Un pas vient d'être franchi dans la volonté des autorités de venir à bout des lancinants problèmes des eaux pluviales et des déchets solides qui frappent la ville de Kaolack. La phase d'étude est désormais bouclée, avec les résultats qui ont été présentés hier. D'un coûté 1,6 milliard de francs Cfa, elle a été financée par l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (Jica). La conclusion des intervenants, c'est que le problème d'assainissement des eaux usées, des eaux pluviales et des déchets solides a été accentué d'une part par l'urbanisation anarchique et d'autre part, par la vétusté du réseau et le manque de système efficace et régulier de collecte des déchets. Un fait qui, selon eux, découle parfois du mauvais comportement de la population. C'est pourquoi, ils ont recommandé l'urgente nécessité d'élaborer un plan directeur d'assainissement (Pda) adéquat et conforme aux objectifs du millénaire pour le développement (Omd) dans ce secteur. Cette cérémonie, s'est réjoui Oumar Guèye, ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, se déroule au lendemain du Conseil des ministres précédé par un Conseil interministériel sur la problématique des inondations et de l'assainissement de cette ville. «Cette étude étant bouclée, il ne reste que la validation et le lancement de l'appel d'offres. Nous n'avons pas de temps à perdre, nous allons multiplier la cadence. Car, en ce qui concerne l'assainissement, nous ne pouvons pas atteindre les objectifs du millénaire pour le développement», a-t-il annoncé tout en comptant mettre l'accent sur un système efficace de collecte des ordures. De ce fait, suggère-t-il, l'élargissement du réseau d'assainissement est long de 45 km et ne concerne que le centre ville ( 1/5). Une réalité qui, de son point de vue, oblige le reste de la ville, soit 4/5 à utiliser les fosses septiques qui à leur tour accentuent la pollution de la nappe phréatique et du Fleuve Saloum. Aussi, Oumar Guèye est convaincu que : «Quel que soit le niveau d'investissement, si nous ne changeons pas de comportement, nous ne pouvons pas résoudre ce problème». Pour sa part , Tomoyuki Ono, premier secrétaire de l'ambassade du japon pense à la maîtrise des phénomènes naturels et du changement de comportement. «Il n'y a pas de
baguettes magiques pour effacer ces problèmes urbains. Ce qu'il nous faut, c'est la maîtrise de l'espace, de l'habitat, de la topographie, de la pluviométrie et surtout du comportement des gens», a t-il recommandé.
baguettes magiques pour effacer ces problèmes urbains. Ce qu'il nous faut, c'est la maîtrise de l'espace, de l'habitat, de la topographie, de la pluviométrie et surtout du comportement des gens», a t-il recommandé.

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