HOPITAL MATLABOUL FAWZAINI DE TOUBA : Les syndicalistes fustigent la gestion du directeur

Mardi 2 Octobre 2012

TOUBA - Rien ne va plus entre les médecins de l’hôpital Matlaboul Fawzaini de Touba et le directeur Khalifa Ababacar Diouf. A l’origine des bisbilles, une mauvaise gestion des ressources humaines, matérielles et financières de cette structure de santé de niveau 3. Ce lundi, un débrayage suivi d’une Assemblée générale a permis aux blouses blanches de faire le diagnostic de l’hôpital. Selon eux, la direction pose depuis plusieurs mois des actes de nature à compromettre la dignité de leur corporation. «Toutes les voies de recours étant épuisées pour un climat social apaisé au sein de l’hôpital Matlaboul Fawzaini, il ne reste qu’à déclencher un plan d’actions pour amener le directeur et ses acolytes à se pencher sur notre plate-forme revendicative», a déclaré le Dr Diabel Dramé, porte-parole de l’intersyndicale du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), section Matlaboul Fawzaini. Les doléances en question tournent autour du régime indemnitaire qui souffre, selon eux, d’une incohérence notoire. La direction refuse d’appliquer les décisions du Conseil d’administration sur le système indemnitaire marqué par une discrimination notoire. Le directeur interprète, disent-ils, les textes à sa manière, et cette situation risque de priver l’hôpital de l’unique médecin orthopédiste qui vient de Ziguinchor. A cela s’ajoute, explique le Dr Dramé, la mauvaise gestion de la structure. «Au moment où on parle, le directeur se tape une prime de 2,5 millions de francs par an sous forme d’indemnités, ce qui constitue l’équivalent du salaire de cinq médecins spécialistes», soutient–il. La Secrétaire générale de la section Sames de Touba, Dr Mame Coumba Sarr, abordant le deuxième point, a dénoncé la mauvaise gestion des ressources humaines : «Il y a un manque notoire de médecins spécialistes, une discrimination dans le recrutement du personnel avec des contrats de prestation illégaux, la nomination et les mouvements arbitraires du personnel sans avis des supérieurs hiérarchiques et sans motifs valables». Le fonctionnement de l’établissement a été également décrié par le Sames. «La rupture de consommables et de produits de la comptabilité des matières fait que le patient paie tout. Il y a aussi la modification d’actes médicaux de manière arbitraire et unilatérale», ajoute le Dr Sarr. Fort de tout cela, la section Sames de l’hôpital Matlaboul Fawzaini parle de crise accrue dans la gestion de cette structure très endettée qui couvre une population de plus d’un million d’habitants. Ce qui a occasionné une vive tension entre le personnel et le directeur, avec comme conséquence directe un mauvais fonctionnement de l’hôpital. Devant l’absence de dialogue et de concertation, face à une direction qui campe sur ses positions, le Sames, Section Touba, qui regroupe l’ensemble des médecins spécialistes et
généralistes de l’établissement, entend dérouler un second plan d’actions qui consistera à un arrêt de travail de 48 heures qui sera décrété dans 10 jours. Après évaluation, une autre journée d’actions est prévue avant la fin du mois d’octobre. Au cours de leur Assemblée générale, les syndicalistes du Sames de la zone centre, regroupant les régions de Diourbel, Kaolack, Thiès et Fatick, par la voix du Dr Mody Diop, Secrétaire
général de la section de Kaolack, ont dénoncé l’attitude de la direction. Elle est accusée d’être très réfractaire au dialogue. Aussi, projettent-ils d’étendre le mouvement aux autres structures de la zone, si le directeur Khalifa Ababacar Diouf continuera de réagir par le mépris à leurs égards.
El Modou GUEYE (Correspondant)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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