FACE A L’UNE DES CRISES LES PLUS AIGUES DE SON HISTOIRE : Le Pds va-t-il survivre à Me Wade ?

Vendredi 10 Août 2012

Le parti libéral est dans une très mauvaise passe. Une situation qui découle de la forte saignée dans ses rangs. Des départs de responsables de
premier plan qui ont fini d’hypothéquer l’avenir du «mastodonte qui dort», pour paraphraser Me Wade.


Le Parti démocratique sénégalais (Pds) va-t-il survivre au «pape du Sopi» qui l’a porté au pinacle, en 2000, mettant fin à 40 ans de règne du Parti socialiste? Toujours est-il, qu’au rythme des défections que l’ex-parti présidentiel enregistre depuis sa mémorable chute du 25 mars dernier, les libéraux ont du souci à se faire, dans la perspective des prochaines joutes électorales. Après leur cinglant revers, lors des élections législatives, qui ont couronné la suprématie de la Coalition au pouvoir, «Benno bokk yakaar». Les dernières défections en date sont celles de Sitor Ndour, ancien ministre porte-parole du président Wade, et de ses camarades, qui ont porté sur les fonts baptismaux un parti dénommé Energie libérale pour une avancée nationale (Elan). Un parti qui ambitionne d’être le fer de lance de la nouvelle opposition au régime naissant de Macky Sall. Avant le départ de Sitor Ndour et compagnie, le Pds a été sérieusement ébranlé, à la veille des élections législatives, par des défections de taille qui ont laissé un grand vide que les partisans de Me Wade auront du mal à combler.

Ces défections de taille qui ont été fatales au Pds
D’abord, c’est Aminata Lo, un des maillons essentiels du parti dans la banlieue, qui claque la porte pour créer son mouvement. Ensuite, ce fut au tour de Pape Diop, président du Sénat, un des principaux argentiers du parti et responsable de la région de Dakar, Mamadou Seck, président de l’Assemblée nationale à l’époque, Abdoulaye Baldé, maire de Ziguinchor, qui avait réussi la prouesse de déraciner le «baobab» Robert Sagna dans la région méridionale du pays, Abdou Fall, entre autres grands responsables libéraux, d’emboîter le pas à l’ex-ministre chargé des Relations avec les institutions. Ces derniers seront imités par Khouraïchi Thiam. Le départ de l’ex-ministre de l’Economie maritime, qui contrôlait la Fédération départementale Pds de Tambacounda, a beaucoup pesé sur la balance au niveau de la capitale du Sénégal oriental, lors des Législatives. En effet, le Pds a été laminé par «Benno bokk yakaar». Des défections de taille qui, pour la plupart, sont consécutives à la résolution prise par Me Wade de confier les rênes du parti à Omar Sarr, maire de Dagana. Un choix fortement contesté au sein de la formation libérale, où des voix ne manquent pas pour relever une «erreur de casting» du Secrétaire général du Pds par rapport à sa succession. La saignée au niveau du Pds, exacerbée par des luttes de positionnement sans merci, en perspective du départ annoncé du leader naturel des «bleus», n’augure rien de bon pour le parti libéral.
Barka Isma BA

TEUSS

A notre grand malheur !

Connaissez-vous dans «Nda-kaaru» un service de l’Etat où vous pouvez aller et y revenir avec une entière satisfaction ? Sans exagération aucune, il est presque sûr que la réponse est non. Commençons-par pur hasard- par l’hôpital. Il y a plus de risques d’être encore plus souffrant quand on s’y rend, car lui-même est malade. N’allez surtout pas voir chez «Senelëdëm», de toute façon la seule chose qu’ils ont d’éclairée, c’est des promesses à plus l’infini. Que dire alors de l’école qui ne forme plus qu’en quantité omettant la qualité. L’avenir n’est plus à espérer du côté de l’université, les étudiants s’y battent jour et nuit avec des policiers sous les yeux de professeurs dépassés et plus préoccupés à arrondir les fins du mois dans les écoles de formation dont certaines ne sont même pas agréées. Voilà le service public à Sunugaal et ses dramatiques petites réalités. A notre grand malheur !
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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