FOOT - PREPARATION DES MATCHES RETOURS COUPES D’AFRIQUE DES CLUBS : Un casse-tête pour Ouakam et le Casa Sports

Jeudi 23 Février 2012

Avec la trêve forcée et le contexte électoral qui sévissent dans le pays, c’est la croix et la bannière que rencontrent l’Union sportive de Ouakam et le Casa Sports, les deux clubs sénégalais engagés en Coupes d’Afrique pour préparer la manche retour. Pour Oumar Guèye Ndiaye, le président de Ouakam qui a, pourtant, réalisé une bonne opération en allant battre Birkama en Gambie (1-0), c’est un véritable casse-tête.
«Nous allons jouer le match retour, le 3 mars au stade Demba Diop, à 16 h 30. Mais je ne vous le cache pas c’est vraiment un casse-tête pour préparer le match retour pour nous. Car, depuis 45 jours on ne joue plus au Sénégal. Certes, il y a eu des tournois et des matches amicaux, mais rien ne vaut la compétition. Surtout quand tu dois participer à une Coupe d’Afrique. Et nous jouons contre une équipe de Birkama qui participe à des compétitions régulières depuis des mois. Elle joue bien au ballon et puis elle dispose d’installations. Je pense que par rapport à tout cela, les Gambiens ont un avantage sur nous. Même s’ils ont perdu la première manche chez eux», s’indigne Oumar Guèye Ndiaye.
Pour essayer de combler le vide ; les responsables de l’Uso sont obligés d’organiser des matches amicaux afin de permettre à leurs joueurs d’avoir un peu de compétition avant le match retour. «Pour maintenir nos joueurs en forme, nous sommes obligés de concocter un programme pour jouer des matches amicaux. Nous comptons rencontrer l’As Douane, vendredi. Le lundi nous aurons la Renaissance ou l’As Pikine avant de rentrer en regroupement à partir de mercredi», renseigne le président du champion du Sénégal de Ligue 1. Du côté du Casa Sports, battu par Gamtel (1-0), lors de la première manche, la situation semble plus compliquée. «Nous sommes confrontés à un véritable problème pour préparer le match retour de la Coupe d’Afrique contre Gamtel. Car, il n’y a pas de compétitions au Sénégal. Nous avons souffert de cela, lors de la première manche que nous avons perdue à Banjul. Mais c’était moins grave car nous avons participé au tournoi de la Solidarité. Pour la seconde manche, ce sera très difficile. Non seulement il n’y a pas de championnat, mais il y a aussi les élections, dimanche prochain. Donc
nous ne pouvons pas nous déplacer pour aller jouer des matches amicaux. Maintenant, nous nous contentons de jouer des matches à Ziguinchor avec des petits clubs de la place. Comme on dit, à défaut de ce que l’on veut on se contente de ce que l’on a. J’avoue que nous ne préparons pas le match retour dans les meilleures conditions», se désole Siaka Bodian, le secrétaire général du Casa Sports.
Amédine SY

TEUSS

L’hommage

Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR

Contre - attaque

«Essamay», le repos éternel du guerrier

En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.

Harouna DEME


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