FOOT - PREMIERE SORTIE DES CLUBS SENEGALAIS EN COUPES D’AFRIQUE : L’expérience et l’efficacité de l’uso ont fait défaut au Casa
Les résultats obtenus par les clubs sénégalais en Coupes de la Caf laissent entrevoir une différence d’approche entre Ouakam et le Casa. L’expérience et l’efficacité ayant permis d’atteindre le but.
BANJUL (Envoyé spécial) - Les clubs sénégalais, l’Us Ouakam et le Casa Sports, qui sont descendus sur la scène africaine, ce week-end, en Gambie, ont non seulement connu des fortunes diverses sur le plan des résultats, mais aussi sur la physionomie. Car, si les champions ouakamois en titre se sont imposés face à Brikama par (1-0) grâce à leur efficacité, tel n’a pas été le cas pour le Casa Sports. En effet, le club fanion de Ziguinchor s’est compliqué la tâche en s’ inclinant sur le même score face à Gamtel. Au regard des résultats des deux équipes, l’Uso a obtenu un bon résultat grâce à son efficacité. Les Ouakamois ont été dominés par les Gambiens alors que le Casa a perdu par manque de réalisme. Puisse que les poulains de Demba Ramata Ndiaye ont dominé largement cette rencontre sans pour autant marquer. Et à l’arrivée, ils l’ont payé très cher. Cela prouve qu’au niveau international, il faut être très efficace pour réaliser un bon parcours. Le caoch de l’Uso l’a bien compris. «Nous avons rencontré une très belle équipe de Brikama. Cela prouve que le football gambien est en progression. D’ailleurs ils ont failli nous surprendre. Mais heureusement, les gosses ont su réagir aussi bien sur le jeu au milieu du terrain. Il fallait être présent sur le deuxième ballon car la bataille se joue dans ce secteur. Au début, mes joueurs n’ont pas répondu. Mais au fil du match, les joueurs sont revenus dans le bain pour prendre les choses en main. Cela nous a permis de décrocher la victoire. Il faut être efficace sur la scène africaine pour obtenir un bon résultat», a expliqué Abdou Salam Lam. Et du côté de l’entraineur du Casa Sports, l’heure était au regret. «Nous avons perdu le match par défaut d’efficacité devant les buts. Nous avons eu une cascade d’occasions que les gosses n’ont pas réussie à concrétiser. Alors que notre adversaire Gamtel a profité d’une défaillance individuelle pour marquer l’unique but de la partie. Donc aujourd’hui, les occasions vendangées nous ont coûté très cher. C’est cela aussi le haut niveau» ? a déclaré Demba Ramata Ndiaye.
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L’hommage
Son jubilé, Boc l’aura bien réussi sur une pelouse qu’il connaissait bien : celle de Demba Diop, là où il a, maintes fois, brillé de mille buts. En l’espace de quelques jours, Boc a réussi de l’au-delà à éclipser tout le reste de l’actualité nationale. Politique, économie et même la Biennale des arts, tout a été off. Le culte tardif que les «goorgoorlus» font à «l’éternel Essamay» traduit le zèle des nouveaux convertis à la passion Boc. C’est vrai qu’un seul être vous manque… Mais puisqu’il vaut toujours mieux tard que jamais - mais un hommage de son vivant aurait été plus méritoire encore -, la Nation reconnaissante a rendu un hommage solennel à son ex-capitaine qui avait su faire traverser le vaisseau national bien des zones de turbulences, comme il a, malheureusement, participé à des naufrages cuisants. C’est ça aussi la vie, mais Boc a été aux avant-postes et a donc mérité cet hommage national. Mais dans toute cette ferveur, il ne manque pas de récupérateurs, de contempteurs, d’hier, qui ont retourné leur veste pour dire que des larmes de crocodile, il y en a eu qui ont alimenté les torrents qui ont inondé le stade Demba Diop. Où étaient-ils tous ces pleureurs quand Boc achevait le reste de sa vie, ne voyant juste que ses proches et amis fidèles ? Commdia del arte. Bas les masques ! Et comme le dit la locution latine : «sic transit gloria mundi»…
Samba ALAAR
«Essamay», le repos éternel du guerrier
En cette matinée du mercredi 16 mai 2012, la terre de Casamance va ensevelir l’un de ses illustres fils :
Jules François Bertrand Bocandé. Un fils que toute une région, tout un pays, toute une nation, tout un continent, dirons-nous, pleure depuis ce funeste après-midi du 7 mai 2012. Une date à laquelle Boc a été, prématuré hélas, arraché à l’affection de ce Sénégal à qui il a tout donné.
Pierre Goudiaby Atépa a eu donc raison, hier, lors des funérailles nationales officielles organisées au stade Demba Diop, de dire qu’«il est de ces êtres qui ne meurent pas». Oui, monsieur Atépa, Jules François Bocandé fait partie de ces êtres-là qui ne meurent jamais. Bocandé est un immortel. Si, bien sûr, par immortel on entend un être inoubliable. Un être qui aura tout donné pour le sien. Un être qui aura marqué les esprits et traversé les décennies. En ce sens, Boc est effectivement un immortel.
Harouna DEME
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