Le festival Hip hop awards devenu Festival Yakaar, organisé par Optimiste Produktions, reste l’un des rares Festivals de musiques urbaines au
Sénégal. Mais à sa douzième édition, c’est toujours le même problème du manque de moyens et d’appui des autorités qui se pose. Malgré tout,
l’édition 2012 qui aura lieu du 30 novembre au 1er décembre prochain se prépare, avec des grands noms du monde du hip hop Sénégalais et africain à l’affiche. «Cette année, il y aura Keur gui, Matador, Bidew boubess, Kaleef du Togo et Sam du Bénin en concert au Centre Culturel Maurice Guèye de Rufisque, le vendredi. Le samedi, au Ccf, il y aura Awadi, Daara J Family et Instinct Killer de la Guinée», explique Safouane Pindra, l’initiateur qui a fait face à la presse, hier, à l’Institut Français de Dakar. Le producteur de faire ainsi savoir que plus de 200 groupes Sénégalais comme africains sont passés pas ce festival. «Certains rappeurs ont demandé à ce que hip hop awards revive et il faut rechercher des fonds pour cela, compte tenu de la crise et des partenaires que l’on ne trouve pas», dit-il. «Actuellement au Sénégal, le spectacle est en crise, on sera toujours là pour soutenir le projet, ce sont des moments qu’il faut marquer», dit Ndongo D de Daara J family qui promet des titres
inédits lors de l’événement, alors que son collègue Matador a justifié son soutien à Yakaar par le fait qu’«il n’y a pas beaucoup de festivals de rap au Sénégal. Si on perd celui-là, ce secteur sera moribond, alors qu’un artiste a besoin de faire des scènes pour vivre. Il y a environ 3000 groupes de rap pour 2 à 3 festivals, c’est impensable, l’heure est grave». Pour lui, le hip hop mérite plus que cela. «Il faut qu’il y ait une volonté de l’Etat qui ne doit pas se dire que c’est un mouvement qui attaque un système, mais plutôt que ce sont des artistes qui vivent de cela. Cet appui de l’Etat est un droit, pas une demande», a ajouté l’auteur de «Vox populi», sorti il y a quelques semaines.
Les hip hoppeurs veulent plus de festivals
«Il faut un esprit de dépassement de l’Etat. Nous sommes de jeunes sénégalais ayant besoin d’être accompagnés, comme l’est la lutte. Je ne serai jamais un lutteur et je ne soutiens pas la lutte, mais les autorités ont mal capté, ils croient qu’on est là comme des opposants, ils n’ont rien compris», déplore le rappeur. L’un des membres du groupe de rap de Kaolack, Keur gui, d’abonder dans le même sens, non sans rappeler que le rap qui existe depuis 25 ans mérite respect, surtout pour les pionniers. «L’appui de l’Etat au hip hop est une obligation. C’est inimaginable qu’il puisse en être autrement. Il faut que ces autorités aient une bonne politique de jeunesse, qui ne peut aller sans une bonne politique
culturelle. Cela doit passer par une bonne politique de culture urbaine qui se fera sur une plateforme comme un festival», argumente Thiat.
Le compagnon de Kilifeu de tancer les politiciens. «Il y a une médiocrité politique de nos dirigeants, il faut gérer leurs intérêts pour qu’ils couvrent vos fesses. Keurgui n’a jamais reçu de subventions de la mairie de Kaolack, Pape Thiopet non plus. On y va avec nos moyens, alors qu’il y a des subventions pour cela. Je n’ai jamais rien reçu, si ce n’est que des bâtons dans les roues», clash le rappeur. Le membre du mouvement «Y en a marre» de défendre le rap. «Le hip hop fait plus de bonnes choses ici que n’importe quelle musique. Et ce sont les autres musiques qui pervertissent nos soeurs qui sont subventionnées. Un ministre qui va dans une école avec Modou Lo. Mais qu’est-ce que ce lutteur peut apporter à un enfant, c’est déplorable», peste-t-il. Les rappeurs ont également eu à demander que le Hip hop awards revienne parce qu’un trophée, ça marque l’artiste. Ils ont en outre appelé, en dehors de l’Etat, le secteur économique, la presse et autres, à tenir des festivals pour lesquels ils se battront pour leur pérennisation.
