Mardi 18 Juin 2013
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FOOT - FIN DES «PLAY-OFF» DU CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 : Le Casa Sports décroche son premier titre … 40 ans après

Lundi 3 Septembre 2012

Le Casa Sport a remporté le titre de champion du Sénégal qu’il cherchait depuis 40 ans. Il a honoré sa promesse faite à Jules Francois Bocandé en
battant Diambars (0-1), hier.


SALY - Depuis sa création en 1972, le Casa Sport a remporté des titres nationaux sauf celui du champion du Sénégal. Hier, au stade Fodé Wade, les poulains de Demba Ramata Ndiaye sont entrés dans l’Histoire en remportant, pour la première fois, le titre de champion du Sénégal. Cela, après la victoire sur Diambars (0-1), en match comptant pour la 6e et dernière journée des «play-off» du Championnat de Ligue 1.
L’unique but de la victoire a été marqué par le défenseur central Abdoulaye Diallo (20e mn). Ce dernier a repris une balle mal repoussée par le gardien Ousmane Mané sur un tir d’Aliou Coly. Cette fois-ci, c’est la bonne pour une équipe qui cherche, depuis 40 ans, le titre. Et le destin a voulu que ce soit cette nouvelle génération qui porte le club fanion de Ziguinchor au sommet de l’olympe. Ce titre, tant convoité, est une issue heureuse. Surtout que l’équipe faisait face au défi de Diambars super motivés qui n’avaient besoin que d’un seul petit point pour réaliser, eux aussi, un sacre historique. «Nous venons à Saly pour remporter la victoire», a averti le coach de Casa Sports, Demba Ramata Ndiaye
Avec un haut pressing, le Casa sport a été dangereux, en première période. Les occasions ratées n’avaient pas affecté, ils étaient plus que jamais déterminés à décrocher la victoire, à Saly. C’est pourquoi, après le but de Abdoulaye Diallo, les supporters ensorcèlent leurs joueurs et devant un public acquis à leur cause. Le score allait être plus lourd si Aliou Coly n’avait pas buté, plus tard, sur Ousmané Mané qui n’inspirait
pas confiance. Comme à leur habitude, les coéquipiers d’Emanuel Gomis refusent de dire leur dernier mot. La preuve, à la 37e mn, sur un bon débordement, Mignane Diouf décoche un tir qui finit sa course sur le poteau. Le portier Pape Maguette Gningue étant complètement battu. Loin d’être découragé, Diambars multiplie les occasions de but sans réussir à faire sauter le verrou. Car, sous la forte pression du public, les joueurs confondaient vitesse et précipitation. En seconde mi-temps, les entrées de Salim Ndao et de Souleymane Cissé permettent de stabiliser le jeu de Diambars. Même si le jeu est trop intensif la défense du Casa ne frémit point. Mignane Diouf bien servi par Ousseynou Ndiaye et Khassim Soumaré rate de près le cadre. Les rouge et noir se font plus menaçants. Le but de l’égalisation sera encore manqué de peu par un télescopage, en pleine surface de réparation, entre Ousseynou Thioune et Souleymane Cissé. L’un des faits marquants de cette «finale» est l’expulsion d’Ousseynou Thioune. Alors qu’il avait fait jusque-là un bon match. Mais à cinq minutes de la fin du temps réglementaire, le latéral droit de Diambars commet l’irréparable. En effet, au lieu d’effectuer normalement la touche que son équipe venait de bénéficier, il balance le ballon sur la figure d’un adversaire. Suffisant pour que l’arbitre central Ndob Seck lui inflige le carton rouge. A dix contre onze, Diambars s’éloigne de l’exploit. L’autre match sans enjeu disputé à Demba Diop a été sanctionné par la victoire de Niary Tally sur Ouakam (1-0).

DEMBA RAMATA NDIAYE (CASA) : «C’est une victoire de Bocandé»

«C’est une victoire de Bocandé. Ils nous l’avaient demandé et on l’a fait. On s’est dit que si nous ne marquions pas de but avant la mi-temps, on sera dans des difficultés. Parce qu’on va faire des efforts supplémentaires. Il faut couvrir et l’essentiel était de faire rentrer ce but. Ils sont déjà champions du Sénégal au coup d’envoi. Maintenant, ils vont essayer de préserver cela et nous on l’a eu. L’expérience a prévalu, nous sommes beaucoup plus expérimentés qu’eux, ils ont eu énormément de problèmes avec la tactique du Casa. Le Casa Sports a joué haut ils ne pouvaient pas avoir de penalty. Ils ont eu des tirs de loin. Concernant les changements, Pape était souffrant. Depuis longtemps, les gens se sont demandé pourquoi il n’est pas partant. Il est souffrant depuis une semaine. C’est pourquoi on l’a mis sur le banc. C’est le vendredi qu’il a commencé les entraînements. Sinon il ne devait même pas jouer. Siaka Sané a joué la balle très dure en se cognant la tête. Il était devant moi. Je pars tranquille, en laissant le reste à mon successeur. C’est mon dernier match sur le banc du Casa. Le cap est maintenant la Ligue africaine».
Coumba KA (Stagiaire)

TEUSS

Le poids des mots

Risquent bien de crouler sous le poids du mépris ceux qui s’amusent à ignorer la portée des mots. Un mot incompris ou prononcé hors de son contexte suffit souvent pour déclencher une avalanche de réactions. Il n’y a qu’à voir les imams qui risquent bien d’anticiper sur leur sermon du vendredi pour réagir suite aux propos d’un des leurs. Ce dernier a parlé de la présence d’homosexuels dans les 1ers «sappé» (rangs) des mosquées. Soubhannallah! On aura tout vu au pays des «googoorlus». Comme ce vieil homme qui a failli en venir aux mains simplement parce que le mot «groupuscule» a été évoqué devant lui. Persuadé qu’il a été insulté ce riche négociant ignore visiblement que celui qu’il doit empoigner c’est surtout le dictionnaire. Enfin, bref, les mots font autant qu’ils défont. Ils ont un poids pas toujours lourd, mais qui pèse toujours sur la balance des jugements.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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