FUMOIR DU QUARTIER : «Keur gou Ndaw» vandalisé par les jeunes de Grand-Médine

Lundi 15 Octobre 2012

«Keur gou Ndaw» est une maison désordonnée, offrant le décor d’un atelier qui attire l’attention. Et pour s’y rendre on n’a même pas besoin de guide, car c’est la maison la plus populaire de tout Grand-Médine. Elle se trouve à une vingtaine de mètres de la maison du chef de quartier. C’est le lieu de rendez-vous des fumeurs de chanvre indien et des adeptes des jeux de hasard. A l’entrée, c’est une table par terre, des cartes de belotte éparpillée, des filles assises à même le sol et une cour désordonnée qui renseignent sur le comportement des jeunes. Après le décès du jeune Amadou Sy dit Meumeu, pris de colère et de tristesse, les jeunes du quartier ont fait irruption à «Keur gou Ndaw», ils ont saccagé en partie la maison. Trouvé sur place, hier, assis sur son lit, Abdourahmane Barry, un ressortissant guinéen qui est locataire dans la maison, explique qu’au moment de l’attaque de la demeure, seule sa femme était présente. «C’est pendant que les autres vaquaient à leurs préoccupations que l’irréparable a été commis avec ces jeunes qui ont pris d’assaut la maison», explique-t-il avant d’ajouter que face à cette foule en rage, sa femme n’a pu qu’observer les assaillants qui ont détruit tout ce qui se trouvait devant eux. N’eût été l’intervention de la police, le pire allait se produire. Malgré tout, les dégâts sont assez nombreux. En effet, deux lits doubles, des portes et des fenêtres ont été cassés. Un poste téléviseur de 55cm a aussi été réduit à néant, ainsi que deux armoires, dont un appartenant au propriétaire de «Keur gou Ndaw». La toiture en tuile de la maison n’a pas été épargnée. Même la tente qui servait d’abri contre le soleil au milieu de la maison a été détruite. Le chef de quartier, Djibril Sarr, nous a expliqué qu’il ne passe un seul jour sans que les habitants du quartier ne viennent se plaindre auprès de lui sur ce qui passe dans cette maison. Il ajoute que la police y fait des descentes tout le temps, mais que «la situation reste toujours incontrôlable». «Parce que, dit-il, le propriétaire de la maison y vit et on ne peut pas l’obliger à quitter la demeure». Les riverains interpellés nous soufflent que cette maison est le lieu de tous les abus. A en croire un groupe de femmes retrouvées en pleine discussion près de «Keur gou Ndaw», «les gens qui vivent là bas ne sont pas du quartier et ils passent tout leur temps à fumer du ‘yamba’, à boire de l’alcool et à jouer aux cartes. Cela a terni l’image du quartier».
Ibrahima SALL (Stagiaire)

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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