SAINT-LOUIS - La problématique de la qualité dans la production cinématographique en Afrique était à l’ordre du jour, hier, à l’Université
Gaston Berger de Saint-Louis. Ce sujet intéresse, en effet, au plus haut point, les autorités en charge du secteur. Mettant à profit la cérémonie
de graduation de la 5e promotion du Master 2 en Réalisation Documentaire de Création (Rdc) de l’Ufr des Lettres et Sciences Humaines, le Directeur de la cinématographie Hugues Diaz n’a pas manqué de revenir sur la production cinématographique africaine. C’est dans cette perspective, qu’il s’est appesanti sur l’utilité de réhabiliter le cinéma africain «qui vit des difficultés», précise-t-il. Selon lui, ce Master professionnel a tout son sens, vu le contexte actuel. Ainsi, il a tenu à faire noter que «la formation professionnelle est essentielle pour la production de films de documentaires de qualité». Il est nécessaire, selon M. Diaz, que les Africains se dotent d’outils adéquats pour produire eux-mêmes les réalités du continent. C’est ainsi qu’il rétorque à l’endroit des promus qu'«il faut qu’ils trouvent les armes pour réhabiliter le cinéma et la culture. Il faut aussi les accompagner dans cette dynamique professionnelle pour qu’ils y arrivent afin que le cinéma retrouve son lustre d’antan. Car, cette formation donne un nouveau souffle au cinéma sénégalais et africain». Le coordonnateur du Master, Dr Mor Faye abonde dans le même sens en notant que c’est une manière de «combler le vide laissé par les pionniers du cinéma africain tels que Sembène
Ousmane et c’est quelque chose de générateur». Selon lui, il est possible d’avoir des cinéastes africains qui peuvent porter un regard africain, au lieu que les réalisations soient effectuées par les autres. Mis en place en 2008 grâce à la coopération internationale et aux expertises locales, le Master Rdc a une vocation panafricaniste, rappelle M. Faye. «Depuis le début, il a été pris l’option de recruter des jeunes candidats africains pour les former afin d’en faire des réalisateurs de qualité et pratiquement beaucoup de pays sont représentés», développe-t-il. Pour
la promotion de cette année, il y a eu 9 mentions, dont 5 Assez-Bien et 4 Bien. Elle est composée de 2 Camerounais, 2 Burkinabés, 2 Maliens, 2 Nigériens, une Sénégalaise et une Congolaise qui est major de la promotion.
Gaston Berger de Saint-Louis. Ce sujet intéresse, en effet, au plus haut point, les autorités en charge du secteur. Mettant à profit la cérémonie
de graduation de la 5e promotion du Master 2 en Réalisation Documentaire de Création (Rdc) de l’Ufr des Lettres et Sciences Humaines, le Directeur de la cinématographie Hugues Diaz n’a pas manqué de revenir sur la production cinématographique africaine. C’est dans cette perspective, qu’il s’est appesanti sur l’utilité de réhabiliter le cinéma africain «qui vit des difficultés», précise-t-il. Selon lui, ce Master professionnel a tout son sens, vu le contexte actuel. Ainsi, il a tenu à faire noter que «la formation professionnelle est essentielle pour la production de films de documentaires de qualité». Il est nécessaire, selon M. Diaz, que les Africains se dotent d’outils adéquats pour produire eux-mêmes les réalités du continent. C’est ainsi qu’il rétorque à l’endroit des promus qu'«il faut qu’ils trouvent les armes pour réhabiliter le cinéma et la culture. Il faut aussi les accompagner dans cette dynamique professionnelle pour qu’ils y arrivent afin que le cinéma retrouve son lustre d’antan. Car, cette formation donne un nouveau souffle au cinéma sénégalais et africain». Le coordonnateur du Master, Dr Mor Faye abonde dans le même sens en notant que c’est une manière de «combler le vide laissé par les pionniers du cinéma africain tels que Sembène
Ousmane et c’est quelque chose de générateur». Selon lui, il est possible d’avoir des cinéastes africains qui peuvent porter un regard africain, au lieu que les réalisations soient effectuées par les autres. Mis en place en 2008 grâce à la coopération internationale et aux expertises locales, le Master Rdc a une vocation panafricaniste, rappelle M. Faye. «Depuis le début, il a été pris l’option de recruter des jeunes candidats africains pour les former afin d’en faire des réalisateurs de qualité et pratiquement beaucoup de pays sont représentés», développe-t-il. Pour
la promotion de cette année, il y a eu 9 mentions, dont 5 Assez-Bien et 4 Bien. Elle est composée de 2 Camerounais, 2 Burkinabés, 2 Maliens, 2 Nigériens, une Sénégalaise et une Congolaise qui est major de la promotion.

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