Une petite lueur d’espoir semble commencer pour le système éducatif, perturbé depuis le début de l’année par des mouvements de grève. Aujourd’hui, même si l’objectif premier reste toujours d’éteindre tous les foyers de tension restants, rattraper le temps perdu, trouver des solutions pour garnir le quantum horaire extrêmement faible, restent les autres impératifs. Et cela, pour donner plus de crédit à l’année scolaire et les diplômes qui en ressortiront au cas où l’année scolaire serait sauvée. Ce qui rend inévitable la prolongation de l’année scolaire.
Une nouvelle problématique que n’occulte pas le coordonnateur de la Coalition des organisations de synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), Cheikh Mbow qui estime que : «réaménager le calendrier scolaire» aujourd’hui nécessaire, bien que «le Bac sénégalais est très crédible». Et réaménager le calendrier revient surtout à prolonger l’année scolaire jusqu’en hivernage. «Il faut prolonger l’année scolaire. On devrait pouvoir travailler jusqu’en juillet août et septembre. Travailler sous la pluie et arrêter avec les histoires de saisons des pluies. Car dans d’autres pays ça grêle mais les gens vont au travail», explique M. Mbow joint par nos soins. Car dit-il, «à année particulière, il faut des attitudes particulières». Une solution qui peut se heurter cependant à quelques problèmes. Car certains établissements étant bâtis sous forme d’abris provisoires. Mais pour lui, cela peut s’arranger. «L’élémentaire n’a pas été perturbé cette année. Pourquoi ne pas donner leurs locaux durant les vacances au moyen secondaire pour que les élèves et les professeurs augmentent leurs temps de travail, et surtout les professeurs grévistes pour assurer un quantum horaire minimum», propose M. Mbow qui demande plus à rassurer les élèves que de faire miroiter une
année blanche. Et «il faudra plus de sacrifices de la part des enseignants et mais aussi de la part des élèves pour augmenter le quantum horaire», indique le coordonnateur des défenseurs de l’école publique, tout en signalant aussi que certains enseignants ne sont pas en grève, comme ceux de l’Uden. Des pistes de solution qui pourraient surtout éloigner certaines conséquences néfastes d’une année scolaire au quantum horaire très insuffisant. «Si le temps d’apprentissage n’est pas suffisant, cela va impacter sur le système d’évaluation. Parce que les élèves seront évalués sur des contenus qu’il ne maîtrisent pas», explique Cheikh Mbow qui listait ainsi une première conséquence de la réduction du quantum. Ensuite, «cela peut poser des problèmes de justice et d’équité entre les élèves de l’école publique et ceux de l’école privée». Et «par rapport à la situation post-évaluation, l’enfant qui doit aller à l’université fera face à d’autres plus compétents que ceux de la France ou du Mali etc». A cela, il faudra aussi ajouter que si l’on décrétait l’année blanche, cela pourrait aussi léser les élèves des écoles privées qui eux auront appris durant toute l’année scolaire sans perturbations. Et en définitive, pour extirper l’école sénégalaise de ces grèves cycliques, une refondation du système éducatif est nécessaire selon le coordonnateur de la Cosydep qui appelle à la réunion de tous les acteurs pour une réflexion approfondie et apporter les réponses définitives qu’il faut.
Une nouvelle problématique que n’occulte pas le coordonnateur de la Coalition des organisations de synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), Cheikh Mbow qui estime que : «réaménager le calendrier scolaire» aujourd’hui nécessaire, bien que «le Bac sénégalais est très crédible». Et réaménager le calendrier revient surtout à prolonger l’année scolaire jusqu’en hivernage. «Il faut prolonger l’année scolaire. On devrait pouvoir travailler jusqu’en juillet août et septembre. Travailler sous la pluie et arrêter avec les histoires de saisons des pluies. Car dans d’autres pays ça grêle mais les gens vont au travail», explique M. Mbow joint par nos soins. Car dit-il, «à année particulière, il faut des attitudes particulières». Une solution qui peut se heurter cependant à quelques problèmes. Car certains établissements étant bâtis sous forme d’abris provisoires. Mais pour lui, cela peut s’arranger. «L’élémentaire n’a pas été perturbé cette année. Pourquoi ne pas donner leurs locaux durant les vacances au moyen secondaire pour que les élèves et les professeurs augmentent leurs temps de travail, et surtout les professeurs grévistes pour assurer un quantum horaire minimum», propose M. Mbow qui demande plus à rassurer les élèves que de faire miroiter une
année blanche. Et «il faudra plus de sacrifices de la part des enseignants et mais aussi de la part des élèves pour augmenter le quantum horaire», indique le coordonnateur des défenseurs de l’école publique, tout en signalant aussi que certains enseignants ne sont pas en grève, comme ceux de l’Uden. Des pistes de solution qui pourraient surtout éloigner certaines conséquences néfastes d’une année scolaire au quantum horaire très insuffisant. «Si le temps d’apprentissage n’est pas suffisant, cela va impacter sur le système d’évaluation. Parce que les élèves seront évalués sur des contenus qu’il ne maîtrisent pas», explique Cheikh Mbow qui listait ainsi une première conséquence de la réduction du quantum. Ensuite, «cela peut poser des problèmes de justice et d’équité entre les élèves de l’école publique et ceux de l’école privée». Et «par rapport à la situation post-évaluation, l’enfant qui doit aller à l’université fera face à d’autres plus compétents que ceux de la France ou du Mali etc». A cela, il faudra aussi ajouter que si l’on décrétait l’année blanche, cela pourrait aussi léser les élèves des écoles privées qui eux auront appris durant toute l’année scolaire sans perturbations. Et en définitive, pour extirper l’école sénégalaise de ces grèves cycliques, une refondation du système éducatif est nécessaire selon le coordonnateur de la Cosydep qui appelle à la réunion de tous les acteurs pour une réflexion approfondie et apporter les réponses définitives qu’il faut.

ACCUEIL






