HUGUES DIAZ, DIRECTEUR DE LA CINÉMATOGRAPHIE : «La formation professionnelle est essentielle pour la production de films de documentaires de qualité»

Samedi 16 Juin 2012

SAINT-LOUIS - La problématique de la qualité dans la production cinématographique en Afrique était à l’ordre du jour, hier, à l’Université
Gaston Berger de Saint-Louis. Ce sujet intéresse, en effet, au plus haut point, les autorités en charge du secteur. Mettant à profit la cérémonie
de graduation de la 5e promotion du Master 2 en Réalisation Documentaire de Création (Rdc) de l’Ufr des Lettres et Sciences Humaines, le Directeur de la cinématographie Hugues Diaz n’a pas manqué de revenir sur la production cinématographique africaine. C’est dans cette perspective, qu’il s’est appesanti sur l’utilité de réhabiliter le cinéma africain «qui vit des difficultés», précise-t-il. Selon lui, ce Master professionnel a tout son sens, vu le contexte actuel. Ainsi, il a tenu à faire noter que «la formation professionnelle est essentielle pour la production de films de documentaires de qualité». Il est nécessaire, selon M. Diaz, que les Africains se dotent d’outils adéquats pour produire eux-mêmes les réalités du continent. C’est ainsi qu’il rétorque à l’endroit des promus qu'«il faut qu’ils trouvent les armes pour réhabiliter le cinéma et la culture. Il faut aussi les accompagner dans cette dynamique professionnelle pour qu’ils y arrivent afin que le cinéma retrouve son lustre d’antan. Car, cette formation donne un nouveau souffle au cinéma sénégalais et africain». Le coordonnateur du Master, Dr Mor Faye abonde dans le même sens en notant que c’est une manière de «combler le vide laissé par les pionniers du cinéma africain tels que Sembène
Ousmane et c’est quelque chose de générateur». Selon lui, il est possible d’avoir des cinéastes africains qui peuvent porter un regard africain, au lieu que les réalisations soient effectuées par les autres. Mis en place en 2008 grâce à la coopération internationale et aux expertises locales, le Master Rdc a une vocation panafricaniste, rappelle M. Faye. «Depuis le début, il a été pris l’option de recruter des jeunes candidats africains pour les former afin d’en faire des réalisateurs de qualité et pratiquement beaucoup de pays sont représentés», développe-t-il. Pour
la promotion de cette année, il y a eu 9 mentions, dont 5 Assez-Bien et 4 Bien. Elle est composée de 2 Camerounais, 2 Burkinabés, 2 Maliens, 2 Nigériens, une Sénégalaise et une Congolaise qui est major de la promotion.
Néné J. Ndiaye (Correspondante)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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