FOOT - SACRIFICES FINANCIERS DES CANDIDATS AU BANC DES «LIONS» : Giresse va-t-il revoir à la baisse ses prétentions salariales de 15 millions

Vendredi 11 Janvier 2013

Après son intronisation sur le banc des «Lions», le peuple attend que Giresse respecte de parole de faire des sacrifices financiers.


En postulant pour entraîner l’équipe nationale «A» de football du Sénégal, le Français Alain Giresse a demandé à monnayer son savoir-faire contre un salaire mensuel de 15 millions de francs Cfa. Maintenant, qu’il a été choisi pour réaliser son rêve de gagner avec les «Lions», on attend de lui qu’il fasse des sacrifices financiers. Comme il l’a promis, lors de son audition par les membres du Comité ad hoc que
dirigeait Me Augustin Senghor. Un engagement solennel qu’ont pris les autres candidats malheureux à la succession de Joseph Koto. A savoir Aliou Cissé et Wolke Finke, les deux derniers potentiels adversaires à menacer son fauteuil. «Tous les candidats rencontrés ont rassuré que ce n’est pas l’argent qui leur fait courir, mais le projet sportif. Tous ont accepté de faire des sacrifices financiers. C’est le projet sportif qui les motive
davantage», souligne le président de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) qui insiste pour dire que «sa surpriorité (de Giresse), c’est le projet Sénégal». Ce projet est selon Me Senghor, «remettre l’équipe sur les rails, essayer de remobiliser les joueurs et, en définitive, construire une vraie équipe nationale et non une sélection». Ce qui est bien possible pour le technicien, qui va travailler au Sénégal sans une grosse pression. Parce que les éliminatoires du Mondial 2014, qui représentent son premier chantier, ne sont pas assorties d’une obligation de résultats. «L’objectif, c’est d’asseoir une équipe du Sénégal compétitive. L’équipe se fixe des ambitions et des objectifs. Ce qui est le plus important, c’est de se qualifier pour la Can 2015. Le Sénégal avec son potentiel et son passé, se doit d’être régulier», mentionne Me Senghor qui promet des conditions de travail au nouveau sélectionneur national : «Dans les clauses contractuelles, l’hébergement et le véhicule
sont prévus. Il sera en permanence à Dakar, pendant 7 à 8 mois». Peut-être que ce message de Me Augustin Senghor, qui a engagé, depuis hier, les dernières négociations avant de parapher le contrat, servira à conscientiser l’ancien coach des «Aigles» du Mali. «Compte
tenu du contexte économique, le Sénégal n’est pas prêt à faire des folies», a-t-il prévenu. Et il ne peut en être autrement. Surtout que l’Etat, après une analyse profonde des cas Guy Stéphan et Henri Kasperczak, a tracé la limite financière à ne pas dépasser. Pour rappel, pour avoir rompu unilatéralement le contrat de Guy Stéphan pour insuffisance de résultats, l’Etat a été contraint de le dédommager à hauteur de 300 millions. Pour sa part, Kasperczak a abandonné les «Lions» en pleine compétition, à Tamale (Can 2008, au Ghana). Alors qu’il a été gracieusement payé.
A propos de ces deux expériences malheureuses, le président Senghor garantit que «les précautions seront prises au moment de signer en faisant en sorte que les contrats se terminent après la Can». En tout cas, il le faut. Car, le peuple a été, maintes fois, abusé par les «sorciers blancs».
Youssouph BADJI

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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