Dimanche 26 Mai 2013
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FIXATION DU PRIX AU PRODUCTEUR A 190 F : Un niveau jamais atteint qui n'efface pas toutes les craintes des ops

Lundi 19 Novembre 2012

La fixation du prix au producteur à 190 francs Cfa, à un niveau jamais atteint, baume le coeur des organisations d'agriculteurs. Bien que séduits par ce coût, les opérateurs privés stockeurs nourrissent cependant quelques craintes. Jamais de mémoire de paysan, le prix au producteur de l’arachide n’aura atteint les 190 francs Cfa. Niveau auquel le nouveau régime a hissé le coût minimum du kilogramme d’arachide pour la campagne
de commercialisation 2012-2013. Ce qui a mis du baume au coeur des paysans. «Le prix au producteur n’a jamais atteint ce niveau. Je ne crois pas qu’on ait une fois atteint les 190 francs Cfa» s’est réjoui Baba Ngom, Secrétaire général du Cadre national de concertation des ruraux. «C’est une très bonne chose, réclamée depuis plusieurs années par le Cadre national de concertation des ruraux» ajoute-t-il. Un tel prix devra permettre, au moins, aux paysans de rentabiliser les investissements financiers et physiques. «Quand on fait la vérification des investissements que le producteur met dans son champ et les efforts qu’il fournit pour produire quelque chose, il est juste qu’il soit récompensé à hauteur de ses efforts là» martèle-t-il.

Les recettes d'une bonne commercialisation
Le prix au producteur fixé à un bon niveau, il faudra maintenant se lancer dans la préparation de la campagne de commercialisation de l’arachide qui devra être bien organisée. «Il faut des mesures idoines pour organiser cette campagne agricole. Il paraît qu’il y a des étrangers qui pointent leur nez pour acheter de l’arachide au Sénégal. Je crois que si on prend des mesures bien réfléchies, et qu’on ait un circuit bien réglé pour la commercialisation afin qu’il n’y ait pas de bons impayés au niveau des paysans, les choses peuvent marcher» indique M. Ngom joint hier par nos soins. Et pour que cette campagne de commercialisation soit un succès, il conseille: «D’abord, il faut ficeler un financement suffisant, bien déterminer les points de collecte où les producteurs iront vendre leurs arachides, veiller et surveiller pour qu’un marché parallèle ne s’installe pas. Maintenant, si les étrangers veulent acheter qu’ils aillent s’adresser à ces points de collecte là». Aussi, l’Etat devra faire attention à ne pas placer dans le dispositif des individus «qui ne connaissent rien à l’arachide pour en faire des stockeurs, des acheteurs qui risquent encore de perturber les choses, de raréfier l’argent et de pousser les gens à aller vendre dans le marché. Ce qui va casser les prix». Aussi, l’autorité devra exiger «que ce prix soit respecté» par tous, surtout comme prix minimum. Ce qui pourrait aider à faire en sorte que la subvention ne puisse tomber ailleurs que dans la poche des braves paysans.

La crainte des Ops
Pour le Responsable des opérateurs privés stockeurs, M. Ehadj Tambédou, «le prix au producteur n’a jamais atteint ce niveau, c’est une très bonne chose, les 190 francs Cfa». Mais, il a cependant des craintes. Celles de voir les paysans refuser de vendre: «Il peut y avoir des problèmes comme l’an dernier où le prix au producteur avait été fixé à 175 francs Cfa, mais certains paysans avaient refusé de vendre» signale t-il.
Youssouf SANE

TEUSS

En attendant Obama

Et nous y voilà. Ndakaaru se prépare à recevoir sur son sol le plus prestigieux des invités se trouvant dans le monde libre. Si pour certains, il y a de quoi s’en réjouir. Pour d’autres la visite des locataires de la Maison blanche évoque de très mauvais souvenir. L’eau de l’Atlantique n’a toujours pas su laver l’affront ressenti par les insulaires de Gorée, lors de la dernière visite du cow boy de Texas. Ils ont tous été acteurs, le temps d’une matinée, pour une reconstitution forcée de l’esclavage sans besoin d’accéder à la Maison des esclaves. En attendant Obama et son épouse, Ndakaaru va se la jouer «cool». Les marchands ambulants semblent l’avoir déjà compris. C’est comme ça. Michelle et son mari ne seront là que pour quelques heures mais les «Goorgoorlus» devront en souffrir tout un mois durant. Alors motus et bouche cousue. On aura peut-être droit à un pourboire cette fois.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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