LONDRES – L’objectif des trois premiers Sénégalais en lice pour les épreuves d’athlétisme de «Londres 2012», c’est de franchir le cap du premier tour. Et c’était une place en finale pour Ndiss Kaba Badji (saut en longueur) et au moins les demi-finales pour Mamadou Kassé Hanne (400 m haies) et Amy Mbacké Thiam (400 m). Mais au bout du compte, seul Kassé Hanne a atteint son premier objectif. Dans une course, où l’erreur se payait cash, le spécialiste du 400 m haies sénégalais n’a pas tremblé. A partir de son couloir 9, Kassé Hanne s’est battu comme un vrai «Lion» pour terminer à la 3e place de la cinquième et dernière série de l’épreuve disputée, hier, au stade olympique de Londres. Certes, il n’a pas battu son propre record de 48.04, comme il le souhaitait. Mais, sa prestation avec 49.63 a bien suffi pour assurer une place en demi-finale. Il a été devancé pour le Dominicain Félix Sanchez (49.24) et le Britannique JackGreen (49.49). Ce qui le place à la 22e place sur 46 concurrents au classement général de son épreuve. Kassé Hanne va donc tenter un exploit en se qualifiant pour la finale. Il lui faudra alors oser, ce samedi, à partir de 19 heures (Dakar), au stade olympique de Londres.
Ndiss Kaba lâché par les marques
Alors que les observateurs misaient plus sur Ndiss Kaba Badji, en le voyant déjà en finale, ce fut un échec patent. Car le spécialiste des sauts s’est arrêté au premier tour. Il a sauté en deçà de sa meilleure performance de 8.17. Après trois sauts dont un mordu, il ne se contente que du résultat du premier bond (7.66). «J’ai fait 7.66 et ce n’est pas suffisant pour aller en finale. Je ne sais pas ce qui m’est arrivé. Mais ce n’est pas moi. J’étais bien et j’étais rapide. Et pourtant, je n’arrivais pas sur la planche. A chaque fois, j’étais à trois ou quatre pieds de la planche. Franchement, les marques m’ont lâché. Pour être en finale, il faut faire moins de 8 mètres», se désole Ndiss classé 10e du groupe B des qualifications. «Je suis énormément déçu. Parce que ça, ce n’est pas mon niveau. C’est vraiment du gâchis. Vu la préparation faite durant la saison et les attentes placées en moi, je suis énormément déçu. Je savais que si je me rapprochais de la planche ça allait passer. A 7.97, vous allez en finale. C’est largement à ma portée. Deux pieds de la planche, c’est presque 80 centimètres», continue-t-il de pleurer. A l’en croire, «l’objectif fixé, en venant à Londres, c’est au moins une médaille de bronze». «Vu ma saison et mes entraînements, le podium était largement à ma portée. Je ne pensais même pas aux qualifications. Pour faire 8.10 et aller en finale, c’est largement à ma portée. Ce n’est pas ce que j’ai l’habitude de faire. On a tout misé sur ces jeux. On a fait moins de compétitions pour être au Jo. Mais voilà que les marques m’ont lâché au mauvais moment», regrette l’athlète. C’était aussi un jour sans pour Amy Mbacké Thiam, qui n’a terminé qu’à la 5e place de la série 7 de l’épreuve du 400 m. Trop loin donc avec 53.23. Sa course a été remportée par la Nigériane Regina George (51.24) suivie de la Russe Yulia
Gushchina (51.54) Haïtienne Marlena Wesha (51.98).
Ndiss Kaba lâché par les marques
Alors que les observateurs misaient plus sur Ndiss Kaba Badji, en le voyant déjà en finale, ce fut un échec patent. Car le spécialiste des sauts s’est arrêté au premier tour. Il a sauté en deçà de sa meilleure performance de 8.17. Après trois sauts dont un mordu, il ne se contente que du résultat du premier bond (7.66). «J’ai fait 7.66 et ce n’est pas suffisant pour aller en finale. Je ne sais pas ce qui m’est arrivé. Mais ce n’est pas moi. J’étais bien et j’étais rapide. Et pourtant, je n’arrivais pas sur la planche. A chaque fois, j’étais à trois ou quatre pieds de la planche. Franchement, les marques m’ont lâché. Pour être en finale, il faut faire moins de 8 mètres», se désole Ndiss classé 10e du groupe B des qualifications. «Je suis énormément déçu. Parce que ça, ce n’est pas mon niveau. C’est vraiment du gâchis. Vu la préparation faite durant la saison et les attentes placées en moi, je suis énormément déçu. Je savais que si je me rapprochais de la planche ça allait passer. A 7.97, vous allez en finale. C’est largement à ma portée. Deux pieds de la planche, c’est presque 80 centimètres», continue-t-il de pleurer. A l’en croire, «l’objectif fixé, en venant à Londres, c’est au moins une médaille de bronze». «Vu ma saison et mes entraînements, le podium était largement à ma portée. Je ne pensais même pas aux qualifications. Pour faire 8.10 et aller en finale, c’est largement à ma portée. Ce n’est pas ce que j’ai l’habitude de faire. On a tout misé sur ces jeux. On a fait moins de compétitions pour être au Jo. Mais voilà que les marques m’ont lâché au mauvais moment», regrette l’athlète. C’était aussi un jour sans pour Amy Mbacké Thiam, qui n’a terminé qu’à la 5e place de la série 7 de l’épreuve du 400 m. Trop loin donc avec 53.23. Sa course a été remportée par la Nigériane Regina George (51.24) suivie de la Russe Yulia
Gushchina (51.54) Haïtienne Marlena Wesha (51.98).
