Ami avec le président Yahya Jammeh depuis une quarantaine d’années – il indique qu’ils se sont connus en 1972 - le chanteur sénégalais Ouza
Diallo entend faire une médiation entre le Sénégal et la Gambie dont les relations ont été mises à mal par l’exécution de deux Sénégalais condamnés à mort par le chef de l’Etat gambien. «Damay dokh tank jamm si deug. Je demande au président Yaya Jammeh, au nom de l’amitié qui nous lie, au nom de la musique de Bembeya Jazz et de Bob Marley, de m’envoyer un billet pour Kanilaï afin que je vienne discuter avec lui. J’ai de quoi m’acheter un billet, mais je veux que ce soit lui qui le fasse», a dit Ouza, lors d’un point de presse, hier à Hamo 6. Revenant sur les exécutions des Sénégalais qui ont secoué toute une nation, il affirme : «la Gambie n’a pas aboli la peine de mort établie depuis 1974. Le Sénégal si. Donc, si Jammeh a le droit de gracier, ce qu’on aurait souhaité ou de faire autre chose, parce que c’est le gardien de la Constitution, c’est normal qu’ils appliquent leurs lois chez eux. Si c’était chez nous, je me serais battu, mais je ne me bats pas contre leurs lois à eux».
Dans tout ce tohu-bohu, Ouza Diallo en veut surtout aux droits-de-l’Hommistes qui font du deux poids deux mesures. «Ils auraient pensé à une autre Cour pénale africaine et non insisté sur le Cpi, sachant que cette Cour n’accueille jamais les Blancs qui nous trompent encore comme depuis toujours. Même les Usa n’ont pas ratifié le Cpi. Et lorsque tu n’as pas les mêmes idées que les Européens, ils te mènent la vie dure. Ce fut le cas avec Sankara, Lumumba, Kadhafi, actuellement Hissène Habré. C’est comme un rouleau compresseur qui a déjà démarré et ça me
fait mal», se désole le chanteur. Se faisant plus dur, il ajoute : «Le Mali, la Casamance, la Guinée-Bissau sont en feu. Rien n’est encore sûr en Mauritanie et ces gens vont brûler le Sénégal avec leurs discours. Je me battrai corps et âme jusqu’à ce que cela n’arrive jamais». L’auteur de «6 heures» est également revenu sur la réaction du président sénégalais. «C’est normal parce qu’il vient d’arriver. Il faut un ‘Pencoo’, car c’est ce qui peut arranger la situation. Nous sommes un seul pays non?». Ouza Diallo de faire savoir que Jammeh disait qu’il était le Ouza de la politique et lui le Jammeh de la musique. Parce qu’ils avaient les mêmes idées panafricanistes, révolutionnaires.
Diallo entend faire une médiation entre le Sénégal et la Gambie dont les relations ont été mises à mal par l’exécution de deux Sénégalais condamnés à mort par le chef de l’Etat gambien. «Damay dokh tank jamm si deug. Je demande au président Yaya Jammeh, au nom de l’amitié qui nous lie, au nom de la musique de Bembeya Jazz et de Bob Marley, de m’envoyer un billet pour Kanilaï afin que je vienne discuter avec lui. J’ai de quoi m’acheter un billet, mais je veux que ce soit lui qui le fasse», a dit Ouza, lors d’un point de presse, hier à Hamo 6. Revenant sur les exécutions des Sénégalais qui ont secoué toute une nation, il affirme : «la Gambie n’a pas aboli la peine de mort établie depuis 1974. Le Sénégal si. Donc, si Jammeh a le droit de gracier, ce qu’on aurait souhaité ou de faire autre chose, parce que c’est le gardien de la Constitution, c’est normal qu’ils appliquent leurs lois chez eux. Si c’était chez nous, je me serais battu, mais je ne me bats pas contre leurs lois à eux».
Dans tout ce tohu-bohu, Ouza Diallo en veut surtout aux droits-de-l’Hommistes qui font du deux poids deux mesures. «Ils auraient pensé à une autre Cour pénale africaine et non insisté sur le Cpi, sachant que cette Cour n’accueille jamais les Blancs qui nous trompent encore comme depuis toujours. Même les Usa n’ont pas ratifié le Cpi. Et lorsque tu n’as pas les mêmes idées que les Européens, ils te mènent la vie dure. Ce fut le cas avec Sankara, Lumumba, Kadhafi, actuellement Hissène Habré. C’est comme un rouleau compresseur qui a déjà démarré et ça me
fait mal», se désole le chanteur. Se faisant plus dur, il ajoute : «Le Mali, la Casamance, la Guinée-Bissau sont en feu. Rien n’est encore sûr en Mauritanie et ces gens vont brûler le Sénégal avec leurs discours. Je me battrai corps et âme jusqu’à ce que cela n’arrive jamais». L’auteur de «6 heures» est également revenu sur la réaction du président sénégalais. «C’est normal parce qu’il vient d’arriver. Il faut un ‘Pencoo’, car c’est ce qui peut arranger la situation. Nous sommes un seul pays non?». Ouza Diallo de faire savoir que Jammeh disait qu’il était le Ouza de la politique et lui le Jammeh de la musique. Parce qu’ils avaient les mêmes idées panafricanistes, révolutionnaires.

ACCUEIL






