HAUSSE VERTIGINEUSE DES PRIX DU TRANSPORT A TOUBA : Un véritable calvaire pour les fidèles pour rentrer chez eux

Samedi 14 Janvier 2012

TOUBA - Comme à l’accoutumée, les pèlerins, qui étaient venus célébrer le grand Magal de Touba, vont encore débourser le double du tarif recommandé pour rentrer chez eux. En effet, une hausse vertigineuse a été notée sur les prix du transport. Déjà que pour l’aller, renseignent certains interlocuteurs, il fallait débourser 7 000 francs pour les bus, 4 000 francs pour les «Ndiaga Ndiaye», 10 000 à 15 000 francs pour les taxis. Pour rentrer à Dakar, les clients sont obligés de payer 5 000 francs Cfa, alors qu’en temps normal le prix du ticket ne dépassait pas les 2 000 francs. C’est cette même hausse qui a été aussi constatée au niveau des voitures de transport en commun des autres régions. A la gare routière de Touba, c’est la ruée vers les cars. Sac au dos, Mbaye a été très surpris de voir les transporteurs procéder à une hausse des prix du transport pour le retour. Devant rentrer à Tivaouane, une localité située dans la région de Thiès, il est obligé de débourser le double de la somme qu’il a payée à l’aller pour renter. «Je dois rentrer, mais on me demande de payer le double du tarif normal. Le mardi, j’ai payé 1000 francs pour venir à Touba. Mais à ma grande surprise, les prix ont été augmentés. Actuellement les bus qui vont à Tivaouane demandent 2 500 francs. Ce qui est inadmissible. Même si les conducteurs doivent augmenter les prix, ils doivent le faire de façon raisonnable», déplore- t-il. Abondant dans le même sillage, Fatou Guèye, la quarantaine dépassée de marteler «les chauffeurs n’ont pas de coeur, on dirait qu’ils ne veulent pas profiter des bienfaits du Magal. Les temps sont durs et les pèlerins n’ont pas d’argent, ils doivent être au moins un peu cléments». Dans le même ordre d’idées, venant de Tambacounda ce pèlerin s’insurge : «Ces chauffeurs ne bénéficieront jamais des grâces de Serigne Touba, car ils n’éprouvent pas de pitié pour les gens. Ils sont sans état d’âme. Ils doivent savoir que les gens ont beaucoup dépensé pour une belle réussite du Magal». Poursuivant, elle souligne «je suis obligée de payer 6 000 francs Cfa pour rentrer. Même s’ils haussent les prix à 10 000 francs, on rentrera, car Khadim Rassoul nous apportera toujours son aide. Devant rentrer à Thiès, Baye Mor Guèye déplore, lui aussi, l’abus des conducteurs. Comme tous les autres fidèles, il doit casquer le double du prix qu’il a payé pour pouvoir rejoindre la Capitale du rail, sa ville natale. «J’ai payé 1 500 à l’aller, mais actuellement les chauffeurs ont haussé la barre à 3000 francs. Ce qui est injuste, mais on n’y peut rien. Nous sommes contraints de nous soumettre pour rentrer». Du côté des chauffeurs, ceux qui ont voulu répondre à nos questions évoquent la cherté du carburant à la pompe et les hausses répétitives du gasoil et de l’essence pour justifier cette augmentation.
De nos envoyés spéciaux Mously NDIAYE, Aliou DIOUF (Stagiair

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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