ENVAHISSEMENT DES ECOLES PAR LES SINISTRES DES INONDATIONS : Le Sudes demande à l’Etat de les libérer avant la deuxième session du Bfem

Jeudi 27 Septembre 2012

Le Syndicat unique des Enseignants du Sénégal (Sudes) est plus que jamais préoccupé par la tenue de la 2ème session du Bfem ainsi que par la rentrée scolaire 2012-2013, à cause des écoles envahies par les sinistrés des inondations. Alors, face à la presse hier dans ses locaux, le Sudes, par la voix de son secrétaire général national Amadou Diaouné demande à l’Etat de trouver d’autres abris aux sinistrés dans les meilleurs délais : «Que l’Etat libère les écoles, tout en les mettant en état de recevoir les élèves et tout mettre en oeuvre pour aménager des abris décents pour les sinistrés des inondations». Une demande que l’Etat doit s’atteler à concrétiser dans la mesure où «la rentrée prochaine est prévue pour le 1er octobre et la 2ème session du Bfem se tiendra le 4 octobre», selon M. Diaouné. Ce point de presse a également servi de cadre au Sudes pour sacrifier à la tradition qui consiste à faire le bilan de l’année scolaire et universitaire, et d’interpeller les autorités
sur les éventuels facteurs de crise. De ce fait, après avoir fait un rappel de quelques points qui font toujours plomber les négociations entre les syndicats d’enseignants et l’Etat, M. Diaouné déclare que : «le Sudes souhaite que l’année scolaire et académique 2012-2013 soit placée sous le signe de la paix et du travail, de l’introspection et de la réflexion collective sur le devenir de notre système éducatif». Dans le même sillage, M. Diaouné soulève quelques points pouvant conjurer la crise scolaire. Il s’agit, entres autres, «du parachèvement dans les meilleurs délais des négociations entre le gouvernement et l’ensemble des syndicats d’enseignants, du respect par les nouvelles autorités des ministères en charge de l’éducation, des principes de la gestion de la démocratie, l’allocation de ressources budgétaires relativement suffisantes, l’instauration d’un dialogue social franc». Le Sudes attire également l’attention sur d’éventuels risques de dégradation dans les universités et instituts publics à cause du fossé profond existant entre le nombre importants de nouveaux bacheliers et les capacités d’accueil limitées de ces institutions.
Par ailleurs, le Sudes a rappelé l’organisation du 2ème Egef (états Généraux de l’Education et de la Formation) qui regroupera tous les acteurs du système éducatifs, en vue de trouver des solutions durables pour relever les défis éducatifs.
Aminatou AHNE (Stagiaire)

TEUSS

Le culte du faux !

Le faux est devenu ancré en nous et il révèle un certain culte de la facilité. Nous voulons tout avoir, tout pouvoir, tout de suite et maintenant. Ça part du joueur de Navétane au professionnel des championnats européens qui pense ne pas gagner assez en donnant son vrai âge. Il faut reconnaître un fait : Nous aimons le faux. Il nous fascine presque. Est-ce cela qui explique que les femmes se ruent vers les fausses hanches, mettent de faux cils ou de faux cheveux naturels? Que dire alors de celles qui veulent se muer en «Xess pecc» alors qu’elles sont «nuul kukk»? On ne dit rien, peut-être par qu’on semble y trouver notre compte. Les basketteurs qui ont menti sur leur âge pour offrir au Sénégal une coupe d’Afrique est certes encore plus dramatique. Ca trahit encore plus l’esprit du sport et sa pratique au Sénégal. Sauf qu’il faut se dire «entre nous» que c’est du déjà vu. Le faux est partout.
Samba ALAAR

SALUT PUBLIC

Il ne faut pas insulter ceux qui ne vivent que de pain…

« L’estomac rejette la nourriturequi ne peut pas être digérée et qui n’a aucun bénéfice, et ensuite lui crache dessus. Le temps et l’histoire font la même chose aux gens incompétents »
Fethullah Gülen

«Le pays tourne en rond», c’est la rengaine la plus entendue, aujourd’hui, dans tous les milieux. Le pays que j’entends, c’est celui de l’électricité, des emplois, de la circulation fiduciaire sous ses diverses formes ; c’est-à-dire des mouvements de l’argent, qui commandent les investissements, petits et gros, et fouettent la consommation, pour que celle-là commande la croissance, mais seulement si les industries nationales fonctionnent et produisent ce qui est consommé par les travailleurs. Et en ce cas, ces dernières industries créent des emplois. Et le cercle vertueux du développement prend forme. Or, l’argent ne circule pas, semble-t-il, parce que sous le gouvernement de Monsieur M. Abdoul Mbaye, et c’est lui-même qui nous l’apprend, «l’argent douteux» (c’est la terminologie utilisée par le Pm), c’est fini. Soit !

Par Pape Samba Kane


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