Jeudi 20 Juin 2013
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FOOT - DEMISSIONNAIRE DU COMITE EXECUTIF DE LA FSF : Mamaya Sène ramené au rond central par les arbitres

Lundi 7 Janvier 2013

Les arbitres de football du Sénégal ont reconduit Mamaya Sène à la tête de leur association. Ce qui fait de lui leur représentant à la Fsf pour sièger
au niveau de son Comité exécutif.


Ils étaient 946 arbitres à prendre d’assaut la salle des fêtes de la mairie de Rufisque, samedi dernier, pour désigner leur représentant au Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (Fsf). A l’issue de l’assemblée générale de l’Association nationale des arbitres de football du Sénégal (Anafs) convoquée à cet effet, la confiance a été totalement renouvelée à Badara Mamaya Sène, à travers des motions des quatorze Cra (Commissions régionales arbitrales). Avec la précision que Thiès, dont le président Ismaïla Diallo est candidat à la Direction générale de l’arbitrage, n’a pas préalablement réuni ses membres pour préparer la rencontre. Mais une motion de soutien a été préparée par le viceprésident Gorgui Wade Ndiaye qui l’a fait lire par l’arbitre international Daouda Guèye. Dans les différentes résolutions, les Cra motivent le renouvellement de leur confiance à Mamaya Sène, pourtant démissionnaire de la Fsf après l’élimination du Sénégal de la Can 2013, entre autres, par ses «apports multiformes sur le plan de l’arbitrage du football au Sénégal, en Afrique et dans le monde; les innovations modernes qu’il a instaurées au sein de notre corporation». Suffisant pour faire l’unanimité autour de celui qui dirige la Cca depuis une dizaine d’années.
«Vu que notre football est à la croisée des chemins et que l’homme qui dirige, aujourd’hui, la Commission centrale des arbitres de football est l’incarnation du manager moderne, mais aussi de l’expert administratif et technique qu’il nous faut, nous, arbitres de la Cra de Dakar de football, réitérons, à travers cette motion, notre soutien indéfectible et notre fidélité au président Badara Mamaya Sène, nous lui accordons toute notre confiance pour nous représenter au Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football», peut-on lire. Par souci de démocratie, en plus des représentants des Cra, la parole a été donnée aux participants aux travaux pour exprimer leur point de vue dans la gestion des arbitres. Notamment, dans les Cra où il a été fortement recommandé de renouveler les instances de base et de déconcentrer des activités de l’Anafs.

Protection du président
En outre, après une analyse profonde du bras de fer qui a opposé la Cca et la Fsf, les arbitres ont pris la ferme résolution de se «battre contre les détracteurs de la corporation et ceux qui dénigrent et
s’attaquent au président Mamaya Sène, à travers la presse». «La bataille des médias doit commencer. Il est temps qu’on se batte. Nous sommes attaqués et nous restons sans réagir, parce qu’on n’a pas
droit à la parole», invite Mamadou Salif Diémé de Ziguinchor.
Mieux, Oumar Thiam de Dakar propose une «task force, une source de structure de veille et d’avant-garde pour ne pas perdre la bataille de la communication». C’est parce qu’ils sont tous convaincus que
«Mamaya, qui a été toujours déterminé sans faille pour défendre les arbitres sans aucune condition, doit être protégé».
Un combat auquel adhère le président de la Cca qui dit être «prêt à prendre tous les coups qu’il rendra un par un». Sans manquer d’exhorter à ne pas se «laisser divertir par des présidents de club». «Il est
et il demeure une réalité que l’arbitrage sénégalais continue de dépasser le football de son pays», se réjouit-il.
Toutefois, le président Mamaya Sène qui retourne au Comité exécutif de la Fsf, précise n’avoir pas été demandeur : «J’étais sorti de la salle, lorsque l’assemblée générale a décidé de me porter à la tête
de l’Anafs pour que je représente les arbitres à la Fsf. Je ne suis pas demandeur. Tout ce qui a été décidé, lors de la concertation des présidents de Cra, l’a été à mon insue. Mais tout ce qui a été décidé
m’engage (…) Uni, on ne fera pas le football sans nous».
L’un des faits marquants de ces assises, c’est la visite surprise du ministre des Sports, Mbagnick Ndiaye, de passage à Rufisque pour rallier Fatick, pour présider une manifestation. Ce qui oblige le président
de séance Birame Ndiaye d’interrompre les intervenants pour permettre à l’«ami de Mamaya» de placer quelques mots avant de se retirer de la salle : «Vous êtes un élément essentiel du dispositif du
football sénégalais. Sans les arbitres, il n’y aura pas de match. Donc tout le monde doit être uni et oeuvrer pour le développement du football national (…) Vous savez, votre rôle est ingrat. Mais vous avez
choisi ce sacerdoce». Et de promettre «une franche collaboration» avec les arbitres.

