GRANDE INNOVATION DU PELERINAGE : Une messe de minuit célébrée la veille de Pentecôte, pour la première fois

Mardi 29 Mai 2012

La grande innovation de l’édition 2012 du pèlerinage marial de Popenguine, c’est la messe de minuit du dimanche suivie de la procession dans le village. En effet, pour la première fois dans l’histoire de ce pèlerinage, vieux de 124 ans, une messe officielle est célébrée la nuit à la veille de la Pentecôte.


POPENGUINE - Des milliers de fidèles catholiques venus de tous les coins du Sénégal et de la sous- région ont assisté à la grande messe célébrée par Monseigneur Paul Abel Mamba, le tout nouvel évêque de Ziguinchor. En présence de l’archevêque de Dakar, le cardinal Théodore Adrien Sarr et de plusieurs hommes d’église, Monseigneur Paul Abel Mamba a invité les fidèles à méditer sur le thème de cette année : «Que tous soient Un». Aussi, demande- t-il à ces derniers de prier pour un Sénégal de paix, car rappelle l’évêque de Ziguinchor, «le Sénégal vient d’être sauvé de justesse du syndrome de la démocratie africaine». Et pour que tous soient un, il dira à ces milliers de pèlerins qu’ils n’ont pas le droit d’accepter la désunion. Il leur a fait savoir qu’ils sont invités à l’unité et à la vérité comme la famille de Jésus-Christ. Car, ajoute-t-il, «le monde a besoin de notre communion pour que tous soient un». Il faut juste signaler qu’avant la messe, une veillée de prière riche en enseignements avec des témoignages émouvants de certains fidèles qui étaient perdus dans leur foi a eu lieu. Des jeunes venus de Kaolack ont revisité l’histoire des martyrs d’Israël qui rappelle un peu le comportement qu’un croyant doit avoir dans toute circonstance.


MESSE SOLENELLE DE LA 124E EDITION DU PELERINAGE MARIAL : Monseigneur Ernest Sambou invite les fidèles à l’unité pour un Sénégal émergent

POPENGUINE - La messe solennelle de la 124e édition du pèlerinage marial de Popenguine a été célébrée, hier, par Monseigneur Abbé Ernest Sambou, évêque de Saint-Louis. Dans un climat de joie et de fête, les milliers de fidèles chrétiens venus d’horizons divers et qui ont convergé vers cette ville sainte pour prier la vierge Marie, la mère du Christ, ont répondu présent à cette messe solennelle, malgré l’affluence qu’avait connue la messe de minuit la veille. Sous le thème : «Que tous soient un», Monseigneur Ernest Sambou, en cette solennité de Pentecôte, est revenu sur l’importance de l’unité, surtout dans une Afrique meurtrie par les guerres et les conflits. En présence de Monseigneur Théodore Adrien Sarr, l’archevêque de Dakar, et des autorités étatiques, avec à leur tête le ministre de l’Intérieur, Mbaye Ndiaye, mais aussi Oumar Guèye, ministre de l’Assainissement, Aïdar El Ali, ministre de l’Ecologie et du Khalife de Pire, entre autres, l’évêque de Saint-Louis a clamé que l’unité fait la force. «La division est l’oeuvre du diable, mais nous sommes condamnés à former l’unité. Car l’unité est l’oeuvre plutôt de Dieu que de la vie humaine», explique-t-il dans son homélie. Indiquant qu'«en dépit de la pluralité des ethnies, nous pouvons toujours instaurer l’unité», il suggère de prendre exemple sur notre propre corps qui offre une belle image de cette unité que nous recherchons. Cependant, il relève quelques obstacles qui freinent cette unité. Il s’agit de «la guerre» qui, selon lui, est «la résultante de l’égoïsme, de la soif de pouvoir et d’argent, de l’injustice», entre autres. «L’argent également est un obstacle à cette unité. Car le monde est divisé en deux parties : le monde des riches et celui des pauvres». Il y a aussi la politique que les hommes politiques utilisent pour diviser afin de mieux régner ». Et pour argumenter, Monseigneur Sambou prend l’exemple du conflit Casamançais vieux de plus de 30 ans, en indiquant que «le conflit Casamançais peut prendre fin à condition de ne pas le politiser». Et afin l’autre obstacle à cette unité est l’accaparement des terres qui est également source de conflit.
Invitant les fidèles à être des serviteurs de l’unité pour que l’Afrique et surtout le Sénégal puissent se développer, il soutient que «la véritable unité adviendra lorsque nous ferons la volonté du Christ».

POPENGUINE UN SYMBOLE VIVANT DU DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN : Les musulmans pleinement impliqués dans l’organisation

POPENGUINE - A Popenguine, on croirait que tout le monde est chrétien lors du pèlerinage marial. En se promenant dans les rues de la localité, le constat qui frappe est que toute la population, dans son ensemble, sans considération religieuse, s’active dans les différentes tâches de l’organisation, pour une bonne réussite de l’événement. Entre, la cuisine, le nettoyage, l’arrangement des chaises et autres dispositifs, chacun se rend utile pour quelque chose. Et ce sont les femmes qui se font le plus remarquer, dans ce bel élan de solidarité et cette manifestation du dialogue islamo-chrétien. Certaines maisons sont déjà pleines à craquer. C’est dire donc que c’est tout Popenguine qui est dans la mouvance du pèlerinage marial. Les musulmans sont très nombreux à assurer les travaux d’organisation. Les chants religieux et le Mbalax qui se mélangent sous une forte chaleur n’entravent en rien le travail, et même à côté il y a des enfants qui courent dans tous les sens. Dans une maison très aminée à la veille du pèlerinage, Astou Ndoye, la quarantaine, témoigne : «A Popenguine, on ne sait pas qui est chrétien ou musulman. Il n’y a personne chez moi actuellement. Tout le monde est parti aider ceux qui cuisinent pour les invités. Nous nous sentons même plus impliqués dans l’organisation. Il n’y a que le lieu de prière qui nous diffère, mais nous sommes les mêmes. Nous prions à la mosquée et eux à l’église. A part ça, nous partageons tout». Pour l’événement, elle dit même recevoir des invités. «On héberge des pèlerins. On leur donne à manger et tout ce dont ils ont besoin. Parce qu’on se dit que c’est juste pour quelques jours», ajoute la dame très enthousiaste.

Imam Ciss «c’est nous qui demandons à nos épouses d’aider nos voisins»
Dans la même atmosphère, Fatou Thioune s’active à ranger des caisses de boissons sous une tente. La sueur dégoulinant sur le visage, elle ne s’économise pas. «C’est aussi notre pèlerinage, nous cohabitons en paix, donc c’est tout à fait normal qu’on soit impliqué dans l’organisation», confie-t-elle sourire aux lèvres. Elle aussi héberge des pèlerins. «Je fais la cuisine pour eux et j’aide mes voisins aussi, parce qu’ils en font autant lors de nos fêtes religieuses». Dans la dynamique, l’Imam de la mosquée de la localité parle d’une «relation fraternelle entre les musulmans et les chrétiens». «Le pèlerinage est une fête pour tout le monde ici. Nous ne faisons pas le distinguo entre musulmans et chrétiens. C’est nous même qui demandons à nos épouses et enfants d’aider nos voisins dans l’organisation et l’hébergement des pèlerins», dit imam Aliou Ciss. « Parce, que poursuit-il, les chrétiens aussi nous aident lors de nos fêtes religieuses comme la Tabaski et la Korité. Devant Dieu, nous sommes pareils. Donc, nous devons vivre en paix et nous entraider».
Marianne NDIAYE & Awa DABO

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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