Mercredi 22 Mai 2013
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EXECUTIONS EN GAMBIE : Ouza veut jouer au médiateur entre Dakar et Banjul

Jeudi 6 Septembre 2012

Ami avec le président Yahya Jammeh depuis une quarantaine d’années – il indique qu’ils se sont connus en 1972 - le chanteur sénégalais Ouza
Diallo entend faire une médiation entre le Sénégal et la Gambie dont les relations ont été mises à mal par l’exécution de deux Sénégalais condamnés à mort par le chef de l’Etat gambien. «Damay dokh tank jamm si deug. Je demande au président Yaya Jammeh, au nom de l’amitié qui nous lie, au nom de la musique de Bembeya Jazz et de Bob Marley, de m’envoyer un billet pour Kanilaï afin que je vienne discuter avec lui. J’ai de quoi m’acheter un billet, mais je veux que ce soit lui qui le fasse», a dit Ouza, lors d’un point de presse, hier à Hamo 6. Revenant sur les exécutions des Sénégalais qui ont secoué toute une nation, il affirme : «la Gambie n’a pas aboli la peine de mort établie depuis 1974. Le Sénégal si. Donc, si Jammeh a le droit de gracier, ce qu’on aurait souhaité ou de faire autre chose, parce que c’est le gardien de la Constitution, c’est normal qu’ils appliquent leurs lois chez eux. Si c’était chez nous, je me serais battu, mais je ne me bats pas contre leurs lois à eux».
Dans tout ce tohu-bohu, Ouza Diallo en veut surtout aux droits-de-l’Hommistes qui font du deux poids deux mesures. «Ils auraient pensé à une autre Cour pénale africaine et non insisté sur le Cpi, sachant que cette Cour n’accueille jamais les Blancs qui nous trompent encore comme depuis toujours. Même les Usa n’ont pas ratifié le Cpi. Et lorsque tu n’as pas les mêmes idées que les Européens, ils te mènent la vie dure. Ce fut le cas avec Sankara, Lumumba, Kadhafi, actuellement Hissène Habré. C’est comme un rouleau compresseur qui a déjà démarré et ça me
fait mal», se désole le chanteur. Se faisant plus dur, il ajoute : «Le Mali, la Casamance, la Guinée-Bissau sont en feu. Rien n’est encore sûr en Mauritanie et ces gens vont brûler le Sénégal avec leurs discours. Je me battrai corps et âme jusqu’à ce que cela n’arrive jamais». L’auteur de «6 heures» est également revenu sur la réaction du président sénégalais. «C’est normal parce qu’il vient d’arriver. Il faut un ‘Pencoo’, car c’est ce qui peut arranger la situation. Nous sommes un seul pays non?». Ouza Diallo de faire savoir que Jammeh disait qu’il était le Ouza de la politique et lui le Jammeh de la musique. Parce qu’ils avaient les mêmes idées panafricanistes, révolutionnaires.
Oumou Sidya DRAME

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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