Le président de la République, Macky Sall, a affirmé sa ferme volonté de favoriser le secteur privé national. Une déclaration faite à Kaolack, lors du Conseil des ministres décentralisé, qui a mis du baume aux coeurs des opérateurs économiques privés du pays, qui ont dénoncé jusque-là, les privatisations, concessions et autres marchés où ils étaient écartés. «Nous assistons, depuis plusieurs années, à des délégations de services publics, des concessions à un secteur privé étranger, par le fait de critères érigés au départ qui font que les nationaux n'ont pas accès à ces secteurs stratégiques. C'est une grosse erreur. Le président nous a fait un énorme cadeau, lors du Conseil des ministres à Kaolack, où il a pris une position très forte pour le secteur prive national. Nous saluons cela», s'est réjoui Baïdy Agne, Président du conseil national du patronat. C'était au cours du Symposium national pour une charte nationale de gouvernance des délégations de service public. Maintenant, ce que le Cnp attend du chef de l'Etat, c'est «la mise en œuvre concrète» d'un tel engagement. Une expression de satisfaction qui n'empêche toutefois pas au Cnp de poser sur la table des manières de faire qui le révoltent. Sont ainsi citées les nombreuses conventions faites «sans le secteur privé national», parmi lesquelles celles de Sudatel, de Dp world, des Ics, de la Sar, dans le secteur des mines, etc. Le Cnp tient également la 4e licence de téléphonie à la cession du capital de la Sonatel et de Sudatel au privé national. Aussi, cette «contractualisation. Baïdy Agne et ses amis réclament aussi la même chose à l'Aibd notamment, pour le droit de préemption. Et le symposium organisé, hier, par le Cnp, permettra de définir «les critères d'identification, le cadrage réglementaire et juridique des délégations de service public», dira M. Agne. Il s'agira aussi de «proposer des recommandations visant à accorder une priorité au secteur privé national dans l'exécution des contrats», ajoute-t-il. Ajoute l'opérateur privé, qui «réclame ce patriotisme économique indispensable dans les délégations de service public».
Aminata Touré: «L'Etat doit soutenir et favoriser l'entreprenariat national, mais s'ouvrir également l'entreprenariat international»
Et Mme Aminata Touré, ministre de la Justice qui a présidé la rencontre, de souligner que «tous les pays qui se sont développés ont implanté un patriotisme économique». C'est pourquoi «l'Etat doit soutenir et favoriser l'entreprenariat national, mais s'ouvrir également à l'entreprenariat international», indique Mme Touré. Aussi, la conception et l'adoption d'une charte des délégations de services publics, «est une condition sine qua non pour atteindre les performances attendues dans notre politique économique», trouve Mme Touré. Et elle dira même que la prochaine charte «sera fondée sur les principes généraux de l'administration publique sénégalaise que sont: l'égalité des citoyens devant la loi et pour l'accès aux services publics, la neutralité, la légalité, la continuité, le respect de la hiérarchie».
Aminata Touré: «L'Etat doit soutenir et favoriser l'entreprenariat national, mais s'ouvrir également l'entreprenariat international»
Et Mme Aminata Touré, ministre de la Justice qui a présidé la rencontre, de souligner que «tous les pays qui se sont développés ont implanté un patriotisme économique». C'est pourquoi «l'Etat doit soutenir et favoriser l'entreprenariat national, mais s'ouvrir également à l'entreprenariat international», indique Mme Touré. Aussi, la conception et l'adoption d'une charte des délégations de services publics, «est une condition sine qua non pour atteindre les performances attendues dans notre politique économique», trouve Mme Touré. Et elle dira même que la prochaine charte «sera fondée sur les principes généraux de l'administration publique sénégalaise que sont: l'égalité des citoyens devant la loi et pour l'accès aux services publics, la neutralité, la légalité, la continuité, le respect de la hiérarchie».

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