L’association des artistes de Dakar-Plateau qui tient la 3e édition du Festival miroir a profité du «Off» de la biennale 2012 de Dakar pour procéder au vernissage de ses oeuvres et celles de quelques autres artistes invités, à Sorano, hier. Tous les murs du théâtre étaient bordés de tableaux de tous les goûts, de différents sujets et de toutes les couleurs. C’est ainsi qu’on pouvait compter quatre artistes de l’association, le président Mamadou Ndiaye «Thia», Moussa Ndiaye «Moses», Moussa Sakho et Cheikh Assane Faye «Akassa». Ce dernier qui vit entre le Sénégal et les Usa a amené 5 tableaux pour l’occasion. «Je fais du mix média où j’utilise plusieurs compositions, diverses choses pour ne pas faire ce que tout le monde fait. Je ne fais pas de sculpture, ni de la peinture, je fais différentes choses, même du goudron», explique «Akassa».
Selon lui, être artiste au Sénégal n’est pas du tout facile et ça ne leur apporte pas grand-chose. «Moi, je vis de cela parce que je passe la moitié de l’année aux Usa où j’expose, je vends, je peins en fonction des commandes. Mais au Sénégal, on ne vend pas, ça ne marche pas. Si on veut vendre, on serait obligé de diviser par 4 ou 5 fois le prix normal», déplore-t-il. Concernant les artistes invités, on peut citer Salimata Seck, Aïssatou Sakho, Balla Ndao et Cheikh Diagne. Ce dernier cité est l’invité d’honneur de la 10e édition de la Biennale de l’art africain contemporain. Et c’est une sorte de retour, après un séjour de plus d’une décennie en Allemagne. Il a intitulé ses oeuvres «Dellu si». «J’ai fais 16 ans en Allemagne. Je passais 4 ou 5 mois seulement au Sénégal et je repartais. Là, je suis venu pour la biennale», confie l’artiste plasticien qui expose dix tableaux. Cheikh Diagne a un style bien à lui, qui n’en est vraiment pas un, en vérité. «Je suis autodidacte et contrairement à la logique artistique, j’ai longtemps mis mes expériences sur toile au devant des expositions et toutes les erreurs étaient une leçon acquise. Ce qui explique la rareté de mes expositions», argue-t-il. Le peintre d’ajouter qu’il est engagé dans ses tableaux aux couleurs tape à l’oeil, or, vert fluo, mauve fluo, bleu turquoise, rouge sang, rouge bordeaux, nées de diverses techniques : huiles, acrylique, gouache. «Ce sont des sujets liés à l’environnement, aux énergies renouvelables, à l’écosystème, à la répression de la guerre à Sarajevo, au Rwanda, au Congo. Je peux parler des
enfants de la rue, des talibés, des femmes mal traitées…». Le peintre Diagne de lancer : «J’ai des thèmes universels pour faire avancer le genre humain. Mon pays, c’est le monde et je suis engagé parce que l’artiste est concerné».
Selon lui, être artiste au Sénégal n’est pas du tout facile et ça ne leur apporte pas grand-chose. «Moi, je vis de cela parce que je passe la moitié de l’année aux Usa où j’expose, je vends, je peins en fonction des commandes. Mais au Sénégal, on ne vend pas, ça ne marche pas. Si on veut vendre, on serait obligé de diviser par 4 ou 5 fois le prix normal», déplore-t-il. Concernant les artistes invités, on peut citer Salimata Seck, Aïssatou Sakho, Balla Ndao et Cheikh Diagne. Ce dernier cité est l’invité d’honneur de la 10e édition de la Biennale de l’art africain contemporain. Et c’est une sorte de retour, après un séjour de plus d’une décennie en Allemagne. Il a intitulé ses oeuvres «Dellu si». «J’ai fais 16 ans en Allemagne. Je passais 4 ou 5 mois seulement au Sénégal et je repartais. Là, je suis venu pour la biennale», confie l’artiste plasticien qui expose dix tableaux. Cheikh Diagne a un style bien à lui, qui n’en est vraiment pas un, en vérité. «Je suis autodidacte et contrairement à la logique artistique, j’ai longtemps mis mes expériences sur toile au devant des expositions et toutes les erreurs étaient une leçon acquise. Ce qui explique la rareté de mes expositions», argue-t-il. Le peintre d’ajouter qu’il est engagé dans ses tableaux aux couleurs tape à l’oeil, or, vert fluo, mauve fluo, bleu turquoise, rouge sang, rouge bordeaux, nées de diverses techniques : huiles, acrylique, gouache. «Ce sont des sujets liés à l’environnement, aux énergies renouvelables, à l’écosystème, à la répression de la guerre à Sarajevo, au Rwanda, au Congo. Je peux parler des
enfants de la rue, des talibés, des femmes mal traitées…». Le peintre Diagne de lancer : «J’ai des thèmes universels pour faire avancer le genre humain. Mon pays, c’est le monde et je suis engagé parce que l’artiste est concerné».
Monod se pare de masques Africains et Allemands
Le musée d’art Théodore Monod ex-musée de l’Ifan de la Place Soweto, accueille depuis hier une exposition sur les masques intitulée «Le pouvoir des masques», sur présentation du Goethe- Institut et du centre Kër Thiossane dans le «Off» de la biennale. Une sélection de masques africains et allemands combinés à des masques virtuels sous différentes formes, humaines, sorcières, animales, est présentée au public. Et si les uns sont simplement moches, les autres donnent la chair de poule ou sont prêts à vous mordre ou vous sauter dessus. Selon les organisateurs, l’objectif de ce travail est de «rendre invisible ce que l’on voit et rendre visible l’imaginaire. Une exposition qui sera marquée par la présence de plusieurs experts de différentes nationalités pour animer des débats autour des masques». Parmi eux, il y a les artistes qui présentent les oeuvres, notamment l’Allemande Daniela Roth, experte de l’art contemporain, le Professeur Massamba Lame, expert des masques africains, Demodram, pour ce qui est des masques numériques, et Wolfgang Duksch, le sculpteur des masques. «Le masque est une forme universelle représentant une réalité cachée, invisible et souvent sulfureuse. Toutefois, le masque ne cache pas seulement un visage, qui se trouve derrière, transforme plutôt la réalité, crée des personnages, des dieux comme des diables», définissent les organisateurs.
«Cela fait plus de 40 ans que je fais ce travail et je reçois des commandes de pleines de choses. Cela dépend de ce que la personne veut et c’est fait à partir d’un moule, avoir la forme avant de sculpter, à partir du bois», argument de celui qui est nommé le «Seigneur des masques allemands», Wolfgang Duksch. Pour cet allemand, les masques africains et allemands ont des similitudes, puisque ce sont pratiquement les mêmes formes. «Mais cela dépend des saisons. Cela peut être fait durant le printemps, l’hiver, l’été, etc». Ces oeuvres seront au musée Monod jusqu’au 13 juillet prochain, plus d’un mois après la fin de la biennale.
«Cela fait plus de 40 ans que je fais ce travail et je reçois des commandes de pleines de choses. Cela dépend de ce que la personne veut et c’est fait à partir d’un moule, avoir la forme avant de sculpter, à partir du bois», argument de celui qui est nommé le «Seigneur des masques allemands», Wolfgang Duksch. Pour cet allemand, les masques africains et allemands ont des similitudes, puisque ce sont pratiquement les mêmes formes. «Mais cela dépend des saisons. Cela peut être fait durant le printemps, l’hiver, l’été, etc». Ces oeuvres seront au musée Monod jusqu’au 13 juillet prochain, plus d’un mois après la fin de la biennale.

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