Mardi 18 Juin 2013
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GESTION DES SENEGALAIS DE L’EXTERIEUR : Des émigrés réclament un ministre apolitique et des exceptions sur la réciprocité des visas

Vendredi 21 Décembre 2012

Les Sénégalais de la diaspora ne veulent plus d’un ministre des Sénégalais de l’Extérieur politique, mais en lieu et place quelqu’un qui connaît bien le secteur. Lors du Forum économique des investisseurs et des Sénégalais de la diaspora qui se tient depuis hier à Dakar, leur porte-parole Abdou Soulèye Diop, vice-président de la Fondation des émigrés, par ailleurs président de l’Association des Sénégalais au Maroc, a déclaré, hier, qu’il y a un problème au niveau du choix des hommes en ce qui concerne ce poste ministériel. «Nous ne voulons pas d’un ministre des Sénégalais de l’Extérieur politique, il faut à la tête de ce ministère quelqu’un qui connaît bien le secteur, un technicien ». Revenant sur le portefeuille ministériel, M. Diop donne raison à ceux qui le comparent à une coquille vide. Car il trouve «ridicule» que leur ministère de tutelle ne
puisse bénéficier que d’un budget d’un milliard pour gérer trois (3) millions de personnes. Le vice président de la Fondation des émigrés pense que pour que le ministère puisse jouer correctement son rôle, il faut lui donner les moyens nécessaires. Présentement, son budget n’est pas à la dimension des attentes. Pour ce qui concerne la réciprocité des visas que le Sénégal veut appliquer à partir de juillet 2013, les émigrés se sont sentis concernés. A ce propos, leur porte-parole a clairement signifié qu’il est pour la réciprocité. Toutefois, il précise que l’Etat du Sénégal doit faire des exceptions par rapport à ses intérêts. Au-delà de ces propositions faites à l’Etat, les Sénégalais de la diaspora présents au Forum économique des investisseurs veulent favoriser l’identification des projets d’intérêt commun et les possibilités d’investissement et de coopération dans plusieurs secteurs. Pour cela, ils restent convaincus qu’il faut mettre en place des mécanismes qui permettent d’avoir accès à l’investissement. «Au Sénégal, on a un problème d’accompagnement de l’investissement. C’est vrai qu’il y a l’Apix qui aide à ouvrir une structure, mais après, il faut chercher l’argent. Il faut donc trouver des mécanismes pour financer l’investissement privé», à fait savoir M. Diop. Quant au président du Collectif des cadres de la diaspora sénégalaise, Mamadou Fall, il a fait un plaidoyer pour le retour au bercail des diplômés sénégalais de la diaspora qui, selon lui, est la seule solution pour l’épanouissement professionnel mais aussi pour le développement du Sénégal.
Jacques Ngor SARR

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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