BADARA MAMAYA SENE SUR LA DIRECTION GENERALE D’ARBITRAGE : «Ce département n’est rien d’autre qu’un conseiller de la Cca»

Si on a fini d’apaiser les relations entre la Fédération sénégalaise de football et les arbitres, un autre conflit pourrait remuer la plaie si on n’y prend
pas garde. En effet, les bruits de couloirs entendus, lors de l’assemblée générale de samedi dernier, ne militent pas en faveur des candidats à la Direction générale de l’arbitrage. Parce que non
seulement on trouve qu’«ils n’ont pas le profil et les compétences requises», mais «ils sont présentés comme des collègues qui ont trahi l’esprit de solidarité pour servir d’espions»
Même si le président Mamaya Sène tente de calmer le jeu : «Nous avons aussi en même temps créé la direction de l’arbitrage. Rassurez-vous, c’est un outil important, indispensable, raison pour
laquelle nous avons décidé de sa création au niveau de la Fifa. Mais ce département n’est rien d’autre qu’un conseiller de la Cca. Entre autres attributions, le département de l’arbitrage doit
assister la Commission des arbitres, conseiller les arbitres, mettre en oeuvre les décisions adoptées par la commission des arbitres et exécuter les tâches administratives du département
de l’arbitrage».
Ainsi, le président Mamaya souligne que «la fédération peut créer le département de l’arbitrage, parce que c’est une recommandation de la Fifa. Nous en avons des Pv et remis aux présidents
des Cra. Vous comprenez le sens, donc cela ne pose aucun problème».
Et le président de l’Anafs de revenir sur les raisons de la création de cet instrument. «Je fais partie des membres fondateurs qui ont écrit les textes, à partir d’un vécu africain, d’un pays qui est à
2 heures d’ici, d’un président de l’équipe ‘Le Soleil’, président de la Cca, président de la Cra de Cotonou. Chaque jour, nous recevions des récriminations, jusqu’à l’élimination de l’un de nos
meilleurs sifflets, pour ne pas dire le meilleur arbitre africain, Kodja Coffi. A partir de là, nous avons pensé qu’il faut trouver les moyens pour dégager les présidents de fédération, les présidents
de club et les présidents de Ligue de la Cca. Raison pour laquelle nous avons introduit ce texte adopté par la Commission des arbitres et adopté par l’Assemblée générale de la Fifa», explique-til.
Certes, «l’association est libre de toute tutelle», Mamaya Sène invite les membres à «continuer, de par les performances, à rayonner à l’intérieur comme au-delà de nos frontières». Sans manquer
de taper sur la table par rapport à l’amélioration des conditions de travail des arbitres.
«La protection des arbitres en déplacement est essentielle. Le principe fondamental au niveau de la Fifa qui est l’instance suprême du football, c’est que l’arbitre doit être mis dans de bonnes conditions
: son déplacement, son hébergement, sa restauration (…) Il y a un minimum avec la ligue pro et la fédé qu’on assure au moins les déplacements. J’ai mis plus 15 millions dans la Cca. J’ai
préfinancé un séminaire de huit millions, sur mes émoluments je mettrais cinq millions pour le bon déroulement de la commission. La fédération n’a rien fait pour nous», peste Mamaya qui annonce
qu’«on nous doit encore 38 millions dont 5 pour la Ligue pro et 33 pour la fédération».
Youssouph BADJI

TEUSS

Le coup du destin

Koukoy Samba Sagna est mort. L’opposant gambien qui avait tenté un putsch contre Daouda Diawara en 1981 a finalement rendu l’âme au Mali. On dit qu’il est parti à l’Eternel des suites de sa maladie. Maladie qu’il avait tenté de venir soigner à «Ndaakaaru». Malheureusement, il a été expulsé urbi et orbi vers le Mali. Un coup dur pour notre hospitalité légendaire. Que voulez vous ? Une célèbre écrivaine a écrit que le destin ne prend pas de rendez-vous. Il empoigne qui il veut et surtout quand il veut. Le destin est ce qui mène nos pas souvent vers des contrées les plus surprenantes et contre notre gré. Qui aurait cru voir l’ancienne locataire du palais rentrer de Paris sur la pointe des pieds pour se rendre à la prison pour voir son fils? Rimka n’a peut- être pas bien travaillé en gestion des deniers publics. Mais maman Vivi est quand même là. En attendant 3W qui lui continue à croire au contrôle du destin.
Samba ALAAR

CONTRE - ATTAQUE

Ces «Lions» ne savent pas gagner

Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.

Harouna DEME


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