Sénégal. Mais à sa douzième édition, c’est toujours le même problème du manque de moyens et d’appui des autorités qui se pose. Malgré tout,
l’édition 2012 qui aura lieu du 30 novembre au 1er décembre prochain se prépare, avec des grands noms du monde du hip hop Sénégalais et africain à l’affiche. «Cette année, il y aura Keur gui, Matador, Bidew boubess, Kaleef du Togo et Sam du Bénin en concert au Centre Culturel Maurice Guèye de Rufisque, le vendredi. Le samedi, au Ccf, il y aura Awadi, Daara J Family et Instinct Killer de la Guinée», explique Safouane Pindra, l’initiateur qui a fait face à la presse, hier, à l’Institut Français de Dakar. Le producteur de faire ainsi savoir que plus de 200 groupes Sénégalais comme africains sont passés pas ce festival. «Certains rappeurs ont demandé à ce que hip hop awards revive et il faut rechercher des fonds pour cela, compte tenu de la crise et des partenaires que l’on ne trouve pas», dit-il. «Actuellement au Sénégal, le spectacle est en crise, on sera toujours là pour soutenir le projet, ce sont des moments qu’il faut marquer», dit Ndongo D de Daara J family qui promet des titres
inédits lors de l’événement, alors que son collègue Matador a justifié son soutien à Yakaar par le fait qu’«il n’y a pas beaucoup de festivals de rap au Sénégal. Si on perd celui-là, ce secteur sera moribond, alors qu’un artiste a besoin de faire des scènes pour vivre. Il y a environ 3000 groupes de rap pour 2 à 3 festivals, c’est impensable, l’heure est grave». Pour lui, le hip hop mérite plus que cela. «Il faut qu’il y ait une volonté de l’Etat qui ne doit pas se dire que c’est un mouvement qui attaque un système, mais plutôt que ce sont des artistes qui vivent de cela. Cet appui de l’Etat est un droit, pas une demande», a ajouté l’auteur de «Vox populi», sorti il y a quelques semaines.
Les hip hoppeurs veulent plus de festivals
«Il faut un esprit de dépassement de l’Etat. Nous sommes de jeunes sénégalais ayant besoin d’être accompagnés, comme l’est la lutte. Je ne serai jamais un lutteur et je ne soutiens pas la lutte, mais les autorités ont mal capté, ils croient qu’on est là comme des opposants, ils n’ont rien compris», déplore le rappeur. L’un des membres du groupe de rap de Kaolack, Keur gui, d’abonder dans le même sens, non sans rappeler que le rap qui existe depuis 25 ans mérite respect, surtout pour les pionniers. «L’appui de l’Etat au hip hop est une obligation. C’est inimaginable qu’il puisse en être autrement. Il faut que ces autorités aient une bonne politique de jeunesse, qui ne peut aller sans une bonne politique
culturelle. Cela doit passer par une bonne politique de culture urbaine qui se fera sur une plateforme comme un festival», argumente Thiat.
Le compagnon de Kilifeu de tancer les politiciens. «Il y a une médiocrité politique de nos dirigeants, il faut gérer leurs intérêts pour qu’ils couvrent vos fesses. Keurgui n’a jamais reçu de subventions de la mairie de Kaolack, Pape Thiopet non plus. On y va avec nos moyens, alors qu’il y a des subventions pour cela. Je n’ai jamais rien reçu, si ce n’est que des bâtons dans les roues», clash le rappeur. Le membre du mouvement «Y en a marre» de défendre le rap. «Le hip hop fait plus de bonnes choses ici que n’importe quelle musique. Et ce sont les autres musiques qui pervertissent nos soeurs qui sont subventionnées. Un ministre qui va dans une école avec Modou Lo. Mais qu’est-ce que ce lutteur peut apporter à un enfant, c’est déplorable», peste-t-il. Les rappeurs ont également eu à demander que le Hip hop awards revienne parce qu’un trophée, ça marque l’artiste. Ils ont en outre appelé, en dehors de l’Etat, le secteur économique, la presse et autres, à tenir des festivals pour lesquels ils se battront pour leur pérennisation.

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