AMY MBACKE THIAM (ATHLETISME) : «J’ai triché pour ce que j’ai fait»
LONDRES – Les Jo 2012 sont terminés pour Amy Mbacké Thiam. La championne visait les demi-finales, mais pour avoir «triché», elle n’a pas franchi le premier tour.
Vous êtes éliminée et pas de demi-finale pour vous ?
Je suis déçue, mais pas tellement. Je suis 5e, je ne passe pas. Je croyais faire mieux. Mais je n’ai pas de sensation. Je sais que c’est un manque d’entraînements. Parce que les Jeux olympiques nécessitent beaucoup d’entraînements. Il faut une bonne préparation. Et tout ça, je ne l’ai pas fait. Mais bon, le fait de se qualifier pour le tournoi était l’objectif. Et je m’étais dit que si je me qualifiais en demi-finale, ce sera un second objectif réalisé. J’ai atteint le premier objectif, mais pas l’autre.
Donc vous vous attendiez à un tel résultat ?
Pas du tout. J’attendais mieux et dans les trois au maximum. Mais quand je suis partie, je ne me suis pas sentie. J’accélère, ça n’a pas passé toujours.
Qu’est-ce qui peut expliquer cette situation ?
Je ne sais pas. Mais je pense que c’est le manque de rythme et de compétitions. Parce que cela fait un mois et demi que je n’ai pas fait de compétitions. Les Championnats d’Afrique sont ma dernière compétition. Alors tout ça me manque. Le 400 m, il faut être rodé. Les autres ont des meetings entre-temps, le Diamond league. Et ils sont tous plus rodés.
Et maintenant vous confirmez que ce sont vos derniers jeux ?
Oui, ce sont mes derniers jeux. Mais pour la fin de ma carrière internationale, il me reste encore un an pour les Jeux de la Francophonie.
Vous êtes en fin de carrière, quel message lancez-vous aux jeunes ?
Je leur conseille de s’entraîner. Le haut niveau, il faut beaucoup s’entraîner. C’est tout. Il ne faut pas tricher comme moi. J’ai triché pour ce que j’ai fait.
Vous êtes éliminée et pas de demi-finale pour vous ?
Je suis déçue, mais pas tellement. Je suis 5e, je ne passe pas. Je croyais faire mieux. Mais je n’ai pas de sensation. Je sais que c’est un manque d’entraînements. Parce que les Jeux olympiques nécessitent beaucoup d’entraînements. Il faut une bonne préparation. Et tout ça, je ne l’ai pas fait. Mais bon, le fait de se qualifier pour le tournoi était l’objectif. Et je m’étais dit que si je me qualifiais en demi-finale, ce sera un second objectif réalisé. J’ai atteint le premier objectif, mais pas l’autre.
Donc vous vous attendiez à un tel résultat ?
Pas du tout. J’attendais mieux et dans les trois au maximum. Mais quand je suis partie, je ne me suis pas sentie. J’accélère, ça n’a pas passé toujours.
Qu’est-ce qui peut expliquer cette situation ?
Je ne sais pas. Mais je pense que c’est le manque de rythme et de compétitions. Parce que cela fait un mois et demi que je n’ai pas fait de compétitions. Les Championnats d’Afrique sont ma dernière compétition. Alors tout ça me manque. Le 400 m, il faut être rodé. Les autres ont des meetings entre-temps, le Diamond league. Et ils sont tous plus rodés.
Et maintenant vous confirmez que ce sont vos derniers jeux ?
Oui, ce sont mes derniers jeux. Mais pour la fin de ma carrière internationale, il me reste encore un an pour les Jeux de la Francophonie.
Vous êtes en fin de carrière, quel message lancez-vous aux jeunes ?
Je leur conseille de s’entraîner. Le haut niveau, il faut beaucoup s’entraîner. C’est tout. Il ne faut pas tricher comme moi. J’ai triché pour ce que j’ai fait.

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