Jeudi 23 Mai 2013
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FINANCEMENT DE LA RECHERCHE POUR FAVORISER LE DEVELOPPEMENT DE L'AFRIQUE : Les scientifiques sollicitent un accompagnement plus significatif des politiques et du privé

Jeudi 25 Octobre 2012

Au-delà de sa reconnaissance par les décideurs politiques et les acteurs du privé de sa place dans le développement, la science doit bénéficier d'une attention particulière de ces derniers, à travers un accompagnement significatif. Cette conviction est du Pr Lamine Ndiaye, président de l'Académie nationale des sciences et techniques. C'était en marge de la journée de lancement de la deuxième édition du Prix de l'innovation pour l'Afrique. Un rendez-vous des chercheurs du continent, prévu au mois d'avril, à Addis - Abéba, en Ethiopie. Pointant le doigt sur la responsabilité des décideurs politiques, Pr Lamine Ndiaye les invite à ne pas simplement se limiter à reconnaître l'importance de la science, de la technologie et de l'innovation, mais d'en tenir compte dans les allocations financières. «En la matière, on continue de suivre la voie de la facilité, élaborer des programmes, tourner vers nos partenaires pour leur demander de les financer», déplore- t-il. «C’est stratégique, et vous n’allez pas développer la stratégie de celui qui est votre concurrent», martèle-t-il. Pour lui, il incombe aux décideurs politiques eux-mêmes, la responsabilité à prendre
l’initiative du financement des initiatives de développement de l’Afrique, pour ensuite, être rejoints et accompagnés par les partenaires. «Il faut inverser, que ce soit les partenaires qui fassent les premiers pas sur le plan financier et que nous, on les suit. Il est temps que ce soit nous qui fassions les premiers pas qui traduisent notre engagement, et qu’eux, ils nous accompagnent dans le cadre du partenariat bi ou multilatéral», prévient-t-il. Le chercheur de marteler : «Nous avons des équipes très pertinentes qui ont eu d’excellents résultats. Le jus de Bissap qu'on servait dans les vols Air Afrique est le produit de la recherche agro-industrielle menée ici et il y a tant d’autres». Pr Ndiaye regrette, toutefois, le fait que la recherche n'ait toujours «pas encore réussi à mettre en place la courroie de transmission qui fasse que les industriels s’intéressent aux
résultats de la recherche et voient comment les valoriser». Il estime, en tout cas, que, «l’initiative qui vient d’être prise par l’innovation est une voie, mais il faudra l’élargir et l’incorporer dans la mise en oeuvre des résultats de la recherche et de l’esprit inventif des privés», parce que celui qui invente a besoin d’un soutien financier. Revenant sur les objectifs de cette initiative, l’administratrice Eskeda Nega a indiqué que ce prix est de créer une plateforme qui permette à des jeunes innovateurs africains d’être en relation dans un espace ouvert, avec d’autres chercheurs, du continent, leur permettant de formater un projet nouveau, permettant d’être commercialisé. Le prix de l'innovation, le président de l’Académie des sciences, le professeur Lamine Ndiaye a fait savoir que c’est une initiative qui s’ouvre à l’ensemble du continent et la rencontre de Dakar est très importante.
Adama A. KANTE (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


LANCEMENT DU MOUVEMENT «YAMALE» : Discours de Bara TALL ( Vidéo )


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