Mercredi 19 Juin 2013
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FOOT - FAITS MARQUANTS DE COTE D’IVOIRE-SENEGAL (4-2) : L’intenable Gervinho, le bourreau des «Lions»

Lundi 10 Septembre 2012

Il en a fait voir de toutes les couleurs à la défense sénégalaise. Lui, c’est Gervinho, le bourreau des «Lions» contre les «Eléphants» (4-2), samedi dernier


ABIDJAN - L’ancien joueur de Lille, Gervinho est sans aucun doute l’homme du match. L’aillier droit des «Éléphants» qui a marqué le deuxième but ivoirien est impliqué dans les autres trois buts de son équipe. D’ailleurs, sans lui, la Côte d'Ivoire aurait eu du mal à prendre le dessus sur le Sénégal. Pourtant, le joueur d’Arsenal a été bien muselé par Jacques Faty lors de la première période où il n'a pu se mettre en position qu'une seule fois et servi Kalou sur la balle du 1 à 1, juste avant la pause. Mais l’allier ivoirien au dribble déroutant a pris les choses en main en seconde période notamment, en se déportant sur le côté gauche de la défense Sénégalaise. Là, Cheikh Mbengue a eu toutes les peines du monde à le contenir. Il est vrai qu'il n'a pas été aidé par la sortie de Dame Ndoye dont le repli défensif permettait tant soi peu de fermer l'espace. Aussi, le joueur d'Arsenal en a-t-il fait voir de toutes les couleurs à une défense sénégalaise totalement à la rue. Par ses accélérations, mais aussi ses dribbles déroutant et son jeu en «un-deux» avec Arona Koné, il a déstabilisé et fait explosé la défense des «Lions». Du reste, Gervinho a été à l’origine du penalty qui a coûté un carton rouge à Jacques Faty. «Je n’ai pas de commentaires à faire sur l’arbitrage. Ce que je sais, c’est que je suis rentré dans la surface et Faty m’a poussé. L’arbitre a sifflé penalty. Moi, je n’ai pas de commentaires à faire là-dessus» dira Gervinho à la fin de la partie sur ce penalty qui a suscité la colère des Sénégalais qui estiment qu'il n'y avait pas faute. Pour ce qui est du match, le «Gunner» s'est voulu humble : «Le plus important c'était de gagner chez nous. Avant de penser à la manche du retour, on va prendre le temps de savourer notre victoire. Ça n’a pas été facile pour nous. Mais il fallait qu’on fasse plaisir aux nombreux supporters qui sont venus nous soutenir. On a gagné, c’est l’essentiel».

Le Sénégal perd sa solidité défensive

Le naufrage collectif de la défense des «Lions» contre les «Eléphants» de Côte d’Ivoire (4-2), samedi dernier, au Félicia d’Abidjan, a été l’un des faits marquants de cette rencontre. La conséquence, fait rare, depuis belle lurette, la défense a pris 4 buts. Le Sénégal, connu pour sa solidité défensive, a subitement perdu cette force. La dernière fois que le Sénégal a encaissé 4 buts en match officiel, c’était en 1993 contre la Zambie (4-0), en match retour comptant pour les éliminatoires du Mondial 1994. Et en match amical, c’est le Burkina qui l’a infligé un cinglant (2-4), le 26 descembre 2001, dans le cadre de la préparation de la Can 2002. Une décennie après, l’histoire se répète, samedi, à Abidjan, où la Côte d’Ivoire a battu le Sénégal (4-2). Et c’est arrivé lorsque le binôme Cheikhou Kouyaté-Pape Samba Guèye s’est séparé. Alors que les deux équipes
étaient à égalité (1-1). Kader Mangane entré à la place n’a pas permis à l’équipe de garder sa force. Le coach Aliou Cissé a prédit un avenir promoteur pour le duo Pape Guèye-Kouyaté. Le technicien qui les a associés, pour la première fois, lors des Jeux olympiques de «Londres 2012», après l’expulsion de Abdoulaye Ba contre l’Uruguay, a fini par convaincre son collègue Joseph Koto de les aligner contre la Côte d’Ivoire (4-2). Et les jeunes défenseurs ont fait leur job en enrayant, à plusieurs reprises, les velléités offensives des «Eléphants». Mais, comme l’ont regretté beaucoup d’experts du football, le binôme s’est séparé au mauvais moment. Car, Cheikhou Kouyaté, blessé, a abandonné son complice. «Avant la sortie de Kouyaté, la défense tenait tête aux attaquants de la Côte d’Ivoire en enrayant les nombreux dangers. Il faut saluer leur prestation. Même s’il faut noter que, dans son ensemble, la défense sénégalaise, a connu un naufrage (…) Mangane n’a pas bien
joué le rôle de tampon que Cheikhou Kouyaté faisait très bien en entente parfaite avec Pape Guèye», analyse Chérif Kandji. Il reste maintenant à savoir si 0Koto, en direction du match retour du dernier tour des éliminatoires de la Can 2013, va renouveler sa confiance à la paire Kouyaté-Psg. Ce qui éloignerait Mangane de la Tanière. Ou alors il va rappeler Abdoulaye Bâ qu’il dit «protéger» après sa bourde contre le Mexique, en quart de finale des Jo 2012.
Youssouph BADJI

TEUSS

Le coup du destin

Koukoy Samba Sagna est mort. L’opposant gambien qui avait tenté un putsch contre Daouda Diawara en 1981 a finalement rendu l’âme au Mali. On dit qu’il est parti à l’Eternel des suites de sa maladie. Maladie qu’il avait tenté de venir soigner à «Ndaakaaru». Malheureusement, il a été expulsé urbi et orbi vers le Mali. Un coup dur pour notre hospitalité légendaire. Que voulez vous ? Une célèbre écrivaine a écrit que le destin ne prend pas de rendez-vous. Il empoigne qui il veut et surtout quand il veut. Le destin est ce qui mène nos pas souvent vers des contrées les plus surprenantes et contre notre gré. Qui aurait cru voir l’ancienne locataire du palais rentrer de Paris sur la pointe des pieds pour se rendre à la prison pour voir son fils? Rimka n’a peut- être pas bien travaillé en gestion des deniers publics. Mais maman Vivi est quand même là. En attendant 3W qui lui continue à croire au contrôle du destin.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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