A la place d’un point de presse comme annoncé, c’est finalement une déclaration que Amadou Diop Sylla, Président de l’Association des gérants de stations services du Sénégal (AG3S) a livré, hier, à la presse sur les maux qui gangrènent leur secteur. Dans sa déclaration, le président de l’Ag3s a déploré le fait que les charges des gérants de station augmentent, alors que la marge bénéficiaire reste statique. Une situation qui leur pose des problèmes pour assurer correctement le recouvrement des charges. Par exemple, il explique qu’un pompiste coûtait par mois 60 000 francs à l’entreprise, aujourd’hui il touche pratiquement 100 000francs par mois, au moment où la marge n’a jamais bougé.
Soulignant la complexité de la gestion des hydrocarbures, M. Diop explique que sur 1000 litres ils ne sont censés gagner que 10 500 francs. Mais avec la volatilité des hydrocarbures, ils perdent parfois 5 litres. Ce qui leur fait une perte de 4500 francs, soit 40%. Et il ne leur reste que 60% pour faire face aux charges. «Nous sommes le réseau le plus faible de l’Afrique. La marge bénéficiaire au Sénégal est de 10,5 francs Cfa par litre, alors qu’au Mali, qui est tout près de nous, la marge est de 15 francs le litre. En Mauritanie, c’est 20 Francs. En Côte d’Ivoire qui a le même niveau de vie, c’est 18 franc Cfa » a-t-il indiqué. Il révèle même que les gérants de stations sont « en train de vivre actuellement avec des découverts » qui les obligent à «hypothéquer leurs biens». C’est pourquoi, demande t-il à l’Etat d’agir, pour amoindrir les risques qu’ils encourent. « Nous demandons au gouvernement de réajuster cette marge qui est bloquée et homologuée et que personne ne peut dépasser, et de revoir la structure des prix et l’amener à 18francs comme en Côte D’Ivoire. Parce que nous sommes dans cette situation où rien ne va plus» lance t-il. Sur la flambée des prix, Amadou Diop Sylla indique : «La hausse du prix du carburant ne nous profite pas. La marge (de 10,5 francs) établie par l’Etat n’a aucune proportionnalité avec le prix du carburant». «En principe, il y a des pertes qui sont programmées et qu’on oublie d’intégrer. Nous risquons dans un avenir très proche de déposer des bilans négatifs. Parce que nous gérons un produit qui est volatile. On sait ce qu’on y met, mais on ne sait pas ce qui va sortir» a-t-il expliqué tout en reconnaissant que les quelque 200 stations d’essence sur le territoire national, qui emploient plus de 1200 travailleurs, contribuent à la lutte contre le chômage.
Soulignant la complexité de la gestion des hydrocarbures, M. Diop explique que sur 1000 litres ils ne sont censés gagner que 10 500 francs. Mais avec la volatilité des hydrocarbures, ils perdent parfois 5 litres. Ce qui leur fait une perte de 4500 francs, soit 40%. Et il ne leur reste que 60% pour faire face aux charges. «Nous sommes le réseau le plus faible de l’Afrique. La marge bénéficiaire au Sénégal est de 10,5 francs Cfa par litre, alors qu’au Mali, qui est tout près de nous, la marge est de 15 francs le litre. En Mauritanie, c’est 20 Francs. En Côte d’Ivoire qui a le même niveau de vie, c’est 18 franc Cfa » a-t-il indiqué. Il révèle même que les gérants de stations sont « en train de vivre actuellement avec des découverts » qui les obligent à «hypothéquer leurs biens». C’est pourquoi, demande t-il à l’Etat d’agir, pour amoindrir les risques qu’ils encourent. « Nous demandons au gouvernement de réajuster cette marge qui est bloquée et homologuée et que personne ne peut dépasser, et de revoir la structure des prix et l’amener à 18francs comme en Côte D’Ivoire. Parce que nous sommes dans cette situation où rien ne va plus» lance t-il. Sur la flambée des prix, Amadou Diop Sylla indique : «La hausse du prix du carburant ne nous profite pas. La marge (de 10,5 francs) établie par l’Etat n’a aucune proportionnalité avec le prix du carburant». «En principe, il y a des pertes qui sont programmées et qu’on oublie d’intégrer. Nous risquons dans un avenir très proche de déposer des bilans négatifs. Parce que nous gérons un produit qui est volatile. On sait ce qu’on y met, mais on ne sait pas ce qui va sortir» a-t-il expliqué tout en reconnaissant que les quelque 200 stations d’essence sur le territoire national, qui emploient plus de 1200 travailleurs, contribuent à la lutte contre le chômage.

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