Mercredi 19 Juin 2013
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HOMICIDE INVOLONTAIRE : Le père de famille asperge d'acide ses enfants et dit l’avoir confondu à de l'eau bénite

Jeudi 10 Janvier 2013

Qu'est-ce qui a bien pu prendre Saliou Ndiaye, pour qu'il asperge d'acide sulfurique ses deux enfants, avant de leur en faire boire. Dénoncé par le Directeur d'Albert Royer, après le décès de l'un des enfants, le père de famille, interpellé, a soutenu qu'il a confondu le produit toxique avec de l'eau
bénite. Un argument qui ne convainc pas son épouse.


C'est scandaleux ce qui s'est passé au quartier Noflaye de Sangalkam. Un enfant de moins de 5 ans est décédé des suites d'un produit
corrosif que son père lui a fait boire avant de lui en asperger le visage. Le père de famille, déféré au parquet pour homicide involontaire, avait
également aspergé sa fille de 8 ans avec le même produit.Tout est parti d’une lettre que le Directeur du Centre hospitalier d'Enfants Albert
Royer a envoyée au commissaire Bopp du Point E, pour lui notifier le décès d'un de ses patients, en l'occurrence Mohamed Ndiaye, âgé de
moins de 5 ans. Il signale ainsi des marques de brûlures sur le visage, à la bouche et au niveau du tronc antérieur de l'enfant, suite au versement
d'acide par son père. Le médecin précise que l'enfant a dû ingérer le produit corrosif, dont la présence est attestée par des lésions labiales
et buccales. Il faut à ce propos signaler que le garçon n'était pas le seul à être admis dans ce centre, puisque sa grande-soeur présentait les
mêmes symptômes, même si elle a été finalement libérée.

Mouhamed n'était pas aussi malade que le dit son père
L'enquête ouverte mènera à l'interpellation du père de famille, Saliou Ndiaye. Entendu, ce dernier a déclaré, d'emblée, s'être trompé de bouteille en voulant laver le visage de ses deux enfants avec de l'eau bénite, pour les guérir de la maladie dont ils souffraient. A l'en croire, le jour des faits, il était à son domicile, jusqu’au moment où la femme de son frère, qui s'occupe de ses enfants, en l'absence de leur mère partie en voyage depuis un mois, lui a amené son fils dans un état pitoyable. «Il ne tenait pas debout et était presque inconscient», a dit le père de famille, qui au cours de l'enquête a été démenti par la dame en question. Cette dernière a, en effet, déclaré devant les limiers que l'enfant ne se sentait certes pas bien, mais il marchait et il parlait correctement. Quoi qu'il en soit, Saliou Ndiaye a déclaré que face à cette situation, désemparé, il s'est saisi d'une bouteille d'eau bénite qu'il disposait à domicile pour la lui asperger. Il a également signalé qu'avant qu'il ne finisse de procéder au massage du petit Mohamed, sa fille aînée de 8 ans est apparue avec les mêmes symptômes. Là encore, il faut dire qu'il a été démenti par la femme de son frère qui soutient que cette dernière ne souffrait de rien en quittant son domicile. Selon elle, c'est lorsqu'elle est venue déposer le petit garçon auprès de son père, que ce dernier lui a intimé l'ordre de lui ramener sa fille. Ce qu'elle a fait. Poursuivant sa déposition, le père de famille a soutenu qu'après leur avoir aspergé du liquide, il a constaté des brûlures au cou et à la tête de ces derniers. C'est donc à la suite de cela, dit-il, qu'il a constaté qu'il avait confondu la bouteille avec celle de l'acide qu'il avait achetée deux jours auparavant, pour les toilettes.
Saliou Ndiaye a été déféré au parquet pour homicide involontaire.

La mère des enfants : «Mon mari n'a pas dit toute la vérité. . . »

Guidée par l'instinct maternel, son épouse qui avait voyagé depuis plus d'un mois était subitement rentrée. Ayant trouvé ses enfants dans un état lamentable, la dame qui soutient que son mari lui a servi la même version, les a tout de suite conduits à l'hôpital Youssouph Mbargane de Rufisque, après ils ont été évacués à Albert Royer. Si la fille a été libérée le même jour, après consultation, le garçon, lui, a rendu l'âme trois jours plus tard. D'ailleurs, le certificat de genre de mort fait état d'une « mort par anémie aiguë à la suite d'une hémorragie digestive due à une ingestion de produit corrosif ». Entendue, Maty Ndiaye, la mère des enfants, a été on ne peut plus claire. «Lorsque j'ai interrogé mon mari sur l'état des
enfants, il m'a déclaré que ces derniers étaient malades, au point qu'il a jugé nécessaire de leur asperger de l'acide», a dit la dame qui a également révélé que contrairement aux déclarations de son époux, elle n'a jamais constaté des bouteilles d'eau bénite dans sa chambre. Et la dame toujours sous le choc, de se demander : «Comment est-ce qu'une personne de son âge peut mettre de l'acide entre ses mains, avec l'effet de la chaleur qui caractérise un tel produit, et asperger le liquide à ses enfants ». Selon elle, son mari «n'a pas dit toute la vérité sur ce qui est arrivé aux enfants. . .»
Ndèye Anna NDIAYE

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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