Après 2008, le football sénégalais est parti pour vivre une nouvelle crise sans précédent. En effet, après la cascade de démissions, le bureau du Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) n’existe pratiquement plus. Car, sur les huit membres du Comité d’urgence, il ne reste que quatre membres. Il s’agit du président Augustin Senghor, du 4e vice-président chargé de la Commission centrale sportive et de l’Organisation, Amadou Kane de l’Oncav, du 5e vice-président chargé des compétitions nationales, Moustapha Diagne, Babacar Sy (président de la Commission des finances). Cela, après les démissions du premier vice-président représentant la Ligue pro, Louis Lamotte, du deuxième vice-président et président de la Ligue de football amateur, Moussa Diaw Dieng, du troisième vice-président représentant le Collectif des Ligues régionales, Ibrahima Traoré, et du 6e vice-président et président de l’Association des anciens internationaux, Cheikh Seck. Avec cette cascade de démissions, le Comité d’urgence, qui se réunit entre les réunions du Comité exécutif pour prendre des décisions, ne pourra plus le faire. Car le quorum ne sera plus atteint. Sur les sept membres du comité d’urgence, les quatre ont déjà jeté l’éponge. Au niveau du bureau fédéral, ils ne sont plus que 4 membres sur les huit élus. Il faut dire que l’Etat du Sénégal, qui a demandé aux membres de la Fédération de se démettre, fera tout pour affaiblir l’actuelle équipe dirigeante. D’ailleurs, les autorités feront tout pour faire partir les récalcitrants. Comme le président de la Fsf, Me Augustin Senghor qui exclut toute démission. L’Etat va brandir l’article 37 des statuts des règlements intérieurs qui dit que le comité exécutif ne peut valablement délibérer qu’en présence de 10 de ses membres. Donc, les autorités pourront réussir à faire bloquer le fonctionnement de la Fédération si elles parviennent à faire démissionner 14 personnes sur les 23 membres. En plus des quatre membres qui ont rendu le tablier, après les incidents du 13 octobre dernier, il y a l’ancien président de la Ligue de Dakar, Kayar Niang, qui a démissionné, depuis un an, sans avoir été remplacé. Maintenant, il ne reste plus qu’à embarquer 9 membres dans l’équipage des démissionnaires pour faire plier la Fédération. Mais la résistance est déjà organisée, le football sénégalais se trouve, une nouvelle fois, dans des eaux troubles
CONTRE - ATTAQUE
Ces «Lions» ne savent pas gagner
Encore un match qui nous laisse sur notre faim. Encore un match à regrets. Encore un match à déception. Finalement, on file droit vers le désarroi d’une frustrante incapacité à gagner. Car c’est bien de cela dont il est question aujourd’hui : incapacité à gagner. Car, depuis un an, le Sénégal n’a pas gagné le moindre match. Ces «Lions» là ne savent pas gagner, ils ne savent pas marquer des buts, pire encore, ils ne savent pas conserver un résultat en menant au score. Et c’est là que le bât blesse et que cette équipe nous foute la frousse. Car, dans le football de haut niveau, ces trois règle-là sont d’or, elles sont même essentielles.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.
Premièrement, il faut savoir gagner, même dans des conditions extrêmes. Et à ce niveau, le Sénégal a un bel exemple à méditer, c’est la victoire obtenue sur le Cameroun le 26 mars 2011, à Dakar. Or, aujourd’hui, cette équipe du Sénégal manque de ces qualités mentales qui permettent de s’extirper des situations les plus compliquées.
Harouna DEME

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