La fixation du prix au producteur à 190 francs Cfa, à un niveau jamais atteint, baume le coeur des organisations d'agriculteurs. Bien que séduits par ce coût, les opérateurs privés stockeurs nourrissent cependant quelques craintes. Jamais de mémoire de paysan, le prix au producteur de l’arachide n’aura atteint les 190 francs Cfa. Niveau auquel le nouveau régime a hissé le coût minimum du kilogramme d’arachide pour la campagne
de commercialisation 2012-2013. Ce qui a mis du baume au coeur des paysans. «Le prix au producteur n’a jamais atteint ce niveau. Je ne crois pas qu’on ait une fois atteint les 190 francs Cfa» s’est réjoui Baba Ngom, Secrétaire général du Cadre national de concertation des ruraux. «C’est une très bonne chose, réclamée depuis plusieurs années par le Cadre national de concertation des ruraux» ajoute-t-il. Un tel prix devra permettre, au moins, aux paysans de rentabiliser les investissements financiers et physiques. «Quand on fait la vérification des investissements que le producteur met dans son champ et les efforts qu’il fournit pour produire quelque chose, il est juste qu’il soit récompensé à hauteur de ses efforts là» martèle-t-il.
Les recettes d'une bonne commercialisation
Le prix au producteur fixé à un bon niveau, il faudra maintenant se lancer dans la préparation de la campagne de commercialisation de l’arachide qui devra être bien organisée. «Il faut des mesures idoines pour organiser cette campagne agricole. Il paraît qu’il y a des étrangers qui pointent leur nez pour acheter de l’arachide au Sénégal. Je crois que si on prend des mesures bien réfléchies, et qu’on ait un circuit bien réglé pour la commercialisation afin qu’il n’y ait pas de bons impayés au niveau des paysans, les choses peuvent marcher» indique M. Ngom joint hier par nos soins. Et pour que cette campagne de commercialisation soit un succès, il conseille: «D’abord, il faut ficeler un financement suffisant, bien déterminer les points de collecte où les producteurs iront vendre leurs arachides, veiller et surveiller pour qu’un marché parallèle ne s’installe pas. Maintenant, si les étrangers veulent acheter qu’ils aillent s’adresser à ces points de collecte là». Aussi, l’Etat devra faire attention à ne pas placer dans le dispositif des individus «qui ne connaissent rien à l’arachide pour en faire des stockeurs, des acheteurs qui risquent encore de perturber les choses, de raréfier l’argent et de pousser les gens à aller vendre dans le marché. Ce qui va casser les prix». Aussi, l’autorité devra exiger «que ce prix soit respecté» par tous, surtout comme prix minimum. Ce qui pourrait aider à faire en sorte que la subvention ne puisse tomber ailleurs que dans la poche des braves paysans.
La crainte des Ops
Pour le Responsable des opérateurs privés stockeurs, M. Ehadj Tambédou, «le prix au producteur n’a jamais atteint ce niveau, c’est une très bonne chose, les 190 francs Cfa». Mais, il a cependant des craintes. Celles de voir les paysans refuser de vendre: «Il peut y avoir des problèmes comme l’an dernier où le prix au producteur avait été fixé à 175 francs Cfa, mais certains paysans avaient refusé de vendre» signale t-il.
de commercialisation 2012-2013. Ce qui a mis du baume au coeur des paysans. «Le prix au producteur n’a jamais atteint ce niveau. Je ne crois pas qu’on ait une fois atteint les 190 francs Cfa» s’est réjoui Baba Ngom, Secrétaire général du Cadre national de concertation des ruraux. «C’est une très bonne chose, réclamée depuis plusieurs années par le Cadre national de concertation des ruraux» ajoute-t-il. Un tel prix devra permettre, au moins, aux paysans de rentabiliser les investissements financiers et physiques. «Quand on fait la vérification des investissements que le producteur met dans son champ et les efforts qu’il fournit pour produire quelque chose, il est juste qu’il soit récompensé à hauteur de ses efforts là» martèle-t-il.
Les recettes d'une bonne commercialisation
Le prix au producteur fixé à un bon niveau, il faudra maintenant se lancer dans la préparation de la campagne de commercialisation de l’arachide qui devra être bien organisée. «Il faut des mesures idoines pour organiser cette campagne agricole. Il paraît qu’il y a des étrangers qui pointent leur nez pour acheter de l’arachide au Sénégal. Je crois que si on prend des mesures bien réfléchies, et qu’on ait un circuit bien réglé pour la commercialisation afin qu’il n’y ait pas de bons impayés au niveau des paysans, les choses peuvent marcher» indique M. Ngom joint hier par nos soins. Et pour que cette campagne de commercialisation soit un succès, il conseille: «D’abord, il faut ficeler un financement suffisant, bien déterminer les points de collecte où les producteurs iront vendre leurs arachides, veiller et surveiller pour qu’un marché parallèle ne s’installe pas. Maintenant, si les étrangers veulent acheter qu’ils aillent s’adresser à ces points de collecte là». Aussi, l’Etat devra faire attention à ne pas placer dans le dispositif des individus «qui ne connaissent rien à l’arachide pour en faire des stockeurs, des acheteurs qui risquent encore de perturber les choses, de raréfier l’argent et de pousser les gens à aller vendre dans le marché. Ce qui va casser les prix». Aussi, l’autorité devra exiger «que ce prix soit respecté» par tous, surtout comme prix minimum. Ce qui pourrait aider à faire en sorte que la subvention ne puisse tomber ailleurs que dans la poche des braves paysans.
La crainte des Ops
Pour le Responsable des opérateurs privés stockeurs, M. Ehadj Tambédou, «le prix au producteur n’a jamais atteint ce niveau, c’est une très bonne chose, les 190 francs Cfa». Mais, il a cependant des craintes. Celles de voir les paysans refuser de vendre: «Il peut y avoir des problèmes comme l’an dernier où le prix au producteur avait été fixé à 175 francs Cfa, mais certains paysans avaient refusé de vendre» signale t-il.

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