir en aide aux Petites et moyennes entreprises (Pme). «Non seulement il faut créer des Pme, mais il faut motiver les entreprises qui sont en train d’être créées. En tout cas l’Etat a intérêt à ce que les Pme se développent. Elles créent de la richesse et payent aussi des impôts», conclut-il.
lice, s’est vue décernée un montant de 50 000 Dollars (32 millions Cfa environ). Relevant l’originalité de sa laiterie, dans le contexte sénégalais, M. Bathily a confié que c’est d’être la seule industrie laitière «travaillant exclusivement à partir de lait de collecte». Il révèle que sa structure a fait un chiffre d’affaires qui avoisine le 1,4 milliard aujourd’hui et qu’elle vise les 3 milliards. Seulement, dit il, «jusqu’à présent on n’est pas rentable, bien qu’on est sur la bonne voie. On a fait le pari sur la transparence, mais cela nous a causé plein de problèmes. Il y a les impôts qui n’arrangent pas vraiment les choses. L’Etat n’a pas confiance aux entreprises, parce qu’il y a trop de fraudeurs d’autant que beaucoup d’entreprises trichent sur leurs déclarations». Pour favoriser le développement de ces entreprises, M. Bathily demande à l'Etat de venir en aide aux Petites et moyennes entreprises (Pme). «Non seulement il faut créer des Pme, mais il faut motiver les entreprises qui sont en train d’être créées. En tout cas l’Etat a intérêt à ce que les Pme se développent. Elles créent de la richesse et payent aussi des impôts», conclut-il.

ACCUEIL






