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Mercredi 22 Février 2012
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EL HADJI NIANG PRESIDENT DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS : «Les transporteurs ont parfaitement raison, l’Etat doit fixer le carburant à un prix raisonnable»Mercredi 25 Janvier 2012
Le président de la ligue des Consommateurs, El Hadji Niang s’est exprimé sur la grève des transporteurs affiliés à la Cnts qui débute aujourd’hui. «Nous nous sommes déjà réunis et nous avons jugé que les transporteurs ont parfaitement raison. Certes, l’Etat a le droit de mettre des taxes sur le prix du carburant, mais aujourd’hui, la taxe est si élevée que l’Etat gagne autant que le vendeur de carburant. L’Etat gagne plus que la raffinerie sur le prix du litre de gasoil» déclare El Hadji Niang. Soulignant : «dans les pays comme le Mali, la Mauritanie, le carburant qui transite par le Sénégal arrive à coûter autour de 500, 600 francs, le Sénégal doit être capable de fixer le carburant à ce prix raisonnable. Et cela ne va en aucune façon gêner l’Etat. Il indique que «l’Etat va être dans une situation confortable en vendant, aujourd’hui, le litre d’essence entre 500 et 600 et sa marge va être raisonnable et bien confortable. Mais si l’Etat tient à tirer trop sur son bénéfice, c’est le consommateur qui en pâtit».
Expliquant que «nous sommes arrivés à un stade où le transporteur, par exemple le chauffeur de taxi, ne gagne plus rien à cause du prix du carburant. Ils sont engagés dans des prêts bancaires », le consumériste de dire : «Donc, il faut que l’Etat mette une marge raisonnable pour leur permettre d’être dans une situation confortable et pour qu’ils continuent à assurer les transports». Par ailleurs, Il souhaite que le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye fasse preuve de beaucoup de compréhensions et accepte de reculer et de fixer enfin le coût de l’essence à un prix raisonnable. Aussi, exhorte-t-il les autorités à tout faire pour reculer pour réduire le coût de l’essence. «Nous pensons que pour un mieux être social, aujourd’hui, l’Etat doit réduire son train de vie pour permettre un coût raisonnable de l’électricité un coût raisonnable de l’essence pour vraiment promouvoir une politique d’apaisement devant ce climat social difficile» martèle- t-il. Marianne NDIAYE
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TEUSS
Exactions
Les procureurs de la Cpi ont du pain sur la planche. Le Sénégal recèle actuellement de matière à enquête. Les répressions sanglantes des manifestations de ces derniers jours ont atteint un point tellement critique avec les morts qui se multiplient, qu’il devient urgent de braquer un faisceau de lumière judiciaire sur les contours dans lesquels ces drames sont survenus, dévoiler les auteurs de ces exactions, leurs commanditaires. Parce que ce qui se passe dépasse la seule répression de manifestations. Ça en devient de la torture pure et simple et les images de télé sont là pour souvent le prouver. Juste un oeil sur ce qui s’est passé à Cambérène avec des interpellés assaillis par des gendarmes qui leur donnent de violents coups de matraque. De la violence aveugle, comme quand la police tire à bout portant ses lacrymogènes sur des candidats, blesse d’autres manifestants. Il y a une question à laquelle il faudra répondre en attendant que l’heure des comptes arrive, certainement aussi pour les auteurs de ces violences et leurs commanditaires : qu’est ce qui fait que nos forces de l’ordre sont si violentes. Ontelles été (re)dressées pour tuer ?
Samba ALAAR
EDITORIAL
Wade ira-t-il même au 2ème tour ?
Il faut que la presse et tous les Sénégalais en général se libèrent d’un enfermement psychologique ourdi par les officines privées de propagande françaises, payées à prix d’or par Karim Wade, et qui veulent ancrer dans nos têtes que le président Wade gagnera la prochaine élection au premier tour. Pour justement nous enfermer dans une autre croyance, celle qui voudrait que le candidat sortant soit attendu, comme naturellement, au deuxième tour. C’est un tour de passe-passe à double détente. Parce qu’amener Wade au deuxième tour pourrait apparaître comme une victoire à ceux qui craignaient le pire, annoncé et déjà inconsciemment intégré comme une possibilité. Or, des organismes gouvernementaux occidentaux, qui font ce type de travail pour leurs gouvernements et non pour des profits surévalués, sont formels : il est une probabilité plus que forte que même cette étape du deuxième tour ne soit pas atteinte par le candidat des Fal.
Par Pape Samba KANE
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