TOUBA - Rien ne va plus entre les médecins de l’hôpital Matlaboul Fawzaini de Touba et le directeur Khalifa Ababacar Diouf. A l’origine des bisbilles, une mauvaise gestion des ressources humaines, matérielles et financières de cette structure de santé de niveau 3. Ce lundi, un débrayage suivi d’une Assemblée générale a permis aux blouses blanches de faire le diagnostic de l’hôpital. Selon eux, la direction pose depuis plusieurs mois des actes de nature à compromettre la dignité de leur corporation. «Toutes les voies de recours étant épuisées pour un climat social apaisé au sein de l’hôpital Matlaboul Fawzaini, il ne reste qu’à déclencher un plan d’actions pour amener le directeur et ses acolytes à se pencher sur notre plate-forme revendicative», a déclaré le Dr Diabel Dramé, porte-parole de l’intersyndicale du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), section Matlaboul Fawzaini. Les doléances en question tournent autour du régime indemnitaire qui souffre, selon eux, d’une incohérence notoire. La direction refuse d’appliquer les décisions du Conseil d’administration sur le système indemnitaire marqué par une discrimination notoire. Le directeur interprète, disent-ils, les textes à sa manière, et cette situation risque de priver l’hôpital de l’unique médecin orthopédiste qui vient de Ziguinchor. A cela s’ajoute, explique le Dr Dramé, la mauvaise gestion de la structure. «Au moment où on parle, le directeur se tape une prime de 2,5 millions de francs par an sous forme d’indemnités, ce qui constitue l’équivalent du salaire de cinq médecins spécialistes», soutient–il. La Secrétaire générale de la section Sames de Touba, Dr Mame Coumba Sarr, abordant le deuxième point, a dénoncé la mauvaise gestion des ressources humaines : «Il y a un manque notoire de médecins spécialistes, une discrimination dans le recrutement du personnel avec des contrats de prestation illégaux, la nomination et les mouvements arbitraires du personnel sans avis des supérieurs hiérarchiques et sans motifs valables». Le fonctionnement de l’établissement a été également décrié par le Sames. «La rupture de consommables et de produits de la comptabilité des matières fait que le patient paie tout. Il y a aussi la modification d’actes médicaux de manière arbitraire et unilatérale», ajoute le Dr Sarr. Fort de tout cela, la section Sames de l’hôpital Matlaboul Fawzaini parle de crise accrue dans la gestion de cette structure très endettée qui couvre une population de plus d’un million d’habitants. Ce qui a occasionné une vive tension entre le personnel et le directeur, avec comme conséquence directe un mauvais fonctionnement de l’hôpital. Devant l’absence de dialogue et de concertation, face à une direction qui campe sur ses positions, le Sames, Section Touba, qui regroupe l’ensemble des médecins spécialistes et
généralistes de l’établissement, entend dérouler un second plan d’actions qui consistera à un arrêt de travail de 48 heures qui sera décrété dans 10 jours. Après évaluation, une autre journée d’actions est prévue avant la fin du mois d’octobre. Au cours de leur Assemblée générale, les syndicalistes du Sames de la zone centre, regroupant les régions de Diourbel, Kaolack, Thiès et Fatick, par la voix du Dr Mody Diop, Secrétaire
général de la section de Kaolack, ont dénoncé l’attitude de la direction. Elle est accusée d’être très réfractaire au dialogue. Aussi, projettent-ils d’étendre le mouvement aux autres structures de la zone, si le directeur Khalifa Ababacar Diouf continuera de réagir par le mépris à leurs égards.
généralistes de l’établissement, entend dérouler un second plan d’actions qui consistera à un arrêt de travail de 48 heures qui sera décrété dans 10 jours. Après évaluation, une autre journée d’actions est prévue avant la fin du mois d’octobre. Au cours de leur Assemblée générale, les syndicalistes du Sames de la zone centre, regroupant les régions de Diourbel, Kaolack, Thiès et Fatick, par la voix du Dr Mody Diop, Secrétaire
général de la section de Kaolack, ont dénoncé l’attitude de la direction. Elle est accusée d’être très réfractaire au dialogue. Aussi, projettent-ils d’étendre le mouvement aux autres structures de la zone, si le directeur Khalifa Ababacar Diouf continuera de réagir par le mépris à leurs égards.

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